Les 17 et 18 novembre prochains, le salon Euro Industries se tiendra à Mulhouse (Haut-Rhin), sous ce nom changé, mais dans la continuité de la thématique de l’industrie du futur qu’il a impulsée depuis neuf ans. A nouveau, il proposera à ses visiteurs la mise en exergue des compétences des entreprises et prestataires de l’Est de la France dans ce sujet crucial. Dans ce cadre, Traces Ecrites reproduit la diffusion préalable d’articles de focus sur certains de ces acteurs, en guise de « mise en appétit », en partenariat avec le Parc Expo de Mulhouse, organisateur d’Euro Industries. Aujourd’hui : la Communauté des offreurs de solutions (COS). Une cinquantaine d’entreprises de toutes tailles composent un groupement informel d’expertise technique, ainsi dénommé. Toutes labellisées par l’Alliance Industrie du Futur, elles échangent en premier lieu sur les innovations et sur les moyens d’apporter à leurs consoeurs les voies pour sortir d’une impasse technique, de façon souple. Sans exclure de s'associer plus formellement dans le but de répondre à une grosse commande.

L’industrie du futur a sa communauté dans le Grand Est. Une cinquantaine d’entreprises justifiant de l’incarner sont regroupées dans une solution voulue aussi souple qu’efficace. La Communauté des Offreurs de Solutions (COS) s’est étoffée de la sorte ces dernières années, sous l’impulsion des professionnels eux-mêmes qui ont pris le relais de la CCI Grand Est les ayant accompagné pendant une première période de 2017 à 2021.

 

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D’une taille qui varie de la start-up au groupe d’envergure internationale (EDF en l’occurrence), ces membres remplissent deux critères : l’implantation dans le Grand Est et une qualification en quelque sorte agréée de représentant de l’industrie du futur. En effet, ils satisfont tous au référentiel de l’Alliance Industrie du Futur, l’association rendue par le gouvernement officiellement porteuse de la filière.  

On entre dans la COS d’abord comme invité - et on peut sortir librement -  le temps pour soi-même de se faire une opinion sur la pertinence à s’engager, et pour les membres pré-existants, de s’assurer de cette compatibilité. Celle-ci n'est toutefois pas liée à des considérations de concurrence. « Certains peuvent être les compétiteurs des autres, mais nous dissocions nos échanges des questions de marché. Le principe directeur, c’est la prédisposition à participer à une dynamique d’innovation », expose Nina Ziehmer, porte-parole du COS.

L'adhérent est ainsi appelé à apporter sa part de solution à un ou plusieurs autres, à la carte. Avant tout pour faire progresser l’expertise technique générale, partager les bonnes pratiques, détecter les synergies, voire constituer une offre mutualisée pour une réponse commune à un grand donneur d’ordre.

COS Aprex
Parmi les membres, figure Aprex Solutions, spécialiste à Nancy (Meurthe-et-Moselle) du contrôle visuel de pièces en matières diverses. © Aprex Solutions

La Communauté a trouvé le terme pour exprimer ce mode opératoire souple : la do-ocratie (de « do », faire en anglais) selon laquelle chacun apporte librement sa contribution, bien concrète. « Un cas de figure consiste dans le fait qu’un membre arrive à ses limites pour la réalisation d’une machine. Il fait alors appel à un collègue du COS », décrit Nina Ziehmer.

De fait, les experts techniques - et digitaux - constituent le noyau dur de cette communauté depuis son origine il y a bientôt dix ans, au gré de sa composition successive. Les consultants sont vus plutôt comme des partenaires, extérieurs. La Communauté a pris le rythme de se réunir une à deux fois par mois, dont au moins une rencontre en physique, au début de l’été, chez l’un des membres ce qui procure une occasion de visite d’une entreprise entre pairs. 

Le salon mulhousien, vitrine annuelle

COS AMR
L'an dernier lors du salon alors dénommé Be 5.0 à Mulhouse, l'entreprise CMS Automatisme de Schweyen (Moselle) a proposé la démonstration de son robot autonome mobile AMR appliqué au transport d'équipements d'autres membres de la communauté, afin de souligner les synergies internes à cette initiative. © Mathieu Noyer

La veille réglementaire et l’organisation de webinaires et autres formes de sensibilisation-formation collective s’insèrent également dans l’activité. Un comité de pilotage suit les questions pratiques et veille à l’animation du réseau, selon une composition tournante. Y siègent actuellement Cognivance (application de l’IA à l’industrie, Nancy), le spécialiste alsacien des équipements d’automatismes Selmoni et 2B Conseil.

La structure a fait du salon professionnel de Mulhouse jusqu’alors dénommé Be 4.0 puis Be 5.0 une « vitrine » de savoir-faire. Elle y organise des démonstrations collectives illustrant par le concret les synergies possibles. C’est ainsi que l’an dernier, l’entreprise CMS Automatisme de Schweyen (Moselle) a montré les capacités et atouts de son robot autonome mobile (AMR) à travers son application à une machine de contrôle de plaquettes de bois de Selmoni à Altkirch (Haut-Rhin), suivie d’un contrôle visuel du Nancéien Aprex Solutions, le tout sous un pilotage informatique de The WiW également basé à Nancy.

Cette année, pour l’édition des 17 et 18 novembre de la manifestation mulhousienne rebaptisée Euro Industries, la réflexion s’oriente vers la tenue d’un stand commun qui reproduirait une mini-usine combinant les compétences des participants au sein de la COS. A ce stade, sont annoncés l’éditeur d’ERP Eureka Solutions, 2B Conseil, CMS Automatisme, RF Conception spécialiste des communications par radiofréquence (RFID), Selmoni et The WiW.

 

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