La formation à la maroquinerie se fédère dans le Pays de Montbéliard. L’équipementier automobile Purflux choisit la périphérie de Nancy pour sa logistique européenne. Sitek Insulation ferme ses portes en Alsace, 105 emplois supprimés. Lisi Automotive cède une usine française. Le versement mobilité régional, entre « impôt de trop » et quête de financements en Bourgogne-Franche-Comté. Le Club Entreprises & Mécénat BFC, un appel aux chefs d'entreprise à s'engager.
Franche-Comté
• La formation à la maroquinerie se fédère dans le Pays de Montbéliard
Le Pays de Montbéliard (Doubs) réunit en une structure commune les diverses formations à la maroquinerie qui se sont développées ces dernières années sur son territoire. L’Institut de Formation Française des Métiers de la maroquinerie (IFF2M) s’est constitué fin février, comme fédération des cursus proposés par le lycée professionnel des Huisselets de Montbéliard, les Greta de Haute-Saône et Nord-Franche-Comté et l’école spécialisée Boudard. Les formations ainsi regroupées vont du CAP à la licence professionnelle, ce qui rend la palette exhaustive de ce qui est proposé pour l’apprentissage des métiers du cuir. L’IFF2M porte l’objectif de former 150 personnes par an, « de 15 à 65 ans » : parcours initial en apprentissage, reconversion professionnelle, formation continue des personnels déjà en exercice. Les effectifs de la filière cuir-maroquinerie en Nord-Franche-Comté sont estimés à un peu plus de 3.000 salariés dans une quarantaine d’entreprises et établissements, autour de la figure de proue constituée des trois ateliers Hermès à Seloncourt, Héricourt et Allenjoie (la « Manufacture de l’Allan » inaugurée en 2018). M. Noyer
Lorraine
• L’équipementier automobile Purflux choisit la périphérie de Nancy pour sa logistique européenne

Le fabricant d’équipements filtrants pour l’industrie automobile Purflux group va désormais distribuer ses pièces à destination de l’Europe, de l’Outre-mer et de l’Afrique, à partir de Laronxe (Meurthe-et-Moselle) à l’est de Nancy. L’entreprise de plus de 3.000 salariés, détenue par un fonds américain mais fortement implantée en France, a annoncé avoir conclu un accord avec ID Logistics. A Laronxe, elle profitera d’un positionnement stratégique, dans une surface de 12.000 m² sur les 32.000 m² du site, en vue d’assurer à compter du 1er septembre 2025 la réception des produits provenant des usines, la préparation des commandes et l’expédition. L’entrepôt offrira des solutions de stockage de pointe, notamment un rayonnage étroit de très grande hauteur (11,50 m), permettant une densification de plus de 9.000 références et une capacité de stockage de 20.000 palettes. Le projet mobilisera 49 collaborateurs locaux d'ID Logistics.
Éric Hémar, président du Groupe ID Logistics, qualifie les technologies mises en œuvre de « véritable modèle d’efficacité et de performance, alliant expertise humaine et innovations robotisées », avec des robots mobiles autonomes, d'autres dédiés à la gestion des références à faible rotation, ainsi que des chariots de préparation de commandes. Ceux-ci sont équipés de projections Led permettant aux opérateurs de visualiser immédiatement où chaque colis doit être déposé. P. Bohlinger
Sitek Insulation ferme ses portes à Wissembourg, 105 emplois supprimés
En redressement judiciaire depuis la mi-2023, l’entreprise de panneaux isolants Sitek Insulation de Wissembourg (Bas-Rhin) baisse finalement pavillon. Sa liquidation a été prononcée ce 3 mars, conséquence de l’échec de la dernière chance qui se présentait à elle, une reprise en Scop (société coopérative de production) par 65 des 105 derniers salariés qui avaient adhéré à ce projet. Mais ils ont finalement retiré leur offre face à l’accumulation de difficultés quant au financement et à l'obtention d'aides publiques, et « surtout » du fait de la défection du client principal. « Il a réduit ses commandes de moitié et voulu négocier les prix à la baisse », relate Alain Dehner, délégué CFTC, seul syndicat représenté.
Ce dernier d’ordre, Morgan Advanced Materials, n’est autre qu’un ancien propriétaire de l’usine qu’il avait revendue en 2015 à quatre cadres vite ramenés à un seul, éloigné (à Londres) et dépourvus des moyens financiers nécessaires pour investir puis renflouer l’entreprise. Sitek Insulation fournissait l’industrie et le bâtiment, notamment en éléments pour des portes coupe-feu. « Le marché est porteur, mais l’outil de production à Wissembourg est devenu trop vieux et il lui faut aussi compter avec une concurrence de plus bas coûts de l’Europe centrale », relève l’administrateur judiciaire, Claude-Maxime Weil. « Les salariés ont travaillé et se sont battus jusqu’au bout, mais il n’y avait plus rien à faire », souligne-t-il. Les dernières livraisons ont été effectuées vendredi dernier. M.Noyer
Franche-Comté
• Lisi Automotive cède une usine française

Le groupe Lisi a finalisé, fin février, la vente de l’une de ses usines d’équipement automobile située en Normandie. La filiale Lisi Automotive Nomel à La Ferté-Fresnel (Orne) fabricante d'écrous et rondelles, rejoint le groupe allemand ZB Invest qui trouve dans cette transaction l’occasion de « consolider ses positions dans la production et la vente d’écrous destinés aux secteurs automobiles et à différents marchés de l’industrie et de la distribution », précise Lisi dans un communiqué. La société cédée emploie 188 salariés et a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 35,2 millions d’euros.
Pour Lisi Automotive, l’opération s’inscrit dans le « recentrage » sur les « solutions de fixation et les composants mécaniques à forte valeur ajoutée », une mutation destinée à répondre à l’électrification progressive du parc automobile. La branche Automotive du groupe basé à Grandvillars (Territoire de Belfort) a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 579,7 millions d’euros en baisse annuelle de 5 % expliquée par celle du marché automobile mondial en général, pour un résultat opérationnel courant de 17,2 millions d’euros (-21 %). Au niveau du groupe également actif dans l'aéronautique et le médical, ces deux chiffres s’établissent en 2024 respectivement à 1,794 milliard d’euros (+ 10 %) et 115 millions d’euros (+ 27 %). M.Noyer
Bourgogne-Franche-Comté
• Le versement mobilité régional, entre « impôt de trop » et quête de financements
La grogne règne parmi les entreprises de Bourgogne-Franche-Comté contre la mise en œuvre du versement mobilité régional (VMR) que le conseil régional prévoit. Si l’on en croit du moins le Medef et la CPME qui ont pris la tête du mouvement contre ce qu’ils qualifient d’ « impôt de trop en BFC. » L’expression inspire également le nom de la pétition en ligne, qui affichait 1.119 signatures à son compteur ce 3 mars après-midi. Les fédérations patronales voient dans ce projet un nouveau facteur de hausse du coût du travail s’ajoutant aux nombreux autres…dont le versement mobilité existant des agglomérations qui est destiné à participer au financement de leurs infrastructures de transport en commun, et dont le total s’est élevé dans la région à 199 millions d’euros en 2023, « en augmentation de 15 % depuis 2019 ».
Le VMR est une possibilité ouverte par la loi de finances 2025 aux régions pour le financement de leurs projets de mobilité, le ferroviaire en premier lieu, jusqu’à hauteur de 0,15 % de la masse salariale des entreprises de plus de 11 salariés. Directement interpellée, la présidente de région Marie-Guite Dufay a répondu en introduction du débat d’orientations budgétaires le 21 février. « J’entends le ras-le-bol fiscal des entreprises, cela dit, je n’oublie non plus que la politique de l’offre mise en œuvre par les gouvernements successifs au cours des années passées leur a plutôt été favorable », a-t-elle déclaré. Les employeurs seront invités à participer au comité de mise en œuvre et la présidente se déclare ouverte à d’autres solutions qui s’avéreraient pertinentes. « Je suis donc ouverte au débat, mais il reste une réalité : si l’on attend de la Région qu’elle fasse plus en matière de mobilité, un choc d’offre, une desserte plus fine des territoires, il faudra des moyens nouveaux pour le faire ; et si ces prochaines semaines au bout du bout des discussions tant locales que nationales, le versement mobilité reste la seule source possible de financement ; il faudra être cohérent ! » M. Noyer
Bourgogne-Franche-Comté
• Le Club Entreprises & Mécénat BFC, un appel aux chefs d'entreprise à s'engager

A sa création en 2009, le Club Entreprises & Mécénat BFC comptait une dizaine d’entreprises membres qui consacraient un peu de leur temps et de leur énergie à faire du mécénat et renseigner d’autres chefs d’entreprises. Ce sont aujourd’hui 25 adhérents de toutes tailles, de tous secteurs d'activités et sur l'ensemble de la région qui s’engagent, informent, sensibilisent, promeuvent et facilitent l’action des entreprises aux différents types de mécénat. Levier d'attractivité territoriale et de développement des associations, le club Entreprises & Mécénat BFC a tenu son assemblée générale le 18 février. Il est présidé par Nathalie Renvoisé-Benhamdoune qui a succédé à Virginie Taupenot.
Une gouvernance collégiale est désormais en place autour de quatre pôles : communication et marketing (valorisation des actions avec Vincent Harbulot), partenariats et développement (avec Virginie Taupenot), centre de ressources (volet juridique avec Philippe Brugnot) et fonds de dotation (avec Marie-Amélie Barnoud). 20.000 euros ont été attribués en 2024 à six associations de Bourgogne-Franche-Comté grâce au soutien d'entreprises mécènes de la région. En 2025, le Club appelle d’autres entreprises à venir les rejoindre. D. Levy











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