Le Nancéien Compagnie française de la chaussure en liquidation judiciaire. À Dijon, le livreur « éthique » A2ROO met la clef sous la porte. Gobain rejoint le projet hydrogène Gen-Hy à Montbéliard. Un nouveau bâtiment à 36 millions d’€ pour les urgences de l’hôpital de Mulhouse. L’agglomération de Mulhouse s’investit dans Territoire d’industrie. Investisseur hôtelier en villes moyennes, Extendam achète le futur Okko à Troyes.
• Le Nancéien Compagnie française de la chaussure en liquidation judiciaire
Clap de fin pour l'une des dernières manufactures de chaussures en France. Cinq ans après sa reprise à la barre du tribunal, la Compagnie française de la chaussure à Champigneulles (Meurthe-et-Moselle), a été placée en liquidation judiciaire ce 28 novembre. Cette procédure collective va conduire au licenciement des 24 derniers salariés du site au nord de Nancy héritier du savoir-faire des usines André qui s'étaient implantées en 1896 dans la capitale des ducs de Lorraine. La société labellisée « Entreprise du patrimoine vivant » avait été placée en redressement judiciaire le 14 juin dernier, faute de carnets de commandes suffisamment garnis et de perspectives d’avenir.
La repreneuse de la CFC, son ancienne directrice des ressources humaines, a quitté l’entreprise il y a un an, laissant son partenaire, le Suisse Petrus finance, par ailleurs propriétaire de la marque Le Coq sportif, comme seul et unique actionnaire. Maria Da Silva, déléguée syndicale FO, a espéré jusqu’au dernier moment une issue plus favorable, « même si le niveau d’activité n’a jamais été exceptionnel », témoigne-t-elle. L’usine, longtemps propriété du distributeur français Vivarte aujourd’hui liquidé, rencontrait des difficultés chroniques depuis une dizaine d’années. La relance tentée par le fonds allemand Hanse Industriekapital, son repreneur en 2017, avait tourné court et diminué les effectifs à 131 à une seulement une trentaine. P. Bohlinger
• À Dijon, le livreur « éthique » A2ROO met la clef sous la porte

auxquelles elle proposait une alternative. © Arnaud Morel
Créée il y a tout juste trois ans, l’association A2ROO entendait faire émerger à Dijon (Côte-d'Or) une possibilité de livraison alimentaire éthique, éloignée du moins disant social qu'incarnent les grandes plateformes américaines et anglaises Uber Eats et Deliveroo. Las, elle annonce, sur son site, qu’elle « cesse définitivement son activité » du fait de « la situation économique actuelle. » Contactés par Traces Ecrites, aucun des deux associés n’a souhaité évoquer cette issue.
Fondée par Xavier Caron et Bruno Giraud, A2ROO entendait salarier ses livreurs. Adossée à la fédération CoopCycle, qui lui mettait à disposition son logiciel de gestion des livraisons, l'association a compté une quinzaine de restaurants partenaires, et avait atteint la cadence de plus d'une centaine de livraisons par mois. Son échec témoigne, une nouvelle fois, de la difficulté à faire émerger des solutions alternatives aux grands réseaux, qui assurent aux restaurateurs partenaires une visibilité incomparable. Cet état de fait avait conduit récemment le chef dijonnais David Zuddas, premier client d’A2ROO, à s’ouvrir aux livraisons via Uber Eats et Deliveroo. Et comme une symbole, dans son autre activité, Uber annonce ces jours-ci son arrivée sur le créneau des taxis dans la métropole régionale. A.Morel
• Saint-Gobain rejoint le projet hydrogène Gen-Hy à Montbéliard
La société Gen-Hy a annoncé, fin novembre, l’entrée à son capital du groupe Saint-Gobain en vue des avancées technologiques de son projet d’usine d’électrolyseurs à Allenjoie, sur le Technoland du Pays de Montbéliard (Doubs). Ce « partenariat stratégique » est conclu avec Saint-Gobain Solutions Haute Performance. Il a pour objet le lancement d’un « programme de recherche commun pour développer et industrialiser à grande échelle les futures générations de membranes », indique la direction de Gen-Hy. Ces « Anion Exchange Membranes » occupent le cœur du projet technologique au Technoland, pour l’amélioration des rendements de l’électrolyse à plus de 85 % à partir de l’eau et non des matériaux rares.
La filiale de Saint-Gobain apportera « ses compétences reconnues dans les céramiques et la production des polymères qui composent les membranes AEM », poursuit Gen-Hy. Le géant des matériaux de construction, dont la hauteur de participation n’a pas été précisée, est le second groupe à s’associer à Gen-Hy, après Eiffage via Eiffage Energies Systems qui a pris 15 % de la société commune de projet Gen-Hy Cube. L’usine a démarré ses travaux cet automne, en vue d’une mise en service à l’automne 2024 avec un premier effectif de 40 à 50 personnes (correspondant à une capacité de 100 MW) qui doit grimper à 120, voire 240 les années suivantes. M. Noyer
• Un nouveau bâtiment à 36 millions d’€ pour les urgences de l’hôpital de Mulhouse
Propulsé en première ligne à l’échelle nationale il y a trois ans par la crise du Covid qui a souligné son fonctionnement « sur le fil », le service des urgences de l’hôpital de Mulhouse (Haut-Rhin) va être doté d’un nouveau bâtiment devant améliorer les conditions de son fonctionnement. Ce projet se monte à 36 millions d’€, dont 30 millions d’€ de l’Etat dans le cadre du Ségur de la santé. Ses travaux démarreront en janvier 2025 en vue d’une mise en service en septembre 2028.
Le Groupement hospitalier de la régiona de Mulhouse et Sud-Alsace (GHRMSA) a retenu la conception de l’agence d’architecture Chabanne d’un bâtiment de quatre niveaux, relié à l’hôpital public Emile-Muller qui héberge actuellement le service. La construction rassemblera les urgences, le MUR, la réanimation ou encore l’unité de soins intensifs polyvalents (USIP). M. Noyer
Reconduit dans la nouvelle génération (le « temps II ») des Territoires d’industrie, celui de Sud-Alsace va bénéficier d’une implication renforcée de Mulhouse Alsace Agglomération (M2A). La communauté d’agglomération va y injecter 180.000 € sur trois ans afin de stimuler l’émergence de projets parmi des sociétés innovantes et leur mise en relation avec l’écosystème local. « Nous allons renforcer nos échanges avec l’agence régionale d’innovation Grand E-Nov+ et travailler à l’entrée d’un maximum des entreprises de notre territoire dans le dispositif régional Quest for Industry », a annoncé Laurent Riche, vice-président de M2A au développement économique, la semaine dernière lors du salon Be 5.0 – Industries du futur.
L’élu fait référence à l’incubateur de projets pour l’industire mis en place par le conseil régional. Celui-ci, par la voix du vice-président au développement économique Claude Sturni, a salué l’investissement de M2A, comme un prototype pour une « duplication qui commence à s'installer de la part d’autres collectivités locales », dans le secteur géographique de leur labellisation Territoire d’industrie. M.Noyer
• Investisseur hôtelier en villes moyennes, Extendam achète le futur Okko à Troyes
La société d’investissement Extendam participe, avec la Banque des territoires, à l’acquisition du futur hôtel Okko de 106 chambres attendu à Troyes (Aube) en 2025. « Comme nous en avons l’habitude, nous nous sommes portés acheteurs à la fois des murs et du fonds », expose Bertrand Pullès, codirigeant et cofondateur d’Extendam en 2013. La société a procédé en dix ans à l’acquisition de 345 hôtels en Europe (France, Allemagne, péninsule ibérique, Italie, Belgique, Pays-Bas…) et elle en conserve actuellement 270 dans son portefeuille représentant une valeur d’actifs de 3,6 milliards d’€.
Elle souligne se distinguer par la « part importante » d’hôtellerie indépendante, soit 35 %. « L’investissement dans l’hôtellerie des pôles dits secondaires constitue une autre de nos caractéristiques », poursuit Bertrand Pullès. Le choix de Troyes, en raison du « dynamisme de son tissu économique », est ainsi représentatif pour le capital-investisseur ciblant « l’hôtellerie économique et milieu de gamme », de 2 à 4 étoiles. Le futur établissement Okko, prévu 4 étoiles, se déploiera sur sept étages au sein d’un secteur proche de la gare de Troyes réaménagé par Vinci Immobilier. Il côtoiera ainsi une résidence étudiante de 140 appartements, une résidence senior (109 lots) et 750 m2 de commerces. M. Noyer







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