Les Cycles Mercier ne viendront pas dans les Ardennes. Les collectivités locales au secours de la Fayencerie de Digoin. A quand une seconde équipe de montage chez Stellantis (PSA) à Mulhouse ? Honeywell Safety Products ferme à Autun. La vente d’Alstom Reichshoffen repoussée. La Lorraine signe de son nom. A Besançon, Viotte accueille les agents de l’état et la Tour Sigma à Dijon, les informaticiens de la Banque Populaire.


• Les  Cycles Mercier ne viendront pas dans les Ardennes


Coup de Tonnerre fin juillet dans les Ardennes. L’usine des Cycles Mercier qui devait s’implanter à Revin et créer 240 emplois sous cinq ans dans cette ville de 6.200 habitants où le taux de chômage s’élève à 26 %, est définitivement abandonnée. C’est l’Etat qui y a mis un coup de grâce, alors qu’il avait prévu d’’injecter plus de 5 millions d’€ au titre du dispositif Territoires d’industrie et du fonds « friches industrielles » pour soutenir la relocalisation de vélos mécaniques et électriques aujourd’hui fabriqués en Asie. L’industriel prévoyait d’investir 16 millions d’€.
L’Etat a déniché une affaire de fraude de la part de Jean-Marc Seghezzi, le PDG de Cycles Mercier. « Plusieurs douanes européennes, notamment les Néerlandais, ont engagé une procédure pour fraudes aux droits de douane et antidumping contre une autre société dirigée par Jean-Marc Seghezzi, spécialisée dans l’importation de vélos », ont justifié les services de l’État au journal La Croix. L’entreprise visée, Trace Sport, « faisait transiter des bicyclettes conçues en Chine par des sociétés sri lankaises pour éviter de payer les droits antidumping que l’Union européenne impose à la Chine. » Quelques jours plus tard, la Région Grand Est qui devait apporter 2 millions d’€ s’est retirée à son tour.
Jean-Marc Seghezzi avait racheté en 2000 la marque emblématique de Saint-Etienne qui avait fait courir Raymond Poulidor, via  sa société luxembourgeoise Starship Investments. C.P.

 businessindustriesdeux

 

• Les collectivités locales au secours de la Fayencerie de Digoin

fayenceriedigoin
La communauté de communes du Grand Charolais acquiert les 12.293 m2 d'ateliers de la Fayencerie de Digoin qui devient locataire. © Fayencerie de Digoin


Reprise à Sarreguemines en 2019 sur liquidation judiciaire par le chinois Ke Wang, la Fayencerie de Digoin (à ne pas confondre avec la Manufacture de Digoin Grès & Poteries) reçoit une nouvelle fois l’aide des collectivités publiques. Suite à un différend entre le propriétaire et l’actuel exploitant, la  communauté de communes du Grand Charolais va acquérir les 12.293 m2 de bâti qui abritent l’atelier et le stockage pour 201.000 € et les louer à l’exploitant. La ville l’accompagne à hauteur de 40.000 €.
Lors de la reprise à la barre du tribunal de Mâcon, les fonds de revitalisation d’Allia et d’Eternit (entreprises aujourd’hui disparues) avaient alloué 150.000 € pour éviter la fermeture ainsi que la Région Bourgogne-Franche-Comté (environ 300.000 €), et les banques avaient reçu la garantie de la banque publique d’investissement Bpifrance.
Installée depuis 1871 en Saône-et-Loire, la Fayencerie de Digoin qui fabrique de la vaisselle hôtelière emploie 49 personnes. C.P.

 

medefunidete

 

 • PSA-Stellantis souffle le chaud et le froid à Mulhouse

psamulhouse
L'embauche de 500 intérimaires pour l'usine Stellantis (PSA) de Mulhouse est retardée à cause d'une pénurie de semi-conducteurs. © Mathieu Noyer


A quand une seconde équipe de montage chez Stellantis (PSA) à Mulhouse (Haut-Rhin) ? Après plusieurs mois d’hésitations, le constructeur avait donné en juillet le top départ à la reconstitution de l’équipe de travail de jour en semaine qui avait été supprimée en début d’année, dans le contexte du lancement de la nouvelle 308 qui a été attribuée au site. Mais la pénurie de semi-conducteurs qui frappe l’industrie automobile ajourne le projet : pour cette raison, la direction a reporté le 20 août sine die cette création d’équipe qui était prévue pour ce 30 août. Le processus de recrutement des quelque 500 intérimaires est suspendu.
Au total, le site de 5.000 salariés permanents doit se renforcer de 700 personnes, travailleurs temporaires ainsi que salariés Stellantis venus d’autres sites, le voisin Sochaux en premier lieu, en prêt ou en mutation volontaires. 
Aucune date n’est avancée pour cette mise en place mais son principe même n’est pas remis en cause, souligne la direction.
La nouvelle équipe est attendue avec impatience : elle doit relancer le site alsacien qui a été impacté par la crise sanitaire mais aussi, auparavant, par une réduction de voilure avec la perte de la 208. L’an dernier, il a enregistré un record historiquement bas de production de 50.000 véhicules (des DS7 et des Peugeot 508) à comparer aux 230.000 exemplaires de 2019. M.N.



M2A


• Honeywell Safety Products ferme à Autun, en Saône-et-Loire

Le groupe américain avait annoncé en mai la fermeture du site de Saint-Forgeot, près d’Autun, qui produisait des gants de protection électro-isolants. Effective fin juillet, elle entraîne la suppression de 45 emplois. Honeywell l’avait justifiée par « une baisse significative de la demande des clients concernant sa production de gants de sécurité. » La décision avait fait des remous tant du côté syndical que dans les services de l’Etat.
« La firme a utilisé des méthodes honteuses pour imposer sa volonté, faisant croire aux salariés ainsi qu’aux élus qu’elle était prête à accepter un projet de reprise », avait commenté l’union locale CGT. Le préfet de Saône-et-Loire rappelant de son côté que le groupe s’était engagé dans une procédure de reprise d’activité et avait reçu deux offres engageantes, « dont une d’origine locale qui aurait mérité un examen plus attentif. » C.P.

 

• La vente d’Alstom Reichshoffen repoussée

alstomreichshoffen
La fusion d'Alstom Reichshoffen avec le tchèque Skoda est loin d'être actée. © Alstom.

 
Attendue le 31 juillet, la vente de l’usine Alstom de Reichshoffen (Bas-Rhin) n’est toujours pas actée et l’incertitude s’est même installée quant à l’identité de son repreneur. Ayant désigné le site de 750 salariés comme à céder pour faire accepter sa fusion avec Bombardier par la Commission européenne, Alstom mène des négociations avec le tchèque Skoda. Or, celles-ci seraient en passe d’achopper et selon les informations transmises par la direction à l’intersyndicale du site qui les a rapportées au personnel au retour des congés la semaine dernière, la Commission de Bruxelles, en contrepartie d’un rallongement de délai, a demandé de réengager les discussions avec les constructeurs CAF (Espagnol) et Hitachi (Japon).

CAF avait la préférence des syndicats plutôt que Skoda. Selon eux, le « point bloquant » des négociations avec l’opérateur tchèque concerne l’autre site mis en vente, celui de Bombardier à Hennigsdorf en Allemagne, théâtre d’un conflit avec la Compagnie ferroviaire autrichienne ÖBB pour un contrat-cadre de commande de trains. L’intersyndicale espère obtenir des éclaircissements de sa rencontre avec le patron d’Alstom Henri Poupart-Lafarge, vendredi 3 septembre. M.N.


B 4.0

 


• La Lorraine signe de son nom

marquelorraine
Démarche animée par l'AGRIA Grand Est, association qui rassemble un grand nombre de producteurs et de distributeurs lorrains, La Lorraine Notre Signature s’est présentée au public les 28 et 29 août, à la manifestation La Lorraine est formidable à Lunéville.
Son objectif principal est de mettre en lumière les savoir-faire du territoire et  leur diversité : plus de 1.700 produits agréés principalement dans l’alimentaire, mais aussi des secteurs comme le mobilier et la cosmétique.
Ils sont identifiés par un logo aux couleurs régionales. Parmi les entreprises présentes, la coopérative Végafruits qui détient 40% du marché mondial de la mirabelle. C.P.

Lire l’article de Traces Ecrites News : Spécialiste de la mirabelle de Lorraine, la coopérative Végafruits mobilise 10 millions d’€ en vue d’augmenter et diversifier sa production

 

 bpalcjuillet

 

• A Besançon, Viotte accueille les agents de l’état et la Tour Sigma à Dijon, les informaticiens de la Banque Populaire

viotteavril
Le Pôle Viotte encore en chantier en avril 2020. © Sedia


En cette rentrée, avec un an de décalage en raison de la crise sanitaire, les 750 fonctionnaires des services régionaux de l’Etat à Besançon vont investir leurs nouveaux bureaux du pôle tertiaire Viotte : 17.500 m2 construits à côté de la gare, à l’emplacement de la friche de la Sernam. Les dits services sont : la Dreal (direction régionale de l'environnement de l'aménagement et du logement) et ses 175 agents, la Draaf Bourgogne-Franche-Comté (direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt), l’ARS (Agence Régionale de Santé) et ses 135 employés, la Direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la Protection des Populations du Doubs (111 agents), la DDT du Doubs (Direction départementale des territoires du Doubs), l’Insee ainsi que l'Inspection du Travail du Doubs.
Ils occupent un des deux immeubles érigés à l’entrée du site dont l'un baptisé Le Signal en raison de sa hauteur huit étages est chapeauté de deux niveaux de logements réalisés par le promoteur local SMCI. Le second, encore en travaux, accueillera 250 agents du Conseil régional dans le courant du premier semestre 2022. La Région a acquis 5.620 m2 pour un montant de 17 millions d’€ HT, tandis que l’Etat est locataire d’une SEM de promotion immobilière locale créée pour l’occasion.
Piloté par la SPL Territoire 25 et la SEM (societé d'économie mixte) Sédia, et réalisé par l’entreprise Eiffage pour 43 millions d’€ de travaux, le projet tertiaire conçu par l’architecte Brigitte Métra porte sur  27.000 m2. Il s’agit de la première phase de reconquête de la friche ferroviaire démarrée en 2018. De l’autre côté de la voie ferrée, il est prévu de construire des logements sur une période définie entre 2024 et 2027 selon un programme basé initialement sur  environ 32.500 m2  de plancher à dominante tertiaire ainsi que 100 à 110 logements, des commerces et des services, mais qui reste à finaliser.

 

toursigma
La Tour Mercure à Dijon reliftée en Tour Sigma.


Un autre chantier tertiaire d’ampleur s’est également achevé ces derniers mois, cette fois à côté de la gare de Dijon. Mi-juin, les promoteurs Bouygues Bâtiment Nord-Est avec Linkcity Nord-Est ont remis les clés, à l’issue de 2 ans de travaux, de la Tour Sigma connue depuis les années 1970 sous le nom de Tour Mercure. Elle s’apprête à accueillir I-BP, filiale informatique de la Banque Populaire et ses 300 salariés, avec trois mois de retard en raison du confinement de 2019.
L’architecte Arte Charpentier, mandataire d’un groupement composé de NM Architectes et d’Art & Fact, a fait le choix d’amputer de 2 étages, le bâtiment qui en comptait onze, pour se libérer des contraintes de la classification de grande hauteur. Une grosse phase de désamiantage a précédé le rhabillage des façades et leur isolation pour répondre aux critères des certifications énergétiques Breeam New Construction niveau Good et BBC Rénovation. Depuis fin 2019, le « Patio », bâtiment de trois niveaux  accolé à la tour, est occupé par plusieurs PME.
Le résultat de 15 millions d’€ de travaux a pu se concrétiser grâce à la constitution d’un pôle d’investisseurs baptisé SIGMA 5A, formé de la Banque Populaire et de la Caisse d’Epargne de Bourgogne-Franche-Comté, la Banque des Territoires, le Crédit Agricole de Champagne Bourgogne et Batifranc. C.P.

Commentez !

Combien font "4 plus 1" ?