Stellantis se dote d’une usine de motorisations électriques à Trémery, en Moselle. Trois clubs d'entreprise de zones d'activités dijonnaises se fédèrent dans Les Z'agglomérés. La Marque Alsace souffle ses dix bougies. Le poulailler géant du groupe Duc autorisé par la préfecture de l’Yonne. L'Alsacien Feyel & Artzner réduit sa production de foie gras mais limite la casse. Dix nouveaux sous-traitants automobiles de Bourgogne-Franche-Comté soutenus dans leur diversification. Benteler à Migennes (Yonne), c’est bien la fin.
• Stellantis se dote d’une usine de motorisations électriques à Trémery, en Moselle
Carlos Tavares, le directeur général du groupe Stellantis et Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’Industrie, ont inauguré, ce 19 décembre, l’usine de motorisations électriques Emotors sur le site de Trémery (Moselle), au nord de Metz, du nom de la co-entreprise entre le constructeur automobile et le spécialiste des motorisations électriques Nidec Leroy-Somer. Plus de 100 millions d'€ ont été investis dans le réaménagement des locaux et une première phase de montée en puissance.
Cette unité se prépare à produire 240.000 systèmes de propulsion en 2023, qui équiperont les nouvelles DS3 e-Tense, Peugeot e-208, Jeep Avenger et Open Mokka Electric. Emotors est installé dans 30.0000 m² d’ateliers sur le site de Trémery où Stellantis emploie 2.500 personnes à l’assemblage de motorisations électriques, diesel et essence. Si la co-entreprise compte pour l’instant un peu plus de 180 salariés en Moselle, ses effectifs devraient grimper à 700 en 2024. À cet horizon, ses deux actionnaires prévoient d’assembler 1 million de propulsions électriques localement, pour Stellantis et d’autres constructeurs. P. Bohlinger
• Trois clubs d'entreprise de zones d'activités dijonnaises se fédèrent dans Les Z'agglomérés

« Soyons nous-mêmes, mais ensemble ! » Le slogan de la soirée de lancement du 14 décembre résume l’état d’esprit des présidents des clubs d’entreprises de l’agglomération dijonnaise qui ont officialisé leur rapprochement : Les Z’Agglomérés a vocation à porter la voix des trois associations Cap Nord, Grand Sud et Cap Suzon. « En prenant bientôt une forme associative, mais sans se substituer à elles et en respectant l’identité de chacune », précise aussitôt Dominique Bruillot, président de Cap Suzon. Les Z’Agglomérés représentent déjà les principales zones d’activités de l’agglomération, en particulier Cap Nord et celle de Longvic, soit plus de 3.000 entreprises et 30.000 emplois. Ne manquent guère à l'appel que les zones de Toison d’Or, de Saint-Apollinaire (Bois Guillaume) et de Chevigny-Saint-Sauveur.
Les Z’Agglomérés entendent porter des sujets communs, « le premier que nous avons identifié étant celui des mobilités : desserte par les transports en commun, modes doux, voirie… », précise Olivier Arbez, président du Club Grand Sud. Les problématiques de sécurité ou d’aménagement des zones pourraient également figurer à l’ordre du jour. À l’image de celle du 14 décembre, des réunions inter-clubs seront organisées régulièrement et la fédération d'associations se positionne, à terme comme porte-parole et interlocutrice auprès des pouvoirs publics, à commencer par Dijon Métropole. P. Bouillot
• La Marque Alsace souffle ses dix bougies

La Marque Alsace a célébré la semaine dernière son dixième anniversaire. De cette première décennie d'existence, ses promoteurs publics et privés ont dressé un bilan positif par rapport à ses objectifs de visibilité des produits régionaux, d’actions fédératrices autour d’eux et de stimulation de la consommation locale. Sur ce plan, « nous sommes la région qui achète le plus local, mieux que la Bretagne, avec 8 % de parts de marché dans les rayons », a rappelé Frédéric Bierry, président de la Collectivité européenne d’Alsace. La marque assortie de son logo en forme de breztel rouge unit 3 500 références produits « Savourez l’Alsace » et « Savourez l’Alsace – Produit du terroir », elle cumule plus de 2,5 millions de fans sur les réseaux sociaux. L’initiative lancée pour l’alimentaire s’est élargie à l’économie alsacienne en général, sous l’animation de l’agence de développement Adira, pour connaître des déclinaisons auprès des artisans et de 130 entreprises de production dans divers secteurs, qui sont labellisées « Alsace Excellence » par le fait de réaliser sur place les étapes-clés de transformation. La prochaine étape consiste en la création d’une marque employeur, attendue l’an prochain. M. Noyer
Le très controversé projet de poulailler géant du groupe Duc dans son fief de Chailley (Yonne) reçoit l’approbation de l’État. Le préfet de l’Yonne a signé, jeudi dernier, l’arrêté d’autorisation d’extension de 60 % des capacités de l’industriel sur ce site qui les avaient déjà doublées l’an dernier. « Le projet concourt au plan filière « volaille de chair » qui a pour objectif la structuration d'une filière française de volaille standard, travaillant avec des agriculteurs locaux et respectant une réglementation exigeante, dans un objectif de souveraineté alimentaire », justifie la préfecture dans un communiqué. L’extension sera soumise à des contraintes environnementales renforcées, poursuit la préfecture. Ce qui ne devrait pas suffire à calmer l’opposition locale au projet du géant de la volaille. M. Noyer
• L'Alsacien Feyel & Artzner réduit sa production de foie gras, mais limite la casse

La maison de foie gras alsacienne Feyel & Artzner, basée à Schiltigheim, a enregistré une baisse de production de 15% en 2022 en raison des difficultés d’approvisionnement dues à la grippe aviaire. Bien que conséquente, la diminution reste inférieure à la moyenne nationale qui devrait traduire, cette année, un recul historique de 30 à 35% du fait de la succession des épisodes d’influenza aviaire depuis 2020. « Nous avons amorti le choc grâce à nos sources d’approvisionnement diversifiées », indique Patricia Houdebert, directrice marketing de l’entreprise. Feyel & Artzner se fournit auprès de sa filiale, la Ferme du Puntoun dans le Gers, et en Hongrie. Elle a testé durant cette fin d’année de nouveaux fournisseurs basés dans l'Hexagone et en Hongrie à nouveau. Face aux approvisionnements réduits, l’entreprise a suspendu la production d’une dizaine de références sur l’oie et s’est concentrée sur les plus plébiscitées par les consommateurs : les torchons de foie gras et autres foies gras entiers. La volonté de devenir un acteur majeur de la filière oie en France et la stratégie de diversification de la gamme (plats cuisinés, viandes à griller...) afin de « désaisonnaliser » l'activité restent d'actualité. En 2022, Feyel & Artzner qui emploie 80 salariés aura réalisé un chiffre d’affaires de 13,2 millions d’€, contre 14 millions en 2021. J.Giorgi
Dix entreprises sont lauréates en Bourgogne-Franche-Comté du nouvel appel à projets France 2030 sur la « diversification des sous-traitants de la filière automobile ». Elles totalisent des projets industriels d’une valeur de 41,3 millions d’€ en investissements productifs et seront aidées à hauteur de 8 millions d’€ par l’État. Les subventions visent à soutenir la filière automobile fragilisée par plusieurs crises (Covid-19, pénuries des semi-conducteurs, augmentation du prix de l’énergie) et permettent aussi d’anticiper la fin programmée des ventes des véhicules thermiques en 2035 en Europe. Le Jura se positionne en force avec 4 entreprises lauréates : Le Décolletage Jurassien, Ardec Precision Machining, Baud Dimep et Baud JTD. La liste régionale se complète de Scoder (Doubs), Rouvray (Côte-d’Or), Plastiform (Doubs), Ushin (Nièvre), Lisi Automotive (Territoire de Belfort) et Meca Forging (Haute-Saône). S.Dolidze
Relire l'article de Traces Écrites News : En Bourgogne-Franche-Comté, la task force de la sous-traitance automobile démarre son action pour l’électrification et la diversification
• Benteler à Migennes (Yonne), c’est bien la fin

Annoncée il y a un an, la fermeture de l’usine (Lire ici) de sous-traitance automobile Benteler à Migennes (Yonne) est devenue définitive la semaine dernière, avec la sortie des toutes dernières pièces de moteur et châssis. Il restait 165 salariés permanents sur l’effectif de 311 CDI (400 personnes avec les intérimaires) au moment de la décision de la maison-mère allemande de se séparer du site, jugé trop coûteux et foyer de pertes, de l’ordre de 10 millions d’€ par an depuis 10 ans. Le site d’emboutissage de pièces à chaud, qui fournissait notamment Stellantis et Renault, n’a pas trouvé de repreneur. M. Noyer







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