120 millions d’euros réunis pour doubler la RN 19 en Haute-Saône. Des robots d’ébavurage, nouvelle étape de l’industrie 5.0 chez Socomec en Alsace. Depuis la Saône-et-Loire, Icare Energie étend les ailes de sa GTB en France et à l’étranger. Pâturages Comtois réorganise sa production après une reprise de collecte de laits Lactalis Une réserve de 5 gigawatts pour les énergies renouvelables en Bourgogne-Franche-Comté. Trois Sem et un privé s’associent pour créer une station de bioGNV dans la métropole de Dijon.

Franche-Comté

120 millions d’euros réunis pour doubler la RN 19 en Haute-Saône

Le dernier grand maillon du doublement de la RN 19 en Haute-Saône revient au premier plan alors qu’il semble être tombé aux oubliettes. Le 13 février, l’Etat et les collectivités ont annoncé leur accord pour débloquer une enveloppe de 120 millions d'euros, nécessaire à la mise à 2x2 voies du tronçon de 10 km reliant Calmoutier à Amblans. La liaison permettra ainsi de contourner les communes de Pomoy, Genevreuille et Amblans-et-Velotte traversées aujourd’hui par quelque 10.000 véhicules dont un quart de poids lourds. Les travaux sont attendus à partir de 2029, en deux phases pour une durée totale de sept ans. Le tour de table financier comprendra une participation principale de l’Etat, à hauteur de 65 millions d'euros, rejointe par le conseil départemental (35,5 millions d’euros), la région Bourgogne-Franche-Comté (18 millions) et les intercommunalités. D’un budget légèrement revu à la baisse grâce à l’aménagement de carrefours giratoires au lieu d’échangeurs, le projet équivaudra pratiquement en montant à celui de 130 millions d’euros de la déviation de Port-sur-Saône mise en service en 2021 sur la RN 19. M.Noyer  

 

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Alsace

Des robots d’ébavurage, nouvelle étape de l’industrie 5.0 chez Socomec 

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Les nouvelles installations consistent en trois cellules de deux robots chacune. © Socomec

Installés depuis quelques semaines, trois ensembles de robots d’ébavurage marquent une nouvelle étape vers la modernisation-automatisation de l’usine de Benfeld (Bas-Rhin) de Socomec. Le groupe familial d’équipements électriques industriels les a installés (montant d’investissement non communiqué) sur la ligne de traitement de pièces comme les socles et les boîtiers, issues de l’injection de plastiques thermodurs. « Exercées de façon manuelle, ces tâches répétitives sont susceptibles de provoquer des troubles musculo-squelettiques et elles s’effectuent dans un environnement de chaleur qui accroît la pénibilité des conditions », expose Gérald Naas, responsable méthode-usine chez Socomec. Les personnes concernées sont réaffectées à des missions de contrôle qualité ou encore de conditionnement.
Les trois cellules sont constituées chacune de deux robots intervenant en. Elles ont leurs homologues en Tunisie, où l’usine du groupe alsacien a déployé sept cellules. De façon générale et à Benfeld en particulier, ce nouvel équipement renforce le déploiement de l’ « usine du futur 5.0 » également traduit par l’arrivée de robots mobiles autonomes, les AMR, d’ici 2028. Socomec qui emploie 4.800 personnes dans le monde, a frôlé l’an dernier la barre du milliard, avec un chiffre d’affaires établi à 997 millions d’euros. M. Noyer  

Bourgogne
Depuis la Saône-et-Loire, Icare Energie étend les ailes de sa GTB en France et à l’étranger

Spécialiste à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) de la gestion technique du bâtiment (GTB), Icare Energie s’estime en position de poursuivre en 2026 la croissance de son chiffre d’affaires qui l’a caractérisé ces dernières années. « L’horizon de 20 millions d’euros paraît réaliste pour cette année », estime le directeur général associé Grégory Boutillier, après les 16 millions d’euros atteints en 2025 et les 12 millions en 2024, exercice où le chiffre d’affaires avait doublé. Les obligations réglementaires de réduction de consommation d’énergie, contenues notamment dans le « décret tertiaire » imposant des performances dès 2030 (- 40 % par rapport à une année de référence à choisir entre 2010 et 2019) puis en 2040 et 2050 créent un effet moteur. « Nous l’accentuons par nos solutions et notre organisation qui dédie à chaque client un ingénieur pour un suivi technique pointu », estime Grégory Boutillier.
Ce contexte de croissance doit amener la PME de 35 personnes (40 dans quelques mois) à concrétiser on plan d’ouvertures de nouvelles agences en France, à Bordeaux, en Ile-de-France et dans les Bouches-du-Rhône cette année, après les sites d’Arras (Pas-de-Calais) et Pontivy (Morbihan) en 2024. L’année qui débute doit aussi marquer une internationalisation, par l’obtention de marchés en Espagne, en Belgique, en Suisse et en Grande-Bretagne. Dans un premier temps, la création d’agences hors de l’Hexagone n’est pas à l’ordre du jour. M.Noyer

Franche Comté

Pâturages Comtois réorganise sa production après une reprise de collecte de laits Lactalis

paturage comtois
Ligne de transformation de Pâturages Comtois à Aboncourt-Gesincourt (Haute-Saône). © Pâturages Comtois

 

La coopérative Pâturages Comtois, basée à Aboncourt-Gesincourt, à 25 kilomètres au nord-ouest de Vesoul (Haute-Saône), poursuit ses investissements. La partie étiquetage et emballage a été modernisée avec l’arrivée de nouvelles emballeuses. Les salles d’égouttage seront prochainement agrandies et la coopérative compte une nouvelle salle de séchage afin d’optimiser l’organisation de la production. Ces travaux répondent à l’augmentation progressive des volumes repris depuis la décision de Lactalis, en septembre 2024, de mettre fin à 260 contrats de collecte en France, dont 77 en Haute-Saône. Pâturages Comtois a choisi de relancer ces producteurs délaissés dans la zone des Vosges Saônoises. Sur un engagement total de 16 millions de litres, la coopérative assure en avoir déjà réuni 12 millions. Selon Laurent Darosey, le président de la coopérative, « les difficultés de collecte sont réelles dans les Vosges Saônoises, et elles l’ont été encore plus cet hiver avec la neige. Mais l’opération s’est très bien passée grâce au concours des éleveurs, qui n’hésitent pas à déblayer pour permettre au camion de la coopérative d’accéder aux fermes. » S.Dolidze

 

preventalis

 

Bourgogne-Franche-Comté

Une réserve de 5 gigawatts pour les énergies renouvelables

Le réseau électrique de Bourgogne-Franche-Comté pourra s’enrichir de 5,1 gigawatts d’énergies renouvelables dans la prochaine décennie. La préfecture de région a défini, en ce mois de février  cette capacité supplémentaire possible à l’issue de la révision du Schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables (S3RenR). « Elle permettra d’atteindre les objectifs des filières photovoltaïque et éolienne s’élevant à 11,7 GW en 2040 dans le cadre du Sraddet (schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité du territoire) », précise la préfecture. Le S3ReNR est un document élaboré par le gestionnaire du réseau électrique RTE permettant d’anticiper la réalisation des travaux structurants de développement du réseau pour l’accueil des énergies renouvelables. M.Noyer

 

Bourgogne

Trois Sem et un privé s’associent pour créer une station de bioGNV  dans la métropole de Dijon 

station Bio GNV
Le partenaire privé Temob exploite sept stations en France. © Temob

Sur un terrain de 5.000 m2 situé en zone industrielle à Longvic (Côte-d’Or), trois sociétés d’économie mixte (Côte-d’Or Énergies, Nièvre Énergies et Saône-et-Loire Énergies) et le réseau privé Temob (déjà exploitant de sept stations en France), annoncent la construction, en 2027, d’une station de distribution de bioGNV (gaz naturel véhicule) dotée de quatre pistes. L’investissement est évalué à 2 millions d’euros. L’objectif étant d’accueillir au moins 25 véhicules par jour sur le site, ceux des opérateurs de transport de la région dijonnaise mais aussi, du fait de la situation de carrefour autoroutier de la métropole, les camions et autocars de passage. Il n’existe actuellement qu’une seule station de ce type en Côte-d’Or, à Fauverney.  

« La solution du GNV est technologiquement mature, financièrement plus intéressante [en coût total de possession, TCO] que le diesel, les biocarburants, l’électricité et l’hydrogène, et elle permet une réduction très significative de l’impact environnemental du transport, avec une diminution de 80 % des rejets de CO2, de 93 % des particules fines et de 27 à 60 % des composants azotés », expliquent les promoteurs du projet. Le gaz distribué par la station sera, dès sa mise en service, composé à 25 % de biogaz provenant des méthaniseurs les plus proches, en particulier de celui de la station d’épuration de Longvic. P.Bouillot     _

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