De 2018 à 2022, une trentaine de projets innovants dans la santé et les systèmes intelligents ont décollé grâce à l’accélérateur mis en place par le pôle de compétitivité régional PMT. Une nouvelle version de son PMT Propulseur, annoncée comme plus structurée et complète, a été présentée jeudi dernier 27 avril.
L’accélérateur régional d’innovation du PMT, ce sont les créateurs de start-up qui en parlent le mieux, à l’image de Christophe Ferrand, le président de CanCell Therapeutics. « En montant dans la fusée de PMT Propulseur, nous sommes passés de chercheurs à entrepreneurs », témoigne-t-il.
Cette biotech, née en 2020 à Besançon (Doubs) pour développer un médicament cellulaire contre la leucémie, fait partie des jeunes pousses évoluant dans le secteur de la santé ou des systèmes intelligents (procédés innovants, mécatronique…) qui ont été accompagnées dans leur décollage par le pôle de compétitivité PMT de Bourgogne-Franche-Comté (ex-Pôle des microtechniques), récemment confirmé dans sa labellisation, à l'instar de ses homologues dans la région.
Jeudi 27 avril à Dole (Jura), l’ancien chercheur de l’Établissement français du sang a témoigné, aux côtés de sa collègue Marina Deschamps, de son expérience lors d’une soirée consacrée au bilan de l’activité du Propulseur sur la période 2018-2022, ainsi qu'à la présentation de la nouvelle version du dispositif pour les trois ans à venir.
Côté résultats, les objectifs – valorisation financière, mise sur le marché accélérée, montée en compétence des entrepreneurs – semblent atteints. De 2018 à mi-2022, 31 start-ups ont profité de cette rampe de lancement, totalisant 165 emplois et 3,2 millions d’€ de chiffres d’affaires. Parmi elles, la dijonnaise EktaH (traitement de l’obésité) et la bisontine AlphaGreen (dépollution des moteurs) dont les dirigeants ont fait part de leur reconnaissance à l’égard de cet écosystème de soutien à l’innovation et au développement économique.
Un peu plus d’1 million d’€ de budget
« Notre principal atout, c’est un accompagnement individualisé et sur mesure des porteurs de projets, affirme Renaud Gaudillère, le directeur du PMT. Nous travaillons sur la stratégie de l’entreprise, avec une projection à trois ans, et allons chercher des experts métiers pour débloquer des points bien précis. » L’accélérateur inspire également confiance aux investisseurs : 7,8 millions d’€ de financement ont été assurés.
La phase 2 de PMT Propulseur est programmée de 2023 à 2026. Annoncée comme plus structurée et complète, elle se fonde sur un accompagnement renforcé et la capitalisation de l’expérience acquise. Elle prévoit des opérations de promotion sur le thème « notre région a du talent », devenues nécessaires dans un contexte de compétition territoriale.
Dotée d’un budget d’1,1 million d’€ sur trois ans, la V2 de PMT Propulseur est financée par le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, Grand Besançon Métropole, Dijon Métropole, la Banque Populaire et la Caisse d’Épargne. Mais aussi par un bénéficiaire devenu mécène : CanCell Therapeutics a décidé, dixit Christophe Ferrand, « de rendre la monnaie de la pièce pour que les autres adhérents puissent en profiter et suivre notre chemin. »
L’accès à PMT Propulseur est gratuit. Les candidats présentent leur projet sous forme de « pitch » professionnel permettant au comité de sélection d’évaluer sa maturité (commerciale, technique…) et la comptabilité de l’entrepreneur avec le processus d’accompagnement. Ce dernier comprend six types de prestations déployées après la réalisation d’un audit global. Une partie du montant de l’offre de services – jusqu’à 50 % - est prise en charge par le PMT. La durée du suivi est variable puisqu’elle s’adapte aux besoins et spécificités de chaque start-up. Actuellement, une quarantaine de structures bénéficient de cet accompagnement à la carte.






















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