La giga-chaufferie aux déchets d’Alsachimie se met en marche. Lionnel Petitcolas et Christophe Le Mesnil, nouveaux coprésidents de l’UMIH 21. La Palette Comtoise rejoint le groupe Epalia. Une école du management 4.0 à l’initiative d’HLP dans le nord Franche-Comté. Sept sites industrialisés clés en main dans l’Est. Le projet d’hydrogène Verso Energy en Moselle reconnu d’intérêt européen.
Alsace
• La giga-chaufferie aux déchets d’Alsachimie se met en marche
Le groupe allemand B+T a inauguré, ce 26 avril, la centrale de CSR (combustibles solides de récupération) sur le site Alsachimie à Chalampé (Haut-Rhin) que cette installation alimente par transformation en vapeur des déchets non-recyclages à fort pouvoir calorifique. Avec ses 200.000 tonnes ainsi brûlées chaque année, l’unité devient la plus importante en France de sa catégorie, en attendant la mise en service, cette fin 2024 de celle de Veolia pour le compte de Solvay à Dombasle-sur-Meurthe, en Lorraine. La quantité de vapeur produite par an à Chalampé, 550.000 mégawatts/heure, représente l’équivalent de la consommation de 35.000 logements en gaz naturel, l’énergie à laquelle elle va se substituer en partie.
« Nous fournissons à Alsachimie en moyenne 30 à 40 % de ses besoins, par une ressource décarbonée, et garantie à prix et volume fixes », souligne Francis Muller, directeur adjoint du site B+T. La dépendance au gaz se réduira ainsi à environ 50 % pour l’usine de produits intermédiaires du Nylon, qui pourra distribuer de la vapeur à ses voisines (Butachimie, Linde) sur la plate-forme chimique W Europe, première consommatrice de gaz naturel en France. B+T (400 salariés, chiffre d’affaires de 350 millions d’euros) a investi 130 millions d’euros dans cette unité qui a sorti ses premières quantités de vapeur en juillet 2023 avant de monter progressivement en puissance. Les CSR, rassemblés et préparés pour moitié au centre de tri voisin de l’Alsacien Schroll à Pfastatt, sont constitués notamment de bois usagés, de mobiliers et de certains types de plastiques. M.Noyer
Bourgogne
• Lionnel Petitcolas et Christophe Le Mesnil, nouveaux coprésidents de l’UMIH 21
Patrick Jacquier passe la présidence de l’UMIH 21 (l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie de Côte-d’Or) à Lionnel Petitcolas (La Gentilhommière) et Christophe Le Mesnil (Le Melkior & Le Baltazar). Lui qui veille au bon fonctionnement de l’hôtellerie et de la restauration du département depuis 18 ans ne sera très loin de cette institution - il en devient président d’honneur - mais pour autant il avait envie de passer la main. Pour Lionnel Petitcolas qui reste en parallèle président de la branche « hôteliers indépendants » de l’UMIH 21, cette passation de pouvoir va offrir une « nouvelle sensibilité. C’est un changement dans la continuité aussi… »
Franche-Comté
• La Palette Comtoise rejoint le groupe Epalia

À Cramans (Jura), la société Jacquot-Baudier, plus connue sous l’enseigne La Palette Comtoise, a été reprise par le groupe lyonnais Epalia. L’affaire a été vendue par Bertrand Jacquot, propriétaire de l’entreprise familiale fondée par son arrière-grand-père en 1910. Employant une vingtaine de salariés, Jacquot-Baudier dispose d’un atelier pouvant produire plus de 500.000 palettes et de sa propre scierie. Elle travaille principalement pour le secteur de la construction, de la chimie, de la pharmacie, de la plasturgie et de l’agroalimentaire et réalise un chiffre d’affaires de 4,5 millions d’euros.
Avec 16 millions de palettes en bois traitées par an, Epalia (380 salariés, chiffre d’affaires 83 millions d’euros) se présente comme le leader français du réemploi de ce support de manutention et de transport des marchandises. Ancienne filiale de Suez Environnement cédée en 2018 à la société d’investissement American Industrial Acquisition Corporation (AIAC), la société compte une quarantaine de sites en France dont ceux de Longvic (Côte-d’Or), Etupes (Doubs), Baltzenheim (Haut-Rhin), Strasbourg (Bas-Rhin), Toul (Meurthe-et-Moselle) et Metz (Moselle). « Cette acquisition va contribuer à renforcer encore le maillage géographique de proximité d’Epalia et à l’élargissement de son offre de produits et services tout en lui permettant de s’intégrer en amont pour une bonne gestion des approvisionnements », indique le cabinet dijonnais Link deal qui a accompagné cette cession. Bertrand Jacquot devrait s’impliquer, à l’avenir, dans les achats bois et la stratégie du groupe. E. Prompt
Franche-Comté
• Une école du management 4.0 à l’initiative d’HLP dans le nord Franche-Comté

HLP, la société de conception et mise en place de solutions digitales dans les entreprises basée à Etupes (Doubs), ajoute la corde de la formation à son arc. Elle lance, ce début mai « l’école de management 4.0 », une initiative visant à « permettre aux managers de différents niveaux hiérarchiques de piloter la digitalisation de leur entreprise, qui va bien au-delà de la seule maîtrise technologique », expose Bertrand Husson, président d’HLP. Installé dans les locaux récemment aménagés de l’entreprise au Technoland d’Etupes, cet « atelier-école » propose trois parcours de formation de deux à dix jours selon le public-cible respectif : chef de projet digital, encadrement de proximité (middle management) et direction générale, avec un contenu adapté aux attentes et degré de maîtrise de chacun d’eux. La PME qui combine conseil, conception logicielle et fourniture de matériel pour le pilotage et la maintenance de systèmes industriels emploie 37 salariés et a réalisé un chiffre d’affaires de 4,2 millions d’euros en 2023. M.Noyer
Grand-Est et Bourgogne-Franche-Comté
• Sept sites industrialisés clés en main dans l’Est

Deux en Bourgogne-Franche-Comté et cinq dans le Grand Est : les deux régions récoltent au cumul un huitième des 55 sites industriels « clés en main » sélectionnées par l’Etat, ce qui leur permet d’être exemptés à la nouvelle règle contraignante du zéro artificialisation nette (ZAN). Les bourguignonnes se concentrent en Saône-et-Loire avec la friche Nordeon-Philips de Chalon-sur-Saône de 7 hectares dont la démolition a débuté il y a quelques semaines pour mise à disposition début 2025, et celle Lucy de l’ancienne centrale à charbon de Montceau-les-Mines. Dans le Grand Est, les élus sont l’Axioparc de Drusenheim (Bas-Rhin) de 100 hectares sur l’ancienne raffinerie Total, le site Elpa (ancienne tuilerie Migeon) de 20 ha réindustrialisables, l’ancienne usine textile BTT à Thaon-les-Vosges (50 hectares), l’ancien site militaire de Domgermain (Meurthe-et-Moselle) et la Zac Bioéconomie à Pomacle (Marne). M.Noyer
Lorraine
• Le projet d’hydrogène Verso Energy en Moselle reconnu d’intérêt européen
Le statut de « projet d’intérêt commun » européen a été reconnu en avril à « CarlHYng », le dossier d’hydrogène vert porté par la société française Verso Energy en partenariat avec Siemens Energy. La nouvelle énergie sera produite à Carling (Moselle) sur le site d’origine pétrochimique, à hauteur de 300 mégawatts issus de trios électrolyseurs moyennant un investissement de 450 millions d’euros, pour une mise en service progressive entre 2028 et 2030. Cette puissance doit alimenter les diverses installations d’industries lourdes entre la Moselle et la Sarre, au moyen du réseau de canalisation « mosaHYc » transfrontalier entre GRTgaz et l’Allemand Creos, qui mobilise à son tour 110 millions d’euros d’investissements. M. Noyer






















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