Salons Be 5.0 et Business Industrie, à venir. A Metz, le constructeur Stellantis investit 60 millions d’€ dans cinq nouvelles lignes de production. Huawei confirme l'objectif 2025 pour l'ouverture de son usine en Alsace. Renault recrute 125 salariés supplémentaires pour assembler son utilitaire Master en Lorraine. Le chateau Sainte Sabine en Côte-d'Or décroche une cinquième étoile. Daniel Hager, président du conseil de surveillance du groupe Hager. Thierry Ledrich, réélu président de la Fédération des travaux publics de Lorraine. Eric Lesage, président du conseil de surveillance du groupe Lesage (Alsace).


Les salons Be 5.0 Mulhouse et Business Industrie Dijon ont connu l'affluence

La fréquentation a été au rendez-vous des espérances des deux salons de l'industrie du futur qui se sont tenus la semaine dernière à Dijon (Côte'-d'Or) et Mulhouse (Haut-Rhin). La troisième édition de Business Industries Dijon, au Parc des expositions et congrès les 29 et 30 novembre dernier, a accueilli 2.426 visiteurs, un chiffre en hausse de plus de 20 % par rapport à 2022 mais qui demeure un peu inférieur à l’objectif affiché de 3.000 auprès de 149 exposants ( + 35 % en un an). Parmi eux,, la société organisatrice Promo Salons a identifié 416 visiteurs-acheteurs. Le bilan du forum emploi, consacré aux recrutements, n’est pas encore consolidé. 

Be 5.0 - Industries du futur, la poursuite sous ce nom, les 28 et 29 novembre derniers, du rendez-vous professionnel né en 2016 à Mulhouse (Haut-Rhin) a,quant à lui dépassé la barre des 4.000 entrées qui était son secret espoir mais pas gagné dans la conjoncture du moment, avec un total enregistré précisément de 4.168. La légère progression sur un an confirme un  « positionnement solide » dans le Grand Est et au-delà, selon Laurent Grain, directeur du général du Parc Expo, hôte et organisateur. «  Il y a la quantité, mais aussi la qualté du public unaniment saluée par les 250 exposants qui apprécient de capter ici le public le plus difficile à contacter pour eux, celui des PME engagées souvent de façon discrète dans leur modernisation », juge Laurent Grain. La coïncidence de calendrier entre deux manifestations similaires dans un périmètre proche à l'échelle de l'industrie n'a pas pénalisé l'une et l'autre, mais la question de la pertinence d'un décalage dans le temps entre elles peut se poser.  A.Morel et M.Noyer

 

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• A Metz, le constructeur Stellantis investit 60 millions d’€ dans cinq nouvelles lignes de production

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Stellantis et Punch Powertrain assemblent des boîtes de vitesse électrifiées depuis mai 2023 à Metz. ©Philippe Bohlinger


Le constructeur automobile Stellantis donne des gages de sa volonté de pérenniser l’assemblage de boîtes de vitesse sur son site de Metz, en Moselle. Il a annoncé, ce 1er décembre, aux représentants de ses salariés, son intention d’investir 60 millions d’€ dans la fabrication des pièces mécaniques pour les boîtes électrifiées. A leur mise en service, en octobre 2024, les cinq nouvelles lignes devraient employer environ 80 personnes, essentiellement des salariés de Stellantis travaillant sur des lignes d’assemblage de boîtes de vitesse manuelles, activité « historique » ayant vocation à s’arrêter avec la fin du véhicule thermique.

Les futurs composants (embrayages, différentiels et modules hydrauliques) alimenteront la société E-transmissions créée sur place par Stellantis et Punch Powertrain (groupe Yinyi). pour des boîtes électrifiées étudiées pour venir se coupler à un moteur essence et générer ainsi 15% d’économies d’énergie. Alors qu’une partie seulement des 800 salariés messins de Stellantis doit migrer vers E-transmissions, le délégué syndical CFDT du site, Philippe Petry, juge que la mise en service de nouvelles lignes va permettre aux salariés Stellantis « de démontrer l’étendue de leurs savoir-faire, ce qui suscitera, nous l’espérons, une montée en puissance de l’activité et donc la création de nouveaux emplois. » P. Bohlinger 

 

Huawei confirme l'objectif 2025 pour l'ouverture de son usine en Alsace

 Le groupe chinois de télécommunications a confirmé en fin de semaine dernière son nouvel objectif de fin d’année 2025 pour l’ouverture de son usine à Brumath (Bas-Rhin). Ce projet prend ainsi deux ans de retard par rapport à son calendrier initial. Cette « usine va sortir de terre » et « va lancer normalement [sa production] vers fin 2025 », a déclaré Minggang Zhang, directeur général adjoint de Huawei, interrogé sur France Inter. « L’ambition, c’est produire un milliard de marchandises par an avec 500 emplois à la clé, et c’est fabriquer en France pour fournir l’ensemble du marché européen », a-t-il précisé.

L’unité de Brumath représente un investissement de 200 millions d’€ pour Huawei. Elle doit produire des composants et équipements pour les stations de base de la 5G, notamment des antennes. Sa construction confiée au groupe Bouygues a débuté. Une cérémonie de pose de première pierre était envisagée pour ce début décembre, elle serait reportée à janvier prochain, selon des suiveurs du dossier. M.Noyer 

 

Renault recrute 125 salariés supplémentaires pour assembler son utilitaire Master en Lorraine

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La marque au losange emploie 2800 personnes à Batilly (Meurthe-et-Moselle) © Service communication Renault Batilly


La direction de l’usine Renault-Sovab de Batilly (Meurthe-et-Moselle) a annoncé un important plan de recrutement de 125 salariés le 29 novembre dernier, à l’occasion de la venue de Jean-Dominique Senard, le président du constructeur automobile français. Ce site spécialisé dans l’assemblage du véhicule utilitaire Master aura réalisé au total 425 recrutements en CDI sur les années 2022 et 2023. « Ce plan souligne la confiance du groupe dans notre usine et l’ancrage territorial de Sovab », s’est félicité Miguel Valle-Barrios, le directeur de l’usine lorraine. Premier employeur privé du département de Meurthe-et-Moselle, Sovab (Société Véhicules Automobiles Batilly), une filiale à 100% de la marque au losange, compte 2.800 collaborateurs.

Les nouvelles recrues viendront renforcer les compétences de l’usine qui a assemblé près de 122.000 véhicules en 2022 parmi lesquels les modèles électriques Master Z.E. déclinés en six versions. Le nouvel utilitaire Master a été dévoilé le 21 novembre dernier, lors du salon Solutrans à Lyon et sera commercialisé à partir du printemps 2024. P. Bohlinger 

 

pvf2023 

 

 Le chateau Ste Sabine décroche une cinquième étoile

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L'établissement a engagé ces derniers années plusieurs millions d'€ d'investissements. © Sabrina Dolidze


Le chateau Sainte Sabine (Côte-d'Or) obtient une cinquième étoile et rejoint au palmarès son établissement frère dans le même département, l’Hostellerie de Levernois.
Il avait engagé plusieurs millions d’€ pour l'aménagement d'un jardin à la française, d'une piscine équipée d'un pool-house et pour la transformation de la salle des gardes en une suite de 110 m2.

Cette distinction était attendue par la propriétaire, Sandrine Pétilaire-Bellet, et par Philippe Sarra, le directeur du château, qui estime que « la cinquième étoile glanée symbolise le haut de gamme  et l’art de vivre à la française. L’établissement est plus dynamique que jamais. Le défi qui anime les équipes est d’offrir cet instant magique, ce moment suspendu qui contribuent à un séjour d’exception. » Porté parf cette tendance favorable, et ne perdant pas de vue l’objectif d’obtenir son inscription comme Relais & Château, Sainte-Sabine engagera prochainement des travaux de rénovation dans les chambres. S. Dolidze

 

frtp

 

Mouvements

 

• Daniel Hager, président du conseil de surveillance du groupe Hager

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Daniel Hager a cédé la direction opérationnelle du groupe familial.
© Hager Group

L’héritier de la famille fondatrice du groupe franco-allemand d’électricité Hager passe de l’autre côté de la barrière. Président-directeur général jusqu’à l’été dernier, Daniel Hager a pris, au 1er décembre, la présidence du conseil de surveillance, en succession de Günther Fleig. Il avait cédé la direction opérationnelle du groupe en août dernier à Sabine Busse, nommée CEO et désormais pleinement à la tête de l’entreprise, après une phase de transition. Hager partage ses quartiers généraux entre la Sarre et Obernai (Bas-Rhin) pour le pilotage de 12.900 salariés à l’origine l’an dernier d’un chiffre d’affaires de 2,8 milliards d’€. M.Noyer

 

 

• Thierry Ledrich, réélu président de la Fédération des travaux publics de Lorraine 

THIERRY LEDRICH Pt FTP Lorraine
Thierry Ledrich entame un second mandat de trois ans. © FTP Lorraine

Président depuis trois ans de la représentation lorraine de la profession des travaux publics au sein de la Fédération régionale Grand Est, Thierry Ledrich rempile pour un second mandat de même durée. Il a été reconduit à l’unanimité par le conseil d’administration de novembre. Il souhaite mettre l’accent sur la communication et sur une identification « améliorée » de la FTP comme « interlocuteur naturel auprès des élus, des services publics et du grand public. » Agé de 56 ans, il travaille au sein du groupe régional Demathieu Bard, où il a en charge des fonctions support. M. Noyer 

 

• Eric Lesage, président du conseil de surveillance du groupe Lesage (Alsace) 

REMI ET ERIC LESAGE
Rémi Lesage (à gauche) cède sa fonction à son cousin Eric (à droite), en continuité familiale. © Groupe Lesage

Transmission de génération au sein du groupe familial de construction Lesage. Eric Lesage, 59 ans, succède à son cousin Rémi  comme président du conseil de surveillance. Cet entrepreneur mulhousien représentera ainsi la quatrième génération de la famille, au sein de l’entreprise de produits en béton pour le BTP qui siège à Mulhouse (Haut-Rhin) et emploie un millier de salariés pour un chiffre d’affaires annuel de 250 millions d’€. La présidence du directoire est assurée par Ronan Blanchard. M.Noyer

 

 

 

 

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