Pluie d’aides pour la filière hydrogène dans le Territoire de Belfort. Besançon fait un groupement de commande de nouvelles rames de tramway avec Brest et Toulouse. Le nancéien Pharmagest acquiert l’éditeur de logiciels de médecine libérale Prokov. Tryba automatise son usine historique de vitres dans le Bas-Rhin pour 20 millions d'€. Hager fait monter sa R&D en puissance à Obernai moyennant 15 millions d’€. Dijon lance la restauration de l’hôtel Bouchu d’Esterno pour accueillir l’IOV.


• Pluie d’aides pour la filière hydrogène dans le Territoire de Belfort


En ouverture par visio, le 29 septembre, à l’occasion du forum Hydrogen business for climate à Belfort, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie, a annoncé une aide de 3,5 millions d’€ de l’Ademe, pour la station hydrogène et l’achat de 7 bus électriques équipé d’une pile à combustible dans le Territoire de Belfort. L’investissement global s’élève à 12 millions d’€ dont 4,4 pour les bus que prévoit d'acquérir le syndicat mixte des transports en commun (SMTC).
Les premiers bus seront en service en 2023 sur le réseau urbain de Belfort dont un sur le réseau départemental. La station hydrogène constituée d’un électrolyseur et d’un point de distribution est réalisée par Hynamics, filiale d’EDF à Danjoutin, près du dépôt de bus. Elle aura une puissance de 1 mégawatt.
La station doit pouvoir aussi fournir de l’hydrogène aux industriels locaux, comme Faurecia, dont le centre de recherche mondial sur les réservoirs d’hydrogène est à Bavans, Isthy, le centre de certification à l’Aéroparc, et Gaussin, qui fabrique des véhicules de manutention à hydrogène.
L’Etat, via le Programme d’investissements d’Avenir, avait déjà donné son accord au début de l’été, d’une  subvention  de  542.500 €, l’Union européenne de 500.000 €  dans le cadre de l’appel  à  projets « CEF –Transport –Blending  facility » et  la  Banque  des  Territoires, un financement de 1 million d'€ pour les bus.
Agnès Pannier-Runacher a également annoncé la constitution d’une entente GE, McPhy qui projette une usine d'électrolyseurs dans le Territoire de Belfort, GRDF, l’Ineris, ainsi que les universités de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM), Troyes et de Compiègne. Un directeur de projets « hydrogène » sera prochainement nommé à Belfort par le préfet, le nord Franche-Comté développant de nombreux projets autour de l'hydrogèneC.P.

 

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• Besançon fait un groupement de commande de nouvelles rames de tramway avec Brest et Toulouse

 

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Le tramway de Besançon dispose d'un parc de 19 rames sur deux lignes qui sera complété de 5 à 8 supplémentaires pour les heures de pointe.Ici, sur le pont Battant.  © Ville de Besançon


Un groupement de commandes pour l’achat de 24 rames de tramway été annoncé le 29 septembre aux Rencontres Nationales du Transport Public entre les agglomérations de Besançon, Brest et Toulouse. Il est attendu une économie d’échelle en mutualisant les frais fixes de conception et de fabrication des rames. La consultation va être lancée début 2022, le temps de finaliser le cahier des charges du groupement de commandes entre les trois collectivités. Le choix du constructeur sera fait en février 2023, avec l’attribution du marché. Les rames seront livrées entre février 2025 et avril 2026, avec le design et les livrées spécifiques que chaque réseau aura décidé de retenir.
Grand Besançon Métropole prévoit d’acquérir 5 à 8 rames supplémentaires d’une capacité de 220 à 230 passagers pour ses deux lignes de tramway, mises en service en 2014 qui font circuler 19 rames d’une capacité unitaire de 132  passagers.
Les nouvelles rames permettront, en heure de pointe, de porter la fréquence à 5 minutes sur le tronc commun des deux lignes et à 10 minutes sur la ligne 1, entre le terminus de Chalezeule et la station Parc Micaud, et sur la ligne 2, entre le terminus de la Gare Viotte et la station Parc Micaud. C.P. 




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Le nancéien Pharmagest acquiert l’éditeur de logiciels de médecine libérale Prokov

Le spécialiste des solutions informatiques de santé Pharmagest à Villers-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle) annonce l’acquisition de Prokov Editions, troisième acteur du marché des logiciels destinés aux médecins libéraux en France. L’acquisition de cette société nancéienne de 19 salariés (chiffre d’affaires de 3,9 millions d’€ en 2020) élargit l’offre de Pharmagest, un groupe qui s’est bâti autour des logiciels pour les officines pharmaceutiques.
Fondé en 1987 par Thierry Kauffmann, Prokov Editions est spécialisé dans l’environnement Apple. MédiStory, son logiciel phare, permet le suivi des dossiers médicaux, la prise de rendez-vous, les comptes-rendus, etc.
« Le groupe Pharmagest franchit aujourd’hui une très grande étape : nous sommes désormais en mesure de répondre aux besoins informatiques des médecins », se félicite Thierry Chapusot, président de Pharmagest. Le groupe de 1.100 collaborateurs, coté sur Euronext Paris (171 millions d’€ de chiffre d’affaires), est une filiale de la coopérative de pharmaciens Welcoop. P.B.

 

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• Tryba automatise son usine historique de vitres dans le Bas-Rhin

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Tryba ajoute de l'automatisation dans son usine de fabrication de vitres à Gundershoffen. © Tryba


Dans son projet de 20 millions d’€ de modernisation de son usine historique de Gundershoffen (Bas-Rhin), le fabricant de portes et fenêtres Tryba est presque à mi-parcours. Cette étape a été l’occasion pour Johannes Tryba, président fondateur et son management opérationnel d’accueillir le 28 septembre, les représentants de la Région Grand en la personne de son président Jean Rottner et de l’Etat, avec le sous-préfet de Haguenau-Wissembourg, Christian Michalak, qui ont confirmé des subventions à hauteur de 600.000 €.
Pour faire une « vitrerie 4.0 », plus compétitive, l’usine est en chantier depuis 14 mois tout en maintenant la production. L’industriel a déjà, en autres, installé 2 nouvelles lignes d’assemblage avec la technologie TPS  (Thermo Plastic Spacer), un nouveau matériau appliqué sur le verre qui absorbe l’humidité dans les double ou triple vitrages.
L’enveloppe restante poursuivra l’automatisation de la production notamment pour réduire les risques de TMS (troubles musculo-squelettiques). Cet objectif se traduit par la mise en place de robots de déchargement des tables de coupe et des lignes d’assemblage, ainsi que le chargement automatique du four de trempe : un budget de 4 millions d’€.
Le programme prévoit également l’automatisation du traitement des plateaux de verre avec de nouvelles machines de coupe pour 2,5 millions, et la création d’un poste de fabrication de verre feuilleté (1,8 million)  L’usine de Gundershoffen, l’une des 6 en France, emploie 500 personnes. C'est le site historique et siège social du groupe Atrya. C.P.



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Hager fait monter sa R&D en puissance à Obernai


Le groupe Hager a lancé la construction d’un laboratoire de test de puissances électriques sur son site d’Obernai (Bas-Rhin). Ce nouvel équipement de recherche-développement représente un investissement de 15 millions d’€, qui vient s’ajouter aux 70 millions dépensés par l’industriel électrique franco-allemand ces deux dernières années en Alsace, pour une ligne de montage de relais à Obernai et le centre logistique de Reichstett.
Mis en service début 2023, le laboratoire permettra de développer et valider des systèmes électriques de forte puissance, dans le but d’augmenter la capacité des disjoncteurs, jusqu’à des intensités de 6.000 ampères et au-delà. De tels calibrages sont adaptés à des bâtiments de grande taille, tertiaires et résidentiels. Le groupe qui partage ses centres de décision entre Blieskastel dans le Land allemand de Sarre et Obernai emploie 11.500 salariés dans le monde, dont 2.500 en Alsace. M.N.

 
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• Dijon valide les travaux de restauration de l’hôtel particulier Bouchu d’Esterno pour accueillir l’Organisation Internationale du Vin

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L'Hôtel Bouch d'Esterno, rue Monge, au centre-ville de Dijon.


Confiant sur la décision de l’Organisation Internationale du Vin (OIV) de déménager de Paris à Dijon, le conseil municipal a adopté lundi dernier 27 septembre, le programme de rénovation de l’hôtel particulier Bouchu d’Esterno, au centre-ville. C’est à la société publique locale « Aménagement de l’agglomération dijonnaise » (Splaad) que reviendra le soin de réaliser cette opération de 10,84 millions d’€ pour le compte de la Ville, propriétaire.
Le planning prévisionnel prévoit une réception des travaux en juillet 2024, en perspective d’un bail avec l’OIV en septembre.
Cet hôtel particulier a été édifié au 17ème siècle à la demande Jean Bouchu, président du Parlement de Dijon comme lieu de réception. Son dernier propriétaire fut la famille d’Esterno – d’où son nom – avant le rachat par la Ville en 1884. La décision du transfert de l'OIV à Dijon qui doit être prise à l’unanimité des membres est attendue pour le 25 octobre. C.P.

 

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