Le Colmarien Geismar trouve son repreneur, 641 emplois préservés. Evole Energies acquiert le spécialiste jurassien de la rénovation Go Groupe. Heppner se renforce à Dijon avec le rachat de SAB Logistique. Gaming Engineering donne rendez-vous en 2026 pour son usine à 20 millions en Meuse. Un soutien régional à la filière forêt-bois de Fibois en Bourgogne-Franche-Comté.
Alsace
• Le Colmarien Geismar trouve son repreneur, 641 emplois préservés
Le 7 mai, le consortium mené par Sandton Capital Partners, Verdoso et MegaRock a annoncé la reprise du groupe Geismar, désormais nommé Geismar Rail Industry Technologies & Services (GRITS). Fondé à Colmar (Haut-Rhin), le spécialiste de la pose et maintenance des voies ferrées avait été placé en redressement judiciaire le 1er avril. L’offre de reprise prévoit un investissement initial de 20 millions d’euros, sans recours à l’endettement. Le groupement s’engage à maintenir 641 emplois sur les 750 du groupe dans le monde. En France, la reprise concerne 344 contrats sur 420, répartis entre les sites de Colmar (181 sur 235), de Geismar Alpes (143 sur 143) et de Provence (20 sur 29).
Nicolas Yatzimirsky, le président et Rudy Hayat, le directeur commercial resteront à la tête de l’entreprise. Le premier précise : « Cette décision marque un tournant pour Geismar et constitue une excellente nouvelle pour l’ensemble de nos collaborateurs, clients et partenaires. Le soutien apporté par Verdoso, Sandton Capital Partners et MegaRock nous donne les moyens de nos ambitions. » Sandton Capital Partners, société d’investissement indépendante d’origine nord-américaine, est spécialisée dans l’accompagnement des PME et ETI non cotées en situations complexes. Verdoso, société de participations industrielles, apporte son expérience dans l’accompagnement des entreprises en transformation. MegaRock Group constitue un partenaire historique de Geismar en Chine. D'autres acteurs de la maintenance ferroviaire entrent au capital, dont le Bourguignon Novium. En 2024, Geismar a réalisé un chiffre d’affaires de 120 millions d’euros, dont 75 % à l'export. J. Giorgi.
Franche-Comté
• Evole Energies acquiert le spécialiste jurassien de la rénovation Go Groupe

La stratégie de diversification du groupe Evole dans la rénovation de l’habitat se concrétise par une croissance externe. Le fournisseur de combustible et de carburant basé à Baume-les-Dames (Doubs), annonce le rachat de Go Groupe, spécialiste de tels travaux à Lons-le-Saunier (Jura) où il compte un effectif de 50 personnes. Cette entreprise créée en 1989 et jusqu’alors familiale « propose une large gamme de prestations, comme l’isolation thermique, le ravalement de façades, la pose de menuiseries et l’installation de pompes à chaleur », souligne Evole Energies, en soulignant aussi sa certification Qualibat RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).
Outre son département d’implantation, elle exerce son activité dans l’Ain, le Doubs, la Côte-d’Or et la Saône-et-Loire. Son nouveau groupe d’appartenance (400 salariés répartis en France pour un chiffre d’affaires d’1,6 milliard d’euros) se dote ainsi d’une offre globale pour les projets de rénovation des particuliers. Dans des activités proches, il avait déjà acquis ces dernières années des entreprises d’installation et de maintenance de systèmes de chauffage : ATMC à Saint-Vit (Doubs), Malnati à Dasle (Doubs) et Jeannot à Froideconche (Haute-Saône). M.Noyer
Bourgogne
• Heppner se renforce à Dijon avec le rachat de SAB Logistique

Le groupe alsacien de transport-logistique Heppner renforce ses positions en Côte-d’Or. Après l’ouverture récente d’une agence à Dijon, il a bouclé l'acquisition de SAB Logistique, société d’affrètement à Chevigny-Saint-Sauveur qui a réalisé un chiffre d’affaires de 960.000 euros en 2024, pour prise d’effet à fin avril dernier. La TPE compte une soixantaine de clients, situés notamment dans la grande distribution, l’agroalimentaire et la métallurgie. Karine Georgie, sa fondatrice de la TPE, devient la responsable affrètement du site dijonnais, dirigé par David Venitucci. Cette agence d’Heppner a été ouverte à l’automne 2024 sur une surface de 1.650 m2 pour la desserte de la Côte-d’Or, du Jura et de la Saône-et-Loire, avec un effectif de 25 personnes. M. Noyer
Gaming Engineering donne rendez-vous en 2026 pour son usine à 20 millions en Meuse
La société technologique Gaming Engineering à Lérouville (Meuse) prépare la construction de l’usine proche à Commercy qui doit faire passer au stade industriel le produit de ses innovations dans les fixations par soudure pour l’industrie, automobile principalement. « Nous visons l’année prochaine 2026 pour sa construction », indique Maxime Grosjean, le dirigeant de la PME d’aujourd’hui 20 salariés. Le nouveau site « multipliera par huit » les surfaces utilisées aujourd’hui pour la conception des procédés d’assemblage. Il doit mobiliser un investissement de 20 millions d’euros, dont 25 % provenant du dispositif national de soutien « Première usine ». Résultant de 55 brevets déposés depuis la création en 2017, la technologie Gaming se distingue par son profil « multimatériaux », réunissant l’aluminium, les composites et d’autres matériaux, tous légers pour répondre à la recherche de réduction du poids des véhicules. M. Noyer
Bourgogne-Franche-Comté
• Un soutien régional à la filière forêt-bois de Fibois

Fibois et la Région Bourgogne-Franche-Comté ont signé une convention le 7 mai dernier, marquée par un soutien de 280.000 euros de la collectivité à l'interprofession. Avec 5 millions de m3 récoltés par an, la forêt représente un enjeu important tant écologique qu'économique pour la Bourgogne-Franche-Comté. Le territoire est un poumon vert avec 36 % de taux de boisement (contre 30 % en France) peuplée de feuillus à 80 %, notamment des chênes et des hêtres. La filière bois représente 4.670 établissements et 21.000 emplois (soit 2 % des effectifs de la région). « Nous avons là des acteurs qui pèsent dans les emplois » confie Nicolas Soret, vice-président de la région au développement économique et à l’emploi.
Mais la forêt est aujourd’hui menacée par le réchauffement climatique, notamment par l’invasion de scolytes, les insectes ravageurs qui prolifèrent avec l’élévation des températures, ou encore par les risques d’incendies. « Il y a un changement de paradigme autour d'elle, l’enjeu ne se joue plus comme avant sur le volume, mais sur la qualité, la valeur ajoutée de ce qu’on est capable de produire. Nous devons accompagner les acteurs pour aller plus loin dans la transformation des produits. Nous pouvons aussi innover en utilisant un process qui intègre l’intelligence artificielle », expose Edouard Ducerf, président de Fibois BFC. S. Dolidze










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