ECO)BREF. Cela s'est passé cet été... BeAM rachetée par AddUp, la coentreprise de Michelin et de Fives. Le pain brioché G-Nutrition de Dijon Céréales remboursable par la sécurité sociale. L’entreprise textile vosgienne Valrupt Industries trouve des repreneurs. Lancement d'une montre Origine France Garantie à Besançon. Le drapeau des Emirats flotte sur Manurhin. Suez investit 67 millions d’€ pour incinérer les déchets des Vosges. Une Identification Géographique (IG) pour la pierre de Bourgogne. Piscines Magiline renforce ses fonds propres.

 

• BeAM rachetée par AddUp, la coentreprise de Michelin et de Fives.

 

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« L’arrivée d’AddUp et de ses actionnaires Fives et Michelin, nous permet de sécuriser le développement de BeAM et de bénéficier de la mutualisation de ressources respectives », précise Vincent Gillet, directeur général de BeAM depuis août 2017. © BeAM.

 

La pépite alsacienne BeAM, fabricant de machines d’impression 3D métallique, est rachetée par AddUp, la joint-venture de Michelin et de Fives basée à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) qui acquiert l’intégralité du capital auprès de plusieurs business angels et de BNP Paribas Développement.
Les deux entreprises de fabrication additive développent des technologies complémentaires : la projection de poudre métallique par laser (DED, Directed Energy Deposition) pour BeAM et la technologie de fusion sur lit de poudre pour AddUp.
« Ensemble, BeAM et AddUp ont un positionnement unique sur le marché de la fabrication additive (...) avec un éventail complet de solutions en fabrication additive métallique », déclare Vincent Ferreiro, PDG d’AddUp dans un communiqué.
BeAM qui emploie 45 personnes à Illkirch-Graffenstaden (Bas-Rhin) et réalise un chiffre d’affaires de près de 6 millions d’€ possède une filiale à Cincinnati aux Etats-Unis (Ohio) et une autre, depuis mars 2018, à Singapour.

Dans ces deux parties du monde, la fabrication additive dans le cycle de production est plus développée qu’en Europe où elle se cantonne le plus souvent aux prototypes ou à la réparation de pièces. Les termes exacts de la transaction ne sont pas divulgués. C.P.

 

 

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• Le pain brioché G-Nutrition de Dijon Céréales remboursable par la Sécurité sociale.

 

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C’est une bonne nouvelle pour Dijon Céréales qui avait du mal à imposer le pain brioché G-Nutrition, plus connu sous le nom de « pain sénior », dans les établissements d’hébergement de  personnes âgées, l’une de ses principales cibles de « clientèle ».

Un arrêté du 9 juillet 2018 inscrit cet aliment sur la liste des produits remboursables de la Sécurité sociale « à des fins médicales spéciales ». Ses qualités hyperénergétiques (3,01 calories par gramme) et hyperprotidiques (20,6 grammes de protéines pour 100 g) lui valent cette reconnaissance pour les personnes souffrant de dénutrition ou atteintes de maladies graves. Il peut donc désormais être prescrit sur ordonnance et sera disponible dans les pharmacies d'ici la fin de l'année.
Le pain brioché G-Nutrition est né d’une collaboration entre le laboratoire Cérélab à Aiserey (Côte-d’Or), créé par le groupe Dijon Céréales et le fabricant d’ingrédients de meunerie Eurogerm à Dijon, l’INRA (UMR Agroécologie), le Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation de l’Université de Bourgogne et le CHU de Dijon. Il fut le premier projet labellisé par le Pôle de compétitivité Vitagora, en 2007. Il est fabriqué par 365 Matins près de Besançon, que le groupe Dijon Céréales a racheté fin 2013. C.P.

 

 

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• L’entreprise textile vosgienne Valrupt Industries trouve des repreneurs.

 

Les salariés de la manufacture textile Valrupt Industries à Rupt-sur-Moselle (Vosges) voient leur horizon s’éclaircir quelque peu. Le tribunal de commerce de Paris a validé le 1er août le plan de reprise de l’activité « confection » de cette filiale du groupe Valmon placée en redressement judiciaire le 8 mars 2018. Le repreneur, la société familiale Cote d’amour (Seine-Saint-Denis), prévoit de maintenir 26 emplois sur le 103 qui comptait l’usine.

L’entreprise (chiffre d’affaires de 15 millions d’€), leader en France sur le marché des protections de literie, est l'une des dernières dans l’hexagone à assurer la transformation du coton depuis le filage jusqu’à la confection. Ce fournisseur privilégié de la grande distribution a cependant vu ses marges brutes chuter de 29% à 18% en l’espace de 6 ans.
Courant septembre, la juridiction commerciale parisienne va parallèlement trancher  sur la reprise de l’activité « filature » de Valrupt représentant une vingtaine d’emplois. Deux offres sont en compétition : celles de Cote d’amour et celle de la marque 1083, « le jean made in France », fondée par Thomas Huriez, gérant de Modetic. P.B.

 

• Besançon choisie pour le lancement de la marque horlogère française Routine.

 

 

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© Routine/Ulule.

 

Elle serait la première marque de montres labellisée « Origine France garantie » et la petite entreprise créée pour la lancer doit recevoir, en ce mois de septembre, le prix de la start-up du label. Routine, telle est son nom, est le fruit du travail de Florian Chosson, un jeune ingénieur de Romans (Isère) qui s’est lancé le défi de concevoir et fabriquer la montre la plus française possible, dans un souci de patriotisme économique et de préservation de la filière.

Sobres mais design, ses deux premiers modèles, « Originale » et « Radar » affichent 86% de composants francs-comtois, 13 fournisseurs sur 14 en France et un assemblage 100% hexagonal. Et c’est à Besançon, ville horlogère, qu’ils ont présenté la marque, le 29 août, pour le lancement des précommandes dès ce mardi 4 septembre 2018 sur la plateforme de financement participatif Ulule. M.C.

 

 

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• Le drapeau des Emirats flotte sur Manurhin.

 

C’est sous pavillon des Émirats Arabes Unis que Manurhin va fêter son centenaire en 2019. La célèbre entreprise d’armement de Mulhouse (Haut-Rhin) a été reprise le 1er août par Edic, le consortium de l’industrie de la Défense de l’Etat du Moyen-Orient. Celui-ci a emporté la mise à la barre du tribunal de grande instance de Mulhouse, en conclusion du redressement judiciaire dans lequel Manurhin s’était retrouvé en juin, après déjà une année en procédure de sauvegarde.
L’offre d’Edic a été préférée à celle du belge New Lachaussée qui ambitionnait de constituer un pôle européen dans la fabrication de machines de cartoucherie, la spécialité de Manurhin. Le repreneur conservera 104 salariés sur les 145 restants après une série de démissions.
Par le capital de 10 millions d’€ qu’il va injecter dans la filiale française qu’il va créer, Edic devrait apporter les fonds qui se sont dérobés à l’ancienne équipe dirigeante autour de Rémy Thannberger. Celui-ci quitte l’entreprise avec le pool de dirigeants et d’investisseurs alsaciens qu’il avait fédéré et qui n’ont pas ménagé leur peine pour la redresser. Mais ils n’ont pu se dépêtrer de l’obstruction de leur actionnaire de référence slovaque Delta Defence et ont dû composer avec un soutien plus ou moins affirmé de l’État français.
En panne de financements, Manurhin s’était retrouvé dans une situation paradoxale : des pertes croissantes, ayant atteint 16,7 millions d’€ en 2017,  au point de dépasser un chiffre d’affaires en chute libre (12 millions l’an dernier contre 60 en 2015) alors que le carnet de commandes dont Edic hérite avoisine 100 millions d’€. M.N.

 

 

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• Une Identification Géographique (IG) pour la pierre de Bourgogne.

 

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La place de la Libération à Dijon, l'une des références de la pierre de Bourgogne. © Ville de Dijon.

 

C’est le résultat de plusieurs années de démarches qui visent à différencier la pierre de Bourgogne sur le marché des pierres ornementales et lutter contre la contrefaçon. La pierre de Bourgogne bénéficie désormais d’une Indication Géographique (IG), une homologation publiée par l’INPI dans le Bulletin Officiel de la Propriété Industrielle le 29 juin 2018.
Les opérateurs, au nombre de 27, protègent ainsi le lieu d’extraction, de transformation et de façonnage de cette pierre calcaire de l’ère secondaire de l’époque jurassique, sur une aire géographique délimitée à la Côte-d’Or, la Saône-et-Loire et l’Yonne. Ils représentent près de 16% de la filière pierre de France, réalisent un chiffre d’affaires cumulé de 52 millions d’€, dont 22% à l’export.
Ce matériau de construction souffrait de copies et d’une utilisation abusive du nom en provenance de pays étrangers. Sont exclus de l’IG Pierre de Bourgogne, les granulats et les produits composites : pierres reconstituées, bétons et moulages. C.P.

 

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• Piscines Magiline renforce ses fonds propres.

 

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L'Aubois Magiline lance une gamme de piscines connectées pour les rendre plus économes en énergie. © Magiline.

 

Le fabricant de piscines de Troyes (Aube) qui se présente comme le n°3 du marché français a bouclé un tour de table de 12 millions d’€ auprès de Bpifrance et de plusieurs acteurs de la gestion d’actifs et du capital investissement actionnaires depuis 2016 : UI Gestion qui gère en Champagne, IRPAC Développement (société régionale d’investissement pilotée par le Conseil régional, la Caisse d’Epargne et BpiFrance) et le FPCI CAP EST dédié aux PME du Grand Est et de Bourgogne-Franche-Comté, ainsi que Esfin Gestion et BTP Capital.
Piscines Magiline (chiffre d’affaires de 25 millions d’€, 100 salariés) accueille également dans son capital Demeter, fonds implanté à Metz, spécialisé dans l’accompagnement des sociétés innovantes dans le domaine des matériaux, ainsi qu’une partie du management.

Dans un communiqué, Hervé Ricard, PDG, dit ainsi disposer « de fondations très solides pour bâtir sur le moyen terme ». Dans le viseur dès 2019, une gamme de piscines chauffées, économes en énergie et gérables à distance via smartphone. C.P.

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