XRby La Montre d’Art, un nouveau venu dans l’horlogerie bisontine. A Nancy, le trolley plutôt que le tramway. Le plan social boucle la fermeture de Knorr Duppigheim. Norcan lève 12 millions d’€ pour accélérer le développement de ses robots Sherpa. L’allemand Saarstahl confirme l’acquisition du site sidérurgique Liberty Rail Hayange. Le fonds Maugis apporte son soutien à BH2M, une émanation de GE Hydro. Paprec investit 20 millions d’€ pour le tri des déchets en Sud-Alsace. Fidéliser, le nouveau défi des Travaux Publics.


• XRby La Montre d’Art, un nouveau venu dans l’horlogerie bisontine


La jeune société bisontine XRby La Montre d’Art a lancé cet été sa première collection « Oiseaux », baptisé Quetzal, présentée lors des 24h du Temps à Besançon, fin juin. Xavier Rousset, cadranier de métier, mise sur le modèle exclusif. « Il n’y aura que 7 exemplaires numérotés de la Quetzal. » Les cadrans à l’effigie de l’oiseau sacré de la culture Maya sont réalisés par la marqueteuse Rose Saneuil à partir d’une quinzaine de matériaux naturels différents (nacre blanche, loupe de mythe, sycomore, parchemin, tulipier etc) , et rassemblent 224 fragments sur une épaisseur de 0,6 mm.
« Chef d’œuvre cadranier, chaque montre réalisée sur commande sera unique », précise Xavier Rousset. Dessinée et assemblée par lui-même, la montre en or gris est équipée d’un mouvement automatique Schwarz-Étienne ASE 200, et de composants tous issus de l’Arc horloger jurassien (Besançon, haut-Doubs, Suisse). « Une démarche est en cours pour instaurer un nouveau label : le made in Jura Mountains », indique l'horloger. Il faut compter 2 à 3 mois avant de mettre à son poignet cette montre à 21.600 €. N. Eybert-Baud

 

Salon de la prévention Vesoul


• Le Grand Nancy privilégie le trolleybus au tramway, une solution plus soutenable pour ses finances

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L’actuel matériel hybride de transport sur voie réservée (TRV) sera remplacé à l’horizon 2023 par un trolleybus. © Philippe Bohlinger


La Métropole du Grand Nancy a annoncé le 26 août dernier son intention d’investir 50 millions d’€ dans un projet de trolleybus, en vue d’assurer la continuité de la ligne 1 de son réseau de transport urbain. Ces véhicules de 24 mètres de long alimentés par des lignes électriques aériennes remplaceront à l’horizon 2023 l’actuel système de transport sur voie réservée (TRV) dont l’autorisation arrive à échéance fin décembre 2022. Cette technologie hybride apte à circuler aussi bien sur un rail central que sur route, a été adoptée dans les années 2000 par Nancy, mais aussi Caen. Elle avait connu de nombreux dysfonctionnements.
La précédente majorité présidée par André Rossinot (Radical) avait planifié le remplacement du TRV par un tramway sur fer moyennant 500 millions d’€ d’investissement. Les nouveaux élus du Grand Nancy et leur président Mathieu Klein (PS) ont suspendu ce projet le 11 février dernier, jugeant son coût incompatible avec l’endettement de la collectivité.
Le trolleybus représenterait un investissement dix fois moindre, des travaux moins lourds (4 à 8 mois) et une capacité de transport de voyageurs de 10% supérieure. « Cette solution, tant par sa souplesse que par son impact financier, permet également de préserver la perspective d’un tramway futur à l’horizon 2030 » indique par ailleurs le Grand Nancy. P. Bohlinger

 

bpalcjuillet 

 


• Le plan social boucle la fermeture de Knorr Duppigheim

La fermeture d’ici à la fin de l’année de l’usine de soupes Knorr de Duppigheim (Bas-Rhin) s’accompagne d’un PSE (« plan de sauvegarde de l’emploi », en fait plan social) pour les 261 salariés qui a été signé le 9 août par trois syndicats (CFTC, CFDT et CFE-CGC) sur cinq (FO et CGT ont voté contre). Qualifié selon les uns ou les autres de « pas à la hauteur » voire de « minable », l’accord accorde une indemnité de six mois de salaire brut augmentée de 2.000 € par année d’ancienneté.
Les syndicats et la direction de cette filiale d’Unilever s’affrontent par ailleurs en justice sur la démarche, obligatoire, de recherche d’un repreneur, dont les premiers estiment qu’elle a été insuffisante et a enfreint les règles d’information des représentants du personnel. Après la citation directe en juillet, le jugement sur le fond est prévu fin novembre. M.Noyer

 

B 4.0


• L’Alsacien Norcan lève 12 millions d’€ pour accélérer le développement de ses robots Sherpa

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Un des premiers modèles de robots convoyeurs de Norcan. © Norcan


Basé à Haguenau (Bas-Rhin), Norcan se présente comme le leader en France et parmi les premiers en Europe dans le domaine des solutions mécanomontées modulaires et sur-mesure à base de profilés aluminium. Le groupe a procédé en juillet à une levée de fonds de 12 millions d’€ pour devenir « l’acteur de référence français du secteur des robots mobiles autonomes », via sa filiale Sherpa Mobile Robotics (SMR).
Capza, société de gestion indépendante et acteur de l'investissement privé dans des PME européennes, annonce son entrée au capital du groupe aux côtés du management et des actionnaires historiques : Bpifrance et Capital Grand Est. Par le biais de son fonds Capza Transition, Capza apporte un financement de plus de 10 millions d’€ en actions et obligations convertibles dans le cadre d’une opération globale de 12 millions d’€.
« L’arrivée d’un acteur du financement d’une telle notoriété auprès de nos actionnaires historiques est une marque de confiance en la qualité et la résilience de notre personnel. Je suis particulièrement fier de représenter la French Tech et la French Fab, ainsi que l’état d’esprit entrepreneurial français qui permet à Norcan, une entreprise industrielle solide plutôt traditionnelle, d’être maintenant aussi en capacité de proposer des solutions industrie 4.0 à nos clients »,  commente Stéphane Fauth, PDG de Norcan et de SMR.
Cette dernière a l'ambition de devenir «  la référence française en matière de robotique mobile non dédiée et c’est parce que nous avons décidé de faire zéro compromis sur la technologie qu’elle est au niveau des meilleurs mondiaux », ajoute t-il. Les investisseurs soutiendront également le développement des activités historiques du groupe et son déploiement à l’international. J. Giorgi

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• L’allemand Saarstahl confirme l’acquisition du sites sidérurgique Liberty Rail Hayange

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SHS, le nouvel actionnaire allemand conserve les 430 emplois du laminoir à rails de Hayange en Moselle. © Philippe Bohlinger


L’allemand SHS et sa filiale Saarstahl ont confirmé le 5 août dernier l’acquisition des sites Liberty Rail Hayange à Hayange (Moselle) et Ascoval à Saint-Saulve (Nord). Le groupe sidérurgique de 13.000 salariés (4 milliards d’€ de chiffre d’affaires en 2019) conserve la totalité des emplois des deux usines, à savoir 430 salariés pour le laminoir à rails mosellan et 270 salariés pour son fournisseur nordiste de barres d’acier. L’annonce d’un accord de principe en vue de cette cession avait été faite un mois auparavant par le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire. Mais le groupe GFG Alliance, ex-propriétaire d’Ascoval et de Hayange, avait continué d’évoquer la possibilité d’une vente au groupe ArcelorMittal.

L’offre de SHS avait la préférence des syndicats de Hayange qui craignaient qu’une reprise par ArcelorMittal ne fragilise leur site. Le géant de l’acier compte en effet déjà quatre laminoirs à rails en Europe (Luxembourg, République Tchèque, Pologne et Espagne). « L’alliance entre Ascoval, Hayange et Saarsthal au sein du groupe SHS ouvre des perspectives prometteuses », s’est félicité Jonathan Weber, directeur de l’exploitation de SHS. Elle positionne notamment le groupe allemand sur le marché du rail dont il était jusqu’alors absent. P. Bohlinger

 


• Le fonds Maugis apporte son soutien à BH2M, une émanation de GE Hydro

Créée par onze anciens collaborateurs de GE hydro, essentiellement des ingénieurs, BH2M (Belfort Hydro Machines Maintenance) a appris fin juillet le soutien du fonds Maugis, alimenté par la pénalité de 50 millions d'€ imposée à GE pour n'avoir pas créé les emplois promis à Belfort. Le montant n’est pas encore déterminé sous réserve de  « la finalisation de certains aspects juridiques et financiers structurants,  […] et sous la condition de création d’emplois pérennes sur un horizon de plusieurs années », précise le communiqué de presse.
Un coup de pouce bienvenu pour la jeune société créée en juin au Techn’Hom de Belfort, auquel s’ajoutera une aide de la Région Bourgogne-Franche-Comté, afin de démarrer une activité de maintenance des alternateurs des centrales hydroélectriques. Les associés au nombre desquels Sébastien Bruna, président, connaissent bien ce marché,  leur ancien employeur GE hydro (fermé en novembre 2020) ayant fabriqué une grande partie des alternateurs des centrales hydroélectriques installées dans le monde entier. BH2M compte aussi faire de la conception de machines neuves. C.Perruchot

 

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• Paprec investit 20 millions d’€ pour le tri des déchets en Sud-Alsace

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Paprec va construire un nouveau centre de tri à Richwiller (Haut-Rhin), remplaçant celui d’Aspach-le-Haut arrivé à saturation. © Traces Ecrites


Le groupe de gestion de déchets Paprec a annoncé en juillet la création d’un nouveau centre de tri à Richwiller (Haut-Rhin) représentant un investissement de 20 millions d’€. La nouvelle unité « Trivalo 68 » de 50 salariés remplacera celle d’Aspach-le-Haut, arrivée à saturation mais qui « poursuivra sa vie en étant dédiée au tri des déchets des entreprises », précise la direction.
Les travaux de construction de Trivalo 68 débuteront cette rentrée pour une mise en service au second semestre 2022 selon une capacité de 45.000 tonnes par an de déchets ménagers (papiers, plastiques, emballages métalliques…) de la partie sud du Haut-Rhin et de territoires limitrophes du Bas-Rhin et du Territoire de Belfort. M. Noyer
 

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• Fidéliser, le nouveau défi des Travaux Publics

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Les travaux publics continuent de recruter en nombre. © Roger Martin


Fin juillet dans une conférence de presse, la Fédération Régionale des Travaux Publics de Bourgogne-Franche-Comté (FRTP) a alerté sur les difficultés de recrutement de la filière. La pénurie de candidats se fait sentir à tous les niveaux de qualification, alors que la profession continue de recruter fortement pour répondre à de nouvelles compétences et remplacer les départs à la retraite.
Certes, l’école des Travaux Publics, mise en place par la FRTP,  satisfait une partie des besoins. Cette année, elle accueille 400 apprentis en Bourgogne-Franche-Comté, soit 20 de plus qu’en 2019, avec « un taux de réussite aux examens de 100% » et qui trouvent rapidement de l’embauche. « L’effort sur l’apprentissage va être maintenu pour former des travailleurs compétents » assure Vincent Martin, le président de la FRTP.  A ses yeux, c'est la porte d’entrée par excellence alors que le métier bénéficie d’une image améliorée. « Les salariés sont bien payés », insiste le président. Et les conditions de travail sont nettement moins pénibles grâce à la modernisation des matériels.
Mais cela ne suffit pas. Les Travaux Publics ont de plus en plus de mal à fidéliser leurs employés. « On remarque que les jeunes transitent d’une entreprise à l’autre. Ils témoignent d’une volonté de bouger et de ne pas rester statiques dans leurs carrières. » Aujourd’hui, il y a entre 7 à 10% de turnover dans la profession. Par ailleurs, des postes qui ne connaissaient pas de gros de problèmes de recrutements auparavant, comme géomètre, ingénieur, chef de chantier et conducteur de travaux, restent vacants.
Pour favoriser les candidatures, les Travaux Publics comptent également former les conseillers de Pôle Emploi afin de leur faire connaître la palette de leurs métiers et ainsi mieux conseiller les demandeurs d’emploi. B. Takemoto

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