Legrand investit 22 millions d’euros à Montbard en Côte-d'Or. Stellantis Mulhouse gagne en autonomie énergétique avec le solaire. Des acquisitions au sud pour l’électronicien alsacien CGV. Clément à Montceau-Les-Mines accélère dans les machines complexes et la robotique. Les plafonds tendus Barrisol en redressement judiciaire, la direction se dit confiante. Décès de Daniel Jakubzak, l'âme du Club affaires Nord Franche-Comté.
Bourgogne
• Legrand investit 22 millions d’euros à Montbard
Le groupe de solutions électriques Legrand a décidé de renforcer son site de Montbard (Côte-d’Or). Il a annoncé en juillet lui dédier un investissement de 22 millions d’euros de 2026 à2030, dans le but « d’accroître la capacité de production de cheminements de câbles en fil d’acier soudé », indique-t-il dans un communiqué. L’essor de la digitalisation et de la production de datas motive cette décision, car de tels matériels sont « essentiels à l’équipement des centres de données de dernière génération », relève Legrand. Ce marché représentera cette année « plus de 20 % » du chiffre d’affaires du groupe qui s’est élevé l’an dernier à 8,7 milliards d’euros. « Choisir de faire de Montbard un centre d’expertise mondial (pour ce domaine), c’est affirmer notre volonté de produire en France des solutions technologiques stratégiques », déclare dans le communiqué Benoît Coquart, le directeur général du groupe limousin de 38.000 salariés. L’implantation côte-d'orienne de Legrand résulte de sa reprise en 2006 de la PME Cablofil. Le site de Montbard emploie environ 100 personnes. M.Noyer
Alsace
• Stellantis Mulhouse gagne en autonomie énergétique avec le solaire

Une forêt de 60.000 panneaux photovoltaïques va recouvrir l’usine Stellantis de Mulhouse. Le site alsacien du constructeur a démarré, le 21 juillet, les travaux d’installation de cette infrastructure qui lui fera atteindre en 2027 une « autonomie énergétique de 20 % » pour sa consommation électrique, grâce à la production annuelle de 140 gigawatts sur 200.000 m2 de supports photovoltaïques. L’essentiel de la puissance installée, soit 31 mégawatts, viendra de panneaux posés sur les structures pare-grêles des parcs de véhicules prêts à expédition, à partir de mars 2026. L’année suivante, une centrale au sol apportera un complément de 5 MW. Le projet est qualifié par son directeur Sergio Rivas Pikias d’ « important pour la pérennité du site » .qui emploie 4.300 salariés permanents. M.Noyer
• Des acquisitions au sud pour l’électronicien CGV
Le spécialiste de matériel électronique CGV (Compagnie générale de vidéotechnique) grandit à partir de ses bases d’Ostwald près de Strasbourg (Bas-Rhin). Il a bouclé le rachat de deux PME à Aix-en-Provence, Kitchenchef et Naturamix. Appartenant jusqu’alors au même holding, le duo compte un effectif cumulé de 12 salariés dans la conception et vente d’appareils électroménagers de cuisine, produits en Asie. Surtout connu pour sa fabrication de décodeurs pour la télévision numérique terrestre, CGV (35 salariés pour un chiffre d’affaires de 11 millions d’euros) indique avoir trouvé ainsi une opportunité de diversification. M.Noyer
Bourgogne
• Clément à Montceau-Les-Mines accélère dans les machines complexes et la robotique

A Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), l'entreprise Clément spécialisée dans l’usinage du métal de haute précision (chiffre d'affaires d'1,7 million d’euros) est depuis mars 2023 la propriété de Pascal Laurence. Directeur juridique durant 20 ans chez Savoye, le dirigeant bénéficie d’un accompagnement de trois ans avec l’ancien patron Frédéric Dimier. L’usine créée en 1907 et composée aujourd'hui de 12 salariés a évolué au fil de la mécanisation industrielle. « Aujourd'hui, nous usinons au micron près, à une échelle plus petite que la taille d’une bactérie. Nous avons des salles en température dirigée qui nous permettent d’obtenir cette précision », détaille Pascal Laurence.
La société propose la fabrication de pièces en série, qui nécessitent parfois des assemblages complexes. De façon plus marginale, elle réalise aussi des machines complexes, sur mesure, en s’appuyant sur un bureau d’études. C’est cette activité que le nouveau directeur entend renforcer, avec une orientation vers des métiers périphériques autour de la robotique et de la domotique. Il compte sur ce nouveau virage pour doubler le chiffre d’affaires d'ici cinq ans. Dans le cadre de la transmission d’entreprise, Pascal Laurence a bénéficié d’une avance remboursable de 200 000 euros de la Région Bourgogne-Franche-Comté, ainsi que d'une subvention en cours d'attribution de 50.435 euros du fonds européen Feder pour l’acquisition de machines. L’entreprise recrute actuellement trois postes, un fraiseur, un usineur et un monteur. S. Dolidze
Alsace
• Les plafonds tendus Barrisol en redressement judiciaire, la direction se dit confiante
La société Normalu fabricante de plafonds tendus sous la marque Barrisol se trouve en redressement judiciaire depuis le 2 juillet dernier. Son président-directeur général Jean-Marc Scherrer fait part d’une « situation inédite en 58 ans d’existence », pour l'entreprise familiale de 90 salariés (chiffre d’affaires de 22 millions d’euros en 2024) devenue leader mondial de sa spécialité mais qui, de ce fait est exposée aux soubresauts de tous les continents. C’est ainsi qu’elle subit un rythme « d’une crise par année » depuis le Covid (coût des matières premières, de l’énergie et du transport, guerre en Ukraine, « guerre commerciale » avec les Etats-Unis…), qui a débouché sur le « décalage » des projets de 2025. Mais, assure Jean-Marc Scherrer, « Barrisol est déjà en train de rebondir grâce au dynamisme de son réseau mondial dans plus de 100 pays », avec notamment le « renforcement (en cours) de la présence au Moyen-Orient », parmi de « nombreux projets en développement ». « Nous continuons d'innover. Nous sommes sereins pour la suite, seuls les départs à la retraite et les départs naturels ne seront pas remplacés », déclare le dirigeant de la PME de Kembs (Haut-Rhin). M. Noyer
Franche-Comté
Décès de Daniel Jakubzak, l'âme du Club affaires

Le monde économique du Nord-Franche-Comté a unanimement exprimé sa tristesse à l'annonce du décès de Daniel Jakubzak, survenu le 30 juillet dernier à l’âge de 72 ans. L’Alsacien d’origine, diplômé expert-comptable, s’était imposé en toute bonhomie comme une personnalité incontournable du monde des affaires dans les bassins de Belfort et Montbéliard, par son parcours éclectique d'entrepreneur, ses fonctions d’accompagnement de start-ups, la direction d’une société de conseil informatique, ses mandats professionnels (CPME, CCI, juge au tribunal de commerce de Belfort...) et surtout la présidence du Club affaires Nord Franche-Comté dont il était l’incarnation et l’âme depuis sa fondation en 2012. Une structure idéale de réseautage, art que Daniel Jakubzak maniait avec maestria, l’élégance de ses costumes impeccables, et un enthousiasme communicatif, toujours prêt à saluer l’audace de création ou d’innovation des entrepreneurs du territoire, jamais à les dénigrer. Il avait eu la gentillesse de reconnaître en Traces Ecrites l’une de ces illustrations de l’esprit d’entreprendre, lui accordant son soutien indéfectible et se prêtant au rôle d’ambassadeur de notre média auprès de ses pairs. Merci infiniment, Daniel.


















.png)











%20(002).jpg)















.jpg)

















