Nestlé Waters lance une eau purifiée issue du terroir vosgien. SMCI et Sedia font émerger le parc tertiaire Nemus à Besançon. Les moutardes de Dijon Amora et Maille préparent leur transfert sous pavillon américain. Deux nouvelles acquisitions en Moselle pour le chauffagiste Satep. Le club de la construction Édifice Bourgogne s’est mis au travail. Les futures Archives ont trouvé leur architecte à Belfort. EDF planifie la construction d’un atelier de maintenance nucléaire à Bure.
Lorraine
Nestlé Waters lance une eau purifiée issue du terroir vosgien
Nestlé Waters décrit sa dernière-née comme une boisson « fonctionnelle », c'est-à-dire destinée à un usage spécifique, en l'occurrence le bien-être digestif. Puisée dans le terroir vosgien et embouteillée sur le site de Vittel-Contrexéville où travaillent 550 personnes, la nouveauté baptisée HEP a été lancée en France le 28 avril dernier. Proposée en format individuel de 40 centilitres, elle a pour ambition de tourner la page du scandale des eaux minérales contaminées, qui a fortement terni l’image de sa maison-mère la multinationale suisse Nestlé de 277.000 salariés (chiffre d’affaires de 9,9 milliards d'euros en 2025). Contrairement à son aînée Hépar également produite à Vittel et dont son marketing s’inspire, cette boisson déclinée en deux saveurs, citron-citron vert et framboise, n’est pas une eau minérale. Elle se présente comme une eau purifiée d’origine souterraine à laquelle ont été ajoutés du sucre, des fibres de maïs, du calcium, des arômes naturels, et des concentrés végétaux. Cependant, grâce à cette boisson réputée améliorer le transit intestinal, Neslté Waters compte mettre à profit le segment en forte croissance des « premium saines ». Le groupe s’inspire en cela de ses eaux aromatisées Maison Perrier qui connaissent un succès grandissant. P. Bohlinger
Franche-Comté
SMCI et Sedia font émerger le parc tertiaire Nemus à Besançon

Le programme Nemus à Miserey-Salines en périphérie de Besançon (Doubs) entend justifier le terme de « bois habité » dont il porte le nom latin. Ce parc tertiaire sera « paysager », selon la volonté exprimée par ses maîtres d’ouvrage, le promoteur SMCI et la SEM Sedia BFC, qui prévoient d’en lancer les travaux l’an prochain pour de premières livraisons l’année suivante. Ses 7.300 m2 de bureaux et 999 m2 de commerces ainsi que ses services dont une mini-crèche occuperont de façon « peu dense » le terrain de 2,3 ha situé en bordure de la RN 57 et de l’A 36, laissant ainsi la part belle à un plan d’eau et aux espaces verts propices à l’infiltration sur place des eaux pluviales.
Les surfaces se répartiront en 18 bâtiments qui procureront ainsi une importante modularité aux cellules (178 m2 à 1.100 m2 unitaires). L’opération, représentant un total d’investissement de 30 millions d'euros HT, résulte d’un concours d’idées auprès de cinq architectes, ayant abouti à la sélection des agences lyonnaises Ateliers 4 + et Jean-Louis Morlet. Nemus, qui prend la place d’un projet initial de commerces « phygitaux », se veut ainsi apporter une source d’attractivité au développement économique de l’agglomération de Besançon, « avec des espaces de travail insérés dans la nature qui permettent de se sentir bien au bureau », relève Fabrice Jeannot, président de SMCI M.Noyer
Les moutardes de Dijon Amora et Maille préparent leur transfert sous pavillon américain
Les groupes Unilever et Mc Cormick ont confirmé leur transaction commune relative à Amora et Maille, qui avait été annoncée une première fois le 30 mars dernier. Le géant hollandais de l’agroalimentaire, jusqu’alors propriétaire des emblématiques moutardes dijonnaises, va les vendre au conglomérat américain d’épices et condiments, dans le cadre de la cession de sa division alimentaire réalisée pour un montant de 15,7 milliards de dollars. Le périmètre comprend de nombreuses autres marques célèbres comme les soupes Knorr. Le changement de propriété devrait devenir effectif mi-2027. Amora et Maille étaient rentrées dans le giron d’Unilever par leur rachat auprès de PAI (Paribas Affaires Industrielles) qui avait lui-même succédé à BSN-Danone. La production est concentrée à Chevigny-Saint-Sauveur en périphérie de Dijon depuis la fermeture du site historique en centre-ville en 2008. L’usine restante emploie environ 300 salariés. M.Noyer
Grand Est
Deux nouvelles acquisitions en Moselle pour le chauffagiste Satep

Le groupement Satep de PME de chauffage-climatisation-ventilation (CVC) poursuit la densification par croissance externe de son réseau en France. La Moselle vient compléter son maillage : il a annoncé il y a quelques semaines le rachat des deux sociétés Steiner-Way et SR Stroh. La première, familiale, est implantée à Bitche où elle œuvre depuis 1989 dans les installations énergétiques, notamment les pompes à chaleur. Elle emploie 20 personnes et réalise un chiffre d’affaires annuel de 3 millions d’euros. La seconde (24 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 3,6 millions d’euros l’an dernier), située à Phalsbourg, a été reprise en 2011 par André Ruping, pour assurer des travaux de CVC, plomberie et sanitaire. Les dirigeants demeurent aux commandes opérationnelles et deviennent associés de Satep, conformément à la gouvernance de la structure en forte expansion depuis sa constitution en 2022. Elle regroupe désormais 14 filiales totalisant 320 salariés pour un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros. La précédente croissance externe l’avait également menée dans le Grand Est, avec la reprise de Rhin Climatisation à Illkirch (Bas-Rhin) en novembre dernier. M.Noyer
Bourgogne
Le club de la construction Édifice Bourgogne s’est mis au travail
Officiellement créé le 24 novembre dernier, le Club Édifice Bourgogne a tenu sa première réunion de travail fin avril au Village by CA Dijon, en présence de 90 de ses adhérents. L’association, initiée par la CCI Côte-d’Or Saône-et-Loire, fédère des représentants de l’ensemble des professionnels de « l’acte de construire » de la région : entreprises du bâtiment et des travaux publics, maîtres d’œuvre, bureaux d’études, aménageurs, mais aussi banquiers, assureurs, organisations syndicales ou institutionnelles. Lors de ce rendez-vous d'amorçage, les membres d’Édifice ont visité leur premier chantier : celui du futur quartier Bruges 2, un programme du promoteur Linkcity sur les quatre hectares des anciens faubourgs de l’Île, appelé à accueillir logements, activité maraîchères et parc public et à remettre au jour un affluent de l’Ouche.
Deux groupes de travail ont été créés. L'un sera chargé de mener des réflexions sur l’immobilier tertiaire, et plus particulièrement sur le décret tertiaire qui entrera en vigueur en 2030, l’autre se concentrera sur l'habitat, en commençant par le sujet de la réhabilitation des copropriétés. « L’association a vocation à produire une réflexion mais surtout des propositions sur les plans techniques et financiers, qui seront adressées aux pouvoirs publics locaux et nationaux », souligne Francis Pennequin, président du Club Édifice Bourgogne. Les groupes de travail vont désormais se réunir une fois par mois. P.Bouillot
.
Franche-Comté
Les futures Archives ont trouvé leur architecte à Belfort

Le concours d’architecture des nouvelles Archives départementales et municipales à Belfort a rendu son verdict. L’équipe conduite par l’agence parisienne D3 a recueilli les suffrages du jury constitué par le conseil départemental du Territoire de Belfort qui assume la maîtrise d’ouvrage du projet, au montant de 20 millions d’euros cofinancé à 21 % par la mairie. La lauréate s’associe à sa consoeur alsacienne Ajeance pour dessiner un futur bâtiment de 5.000 m2 à la physionomie revendiquée « sobre et esthétique » voulant adresser un « signal culturel » dans son lieu d’implantation. Celui-ci est riche de signification pour les deux collectivités : à l’issue de leur construction prévue de 2030 à 2033, les Archives prendront place dans le quartier social des Résidences pour contribuer à son renouvellement, elles déménageront ainsi du cœur de Belfort. M.Noyer
Lorraine
EDF planifie la construction d’un atelier de maintenance nucléaire à Bure
Le groupe EDF prévoit l'implantation d’un atelier de maintenance des pièces de rechange du parc nucléaire français à Bure (Meuse). Pour ce faire, l'énergéticien va injecter 10 millions d’euros dans la construction d’une plateforme de 4.000 m2 dont les travaux devraient démarrer en 2027. Cet investissement s’inscrit dans le programme d’accompagnement économique initié en 2006 par EDF en Meuse et en Haute-Marne, les deux départements dont le territoire abritera le futur centre de stockage souterrain de déchets nucléaires Cigéo, dont les travaux préparatoires devraient débuter en 2028. L’atelier de maintenance sortira de terre à proximité du site d’archivage du groupe public, installé non loin du laboratoire souterrain de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).
EDF a en effet constitué au fil des ans un « Pôle d'excellence en maintenance nucléaire » à cheval sur les deux départements. Outre le centre d’archivage, celui-ci comprend un site logistique de pièces de rechange du nucléaire à Velaines (Meuse), ainsi qu’une base de maintenance et un centre de formation à Saint-Dizier (Haute-Marne). Avec ces différentes implantations, EDF annonce avoir déjà investi plus de 150 millions d’euros et créé plus de 200 emplois directs. P. Bohlinger













.png)





.jpg)








































