Les 17 et 18 novembre prochains, le salon Euro Industries se tiendra à Mulhouse (Haut-Rhin), sous ce nom changé, mais dans la continuité de la thématique de l’industrie du futur qu’il a impulsée depuis neuf ans. A nouveau, il proposera à ses visiteurs la mise en exergue des compétences des entreprises et prestataires de l’Est de la France pour ce sujet crucial. Dans ce cadre, Traces Ecrites reproduit la diffusion préalable d’articles de focus sur certains de ces acteurs, en guise de « mise en appétit », en partenariat avec le Parc Expo de Mulhouse, organisateur d’Euro Industries. Aujourd’hui : HLP. Son activité de conseil, de services et de solutions logicielles et matérielles place la PME du Technoland de Montbéliard (Doubs) en position privilégiée pour observer les mutations opérationnelles du concept d’industrie du futur, sa cible d’activité de toujours. Recherche d’une vision plus exhaustive des facteurs de performance et intégration de nouvelles données caractérisent de telles évolutions. Elle-même s’adapte, comme il se doit.
Son activité la place en observatrice avisée de l’évolution de l’ « industrie du futur. » Depuis le Technoland du Pays de Montbéliard (Doubs) où elle est implantée, la société HLP poursuit le développement de son offre qui combine conseil, services, solutions logicielles et matériels de mise en œuvre dans l’industrie manufacturière et la supply chain, en vue de les accompagner dans leur digitalisation. Cet ensemble de prestations repose sur le pilotage de la performance, le management visuel (communication en temps réel, alertes de maintenance…) et le MES (Manufacturing Executive System) : planification et supervision des ordres de fabrication, gestion des équipes concernées, enregistrement des contrôles…
Or, « notre modèle évolue, parce que l’industrie « du futur », elle aussi, modifie ses paradigmes », souligne le dirigeant d'HLP Bertrand Husson. Il relève trois tendances de fond majeures. D’une part, « la demande d’un contrôle des données pour un pilotage complet des indicateurs de suivi de la production et de la performance, dans une solution qui sache les regrouper. » D’autre part, la prise en compte devenue systématique de l’énergie dans le suivi de ces données et plus généralement dans le management des systèmes de production. « Ce n’est plus un sujet à part, mais un critère intégré », confirme Bertrand Husson. De même, la gestion de la cybersécurité « est devenue un facteur fondamental de sélection du prestataire », observe le président d'HLP.
En somme, numérisation et dématérialisation riment avec globalisation des problématiques. Mais celles-ci sont à définir de façon spécifique pour chaque entreprise. HLP en tire les conséquences pour son offre. La société noue des partenariats, à l’instar de son rapprochement avec dDruid. Cette entité édite une plateforme d’IoT (internet des objets), si bien que son couplage avec Mappsy, la solution logicielle d’HLP, permet de centraliser les données pour leur suivi, depuis leur collecte jusqu'à leur exploitation, relativement à tous les enjeux de production, maintenance, contrôle, etc.
Vu comme la clé d’avenir, l’IoT suscite également chez HLP « une stratégie de croissance externe » dans cette spécialité. De plus, « notre projet à l’horizon 2030 repose notamment un changement de modèle de licence pour Mappsy, vers le Saas (software as a service) récurrent, en lui associant une offre de services de plus en plus étendue », énonce Bertrand Husson.

Cette trajectoire doit mener la PME, située sur le territoire communal de Brognard, en 2030 aux seuils respectifs de 45 salariés et de 10 millions d’euros pour le chiffre d’affaires, à partir des 30 collaborateurs actuels ayant généré un chiffre d’affaires de 4,2 millions d’euros l’an dernier. De telles progressions entendent être associées à celle de la rentabilité de sorte à atteindre le taux de 30 % d’Ebitda, « la référence pour les éditeurs de logiciels », selon le dirigeant. Elles seraient d’autant plus spectaculaires que HLP a connu avant 2025 des exercices plus délicats - elle est passée de 35 à 30 personnes.
« Nous avons consacré du temps aux questions de développement. Le produit est désormais mûr pour nous permettre d’axer nos priorités sur le commercial », énonce Bertrand Husson. Ce type de fonctions concentrera l’essentiel de la quinzaine de recrutements programmés dans les trois prochaines années.
L'importance croissante de la supply chain

L’objectif de croissance induit également des levées de fonds, d’un montant que l’éditeur évalue à environ 2 millions d'euros. Les mutations, la PME les repère aussi dans le pilotage même des grandes fonctions de l’industrie manufacturière : celui-ci se déplace vers l’aval. « La supply chain et la logistique gagnent du terrain », explicite Bertrand Husson. Le profil de clientèle du prestataire nord-franc-comtois bouge en conséquence : « La supply chain augmente sa part avec constance, pour atteindre 25 à 30 %. »
Quelques références majeures en témoignent : après Idéa Logistique avec lequel les relations d'affaires sont déjà déployées depuis quelques années, celles-ci se sont étendues récemment à Sofrilog un spécialiste de la logistique du froid, à Haudecoeur (flux de produits alimentaires) et, depuis avril dernier, au géant mondial Ceva Logistics.
Quant au portefeuille dans l’industrie, il représente un panel varié, enrichi récemment des câbles sous-marins d’Alcatel Sub Marine et du groupe SEB, avec un point fort dans l’aéronautique, un marché piloté surtout par l’agence de Nantes (6 salariés), HLP étant également implanté à Casablanca au Maroc. L’automobile, par contre, en fait de moins en moins partie. « Elle représentait les trois-quarts du chiffre d’affaires dans nos premières années (l’entreprise a été créée en 1999, Ndlr), relève le président d'HLP. Mais depuis quatre ans, nous n’avons pas rentré de contrats dans cette filière. »
Photos fournies par l'entreprise


























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