Les machines à cafés de l’Alsacien 2AD se posent à Beaune. A Strasbourg, RDS lève 14 millions d’euros pour industrialiser sa solution de suivi des patients à distance. Batifranc et BFC Angels s’unissent pour soutenir l’entrepreneuriat . OR Presse, une offre revisitée depuis Dijon des relations presse et de la création de contenus pour les entreprises. Le « Digital Detox » veut s’infuser dans le Territoire de Belfort.

Bourgogne

Les machines à cafés de l’Alsacien 2AD se posent à Beaune

Distributeur de machines à cafés, fontaines à eau et distributeurs automatiques, 2AD a inauguré fin septembre sa nouvelle agence de Beaune (Côte-d'Or) pour la livraison des clients en Bourgogne. L’entreprise familiale créée et par ailleurs basée en Alsace réorganise ainsi son activité bourguignonne autour de ce site unique de 1.700 m2 pour lequel elle a investi environ 2 millions d’euros. A partir de ce lieu beaunois dans la zone d'activités des Cerisières vite raccordée à l'autoroute, son équipe d’une vingtaine de collaborateurs assure la desserte de proximité. « Nous disposons de nos ateliers de préparation de machines, nous les installons et pour la réparation-maintenance, nous nous engageons sur un délai d’intervention de moins de quatre heures », souligne Audrey Georges, co-dirigeante avec sa sœur de la PME fondée en 1989 par leur père Daniel. Ce mode opératoire s’exerce également en Alsace, depuis Bantzenheim dans la région de Mulhouse (Haut-Rhin) et Weyersheim au nord de Strasbourg (Bas-Rhin). Les quelque 3.000 clients revendiqués se recrutent dans des profils variés, de la boulangerie aux sites de grands groupes en passant par les TPE et PME et les établissements publics (lieux de loisirs, groupes scolaires…). 2AD estime se démarquer par la qualité des « contenus » : « nous distribuons du bon café, moulu, à grains et fabriquons nos propres sandwichs et viennoiseries », met en exergue Audrey Georges. M. Noyer  

 

G constru 2bis

 

Alsace

RDS lève 14 millions d’euros pour industrialiser sa solution de suivi des patients à distance  

RDS dirigeant
"Cet investissement nous donne les moyens d’accélérer notre croissance commerciale en Europe, de consolider la valeur clinique et médico-économique de notre produit MultiSense, et de préparer notre arrivée sur le marché nord-américain", déclare Elie Lobel, président de RDS. © Clément Luck

La société strasbourgeoise de technologie médicale RDS a annoncé, le 29 septembre dernier, avoir levé 14 millions d’euros. Le fonds SPI (Sociétés de Projets Industriels), géré par Bpifrance, est l’investisseur principal sur ce tour dit de série A, qui voit également l’arrivée de Critical Path Ventures. MACSF, Capital Grand Est, et d’autres investisseurs historiques. La medtech développe MultiSense, un dispositif marqué CE, qui facilite le suivi et le retour à domicile des patients à risque après une opération chirurgicale. Cette technologie innovante, validée cliniquement, est déjà en cours de déploiement dans une quinzaine d’établissements hospitaliers en France, en Belgique et en Allemagne. Avec cette levée de fonds, RDS va accélérer son développement en France, en Allemagne et ailleurs en Europe. La société, qui compte une vingtaine de salariés, prévoit de créer plusieurs centaines d’emplois d’ici 2035, en particulier pour renforcer son équipe commerciale.

Les moyens financiers qui viennent d'être réunis sont également destinés à financer l’industrialisation de la solution, produite en France. Dans le même temps, RDS va lancer des essais cliniques complémentaires pour appuyer ses dossiers de demande de remboursement en France et en Europe. Elle prépare aussi son enregistrement auprès de la FDA (Food and Drug Administration) en vue d’une entrée sur le marché américain en 2028. Le marché mondial du monitorage des signes vitaux est estimé à 15 milliards de dollars en 2025, avec une croissance annuelle moyenne attendue de 15 % jusqu’en 2030. Cette évolution reflète un virage marqué vers la prise en charge des patients à domicile, en France comme à l’étranger. J.Giorgi  

 

Bourgogne-Franche-Comté
Batifranc et BFC Angels s’unissent pour soutenir l’entrepreneuriat

Par une convention signée le 23 septembre, Batifranc et BFC Angels ont scellé leur volonté de mettre au service du soutien à l’entrepreneuriat leurs compétences respectives, l’une dans le financement et la réalisation d’ immobilier d’entreprise, l’autre dans l’investissement de ses membres dans les sociétés régionales. « Ce partenariat constitue une belle opportunité de renforcer notre action en faveur de l’innovation et de l’emploi sur les huit départements », commente Pierre Vieillard, président de BFC Angels. « La force des réseaux pour l’accompagnement des chefs d’entreprise » sera renforcée par cette convention, première du genre entre les deux signataires, complète Hubert Cusenier, directeur général de Batifranc. M.Noyer  

Bourgogne-Franche-Comté 

OR Presse, une offre revisitée des relations presse et de la création de contenus pour les entreprises 

OR Presse Ophélie Ros
Ophélie Ros trouve dans sa société constituée depuis quelques mois l'opportunité d'assouvir son "goût de l'écriture". © Sonia Blanc

La quarantaine arrivée, Ophélie Ros tourne la page de quinze ans de parcours dans le service de communication de l’univers bancaire (le Crédit Agricole Champagne Bourgogne) pour ouvrir celle de la création d’entreprise, dans les relations presse et la rédaction de contenus pour les entreprises. La société OR Presse qu’elle a constituée en mars dernier entre en phase opérationnelle, grâce à la signature de premiers contrats.  Rédaction et diffusion de communiqués et dossiers de presse, relances personnalisées et organisation d’interview, création de contenus éditoriaux (newsletters, mises à jour de sites web, réseaux sociaux, plaquettes de présentation... et coordination d’événements, « à la dimension de mon activité » forment l’offre d’OR Presse, depuis Dijon. Sa fondatrice active également un réseau local et régional de spécialistes (graphistes, etc.) pour les prestations complémentaires de production  d’images, de mises à jour de site web, etc. Elle confie « assouvir ainsi le goût de l’écriture » et tirer de son expérience professionnelle la « capacité à développer des relations presse bien ciblées » selon les besoins des différents médias et leurs « codes. » M. Noyer    

 
Cessions aquisitions

 

Franche-Comté

Le « Digital Detox » veut s’infuser dans le Territoire de Belfort  

Sous le titre « Digital Detox – Clean IT », le Territoire de Belfort se lance dans un projet numérique piloté par sa chambre de commerce et d'industrie. Elle vise à « faire émerger une culture commune », partagée entre les entreprises mais aussi les citoyens et les collectivités, autour de son concept qui est décliné sous plusieurs aspects : la limitation de l’achat de matériel neuf en recourant autant que possible à la réutilisation (en partenariat avec la « Ressourcerie 90 » locale), la diminution de l’empreinte carbone en premier lieu par l’économie d’énergie, et la sobriété dans l’usage même (temps passé sur écrans, nombre de mails envoyés…).  L’initiative se déploie dans un premier temps, jusqu’à la fin de l’année, dans le cadre de l’appel à projets national de l’Ademe «  Sobriété numérique – territoire ou filière » dont la CCI départementale est lauréate, ce qui lui ouvre des soutiens financiers. Elle constitue un réseau de 11 « ambassadeurs » spécifiquement formés pour sensibiliser quelque 250 personnes. « Une amorce sera ainsi instaurée pour prolonger et amplifier la démarche au-delà de l’échéance de l’appel à projets », précise Fabien Hazebroucq, élu à la CCI et dirigeant de la société numérique belfortaine Trinaps qui propose le stockage de données local, dans son data center au Techn’Hom. M. Noyer  

 

 

 

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