L’entreprise familiale, qui a développé notamment une activité de fabrication de machines pour la tonnellerie, agrandit son site historique et renforce son parc machines, au terme d'un ensemble d'investissements de 3 millions d'€. Son dirigeant l’a structurée pour pouvoir la céder dans les toutes prochaines années.
Trois activités, trois entités pour Monnot. L’organisation de la société fondée en 1934 par Raoul Monnot, grand-père de l’actuel dirigeant, a gagné en lisibilité depuis le 1er janvier dernier.
Monnot Prod (usinage de pièces en sous-traitance pour le ferroviaire, les travaux publics, l’aéronautique, les énergies…), Monnot Team (réparation, maintenance, accompagnement de projets pour l’industrie locale, notamment dans le nucléaire) et LMT (conception, fabrication et commercialisation de machines pour le secteur de la tonnellerie, activité dans laquelle Monnot revendique une place de leader mondial) constituent désormais trois SAS distinctes, mais qui forment un groupe chapeauté par l’entreprise Raoul Monnot, actionnaire unique fournissant l’ensemble des fonctions support.
« Cette structuration a pour objectif de sécuriser l’entreprise et de préparer l’avenir sans se fermer de possibilités », résume Éric Monnot, à la tête de la société de Beaune (Côte-d’Or) depuis 1992. À 63 ans, le dirigeant ne cache pas son intention de céder l'affaire, « idéalement d’ici à 2027 », « mais pas à un groupe qui diluerait l’activité voire la déménagerait ». Toutes les options sont donc ouvertes.

En attendant, Éric Monnot poursuit le développement de cette PME de 75 salariés qui a réalisé 12 millions d’€ de chiffre d’affaires l’an dernier. La stratégie tient en trois verbes : « stabiliser, croître, transmettre ». « Croître » car le dirigeant reste à l’affût d’une éventuelle opportunité de croissance externe : « Nous pourrions nous diversifier dans la machine-outil, de façon à ajouter des activités complémentaires aux nôtres et à engranger des heures d’usinage en plus, sur un bassin industriel contraint où l’offre de main d’œuvre est très limitée ».
De nouvelles machines pour le secteur nucléaire

Côté investissement par exemple, Monnot a engagé près de 3 millions d’€ depuis l’an dernier dans ses locaux et son parc machines. Grâce au plan de relance, l’activité Team s’est dotée de nouvelles technologies de façon à répondre aux demandes de ses clients du nucléaire. « Nous avions besoin d’intégrer de nouvelles machines dans le but de produire des pièces fortement ouvragées », précise Éric Monnot. Ce programme, d’un montant de 1,7 million d’€, est soutenu par le plan de relance à hauteur de 800.000 € et sera achevé début 2023.
L’arrivée des nouveaux équipements a rendu d’autant plus nécessaire l’extension des locaux occupés depuis les années 1950 par le petit groupe, sur un terrain de 1 hectare en quartier résidentiel. Aux 5.000 m2 couverts actuels vont bientôt s'en ajouter 770 m2, ce qui permettra de démonter les chapiteaux installés à titre provisoire…depuis quelques années maintenant : « Le projet d’extension était prêt en 2020, la crise du Covid l’a suspendu, mais les travaux vont désormais commencer pour une livraison prévue au printemps 2023 », explique le dirigeant.
Conséquence non négligeable : la facture de gaz pour le site va baisser de 65 %, les chapiteaux étant difficiles à chauffer tandis que les ateliers, eux, bénéficient de la récupération de la chaleur des machines. « Cette extension permettra également de rationaliser notre fonctionnement : chaque entité disposera de ses propres locaux, notamment celle de tonnellerie gourmande en espaces », souligne Éric Monnot.
En vue de la transmission, Monnot a été retenu pour intégrer l’accélérateur Bpifrance. « Ce programme de formation du dirigeant et des cadres nous est proposé pendant 18 mois en partenariat avec HEC. Une dizaine de séminaires est organisée à Paris puis la formation se poursuit sur site, avec un accompagnement du dirigeant et des cadres par des consultants de haut niveau », expose Eric Monnot. Objectif : déployer dans l’entreprise des programmes et des outils permettant son développement. Le dirigeant, ancien président de l’UIMM Côte-d’Or, se prépare ainsi à passer le relais d’une entreprise familiale qu’il veut céder dans les meilleures conditions. Et après ? Ce sera direction la montagne pour le passionné de randonnée à ski et de free ride !
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