Can Packaging racheté par Sonoco. Innothera en négociation exclusive en vue du rachat de Gibaud. A Sochaux, PSA renoue avec l’intérim. La cantine à 2€ dans les collèges de Côte-d’Or. Le Grand Est ouvre des lignes TER à la concurrence. La cristallerie lorraine Baccarat mise en difficulté par son actionnaire chinois. Transmission du groupe Arcom. La centrale nucléaire de Chooz à l’arrêt à cause de la sécheresse.


• Le fabricant d’emballages Can Packaging racheté par Sonoco


La PME familiale spécialiste des emballages en carton, basée à Habsheim dans le Haut-Rhin, passe aux mains de Sonoco, l’un des géants du secteur (5,4 milliards de dollars de chiffre d’affaires, 23.000 employés dans le monde). Début août, la société américaine a annoncé l’acquisition de Can Packaging pour un montant total de 41,7 millions d’€, soit environ 49 millions de dollars. Fondée par Georges Sireix en 1989, Can Packaging exploite deux usines de fabrication à Habsheim en Alsace et à Ancenis en Loire-Atlantique. Can Packaging devrait réaliser un chiffre d'affaires d'environ 23 millions d’€ en 2020 et fournit des emballages en carton durables à de grandes marques européennes de produits alimentaires. L'entreprise compte environ 60 salariés. « Cette acquisition stratégique nous apporte de nombreuses nouvelles innovations, notamment une technologie brevetée permettant de produire un emballage recyclable et performant tout papier », a déclaré Howard Coker, président et directeur général de Sonoco.
Can Packaging est l’inventeur de Green Can, une boîte contenant selon les versions de 92 à 98% de carton et de papier. Georges Sireix restera consultant pour Sonoco et son fils Guillaume qui dirigeait le département technologie et ingénierie demeure à la tête de l'innovation de la division européenne des produits de consommation du groupe. J.G.

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• Le lorrain Innothera entre en négociation exclusive en vue du rachat de Gibaud

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Innothera conçoit des bas de contention sur son site de Nomexy (Vosges). © Philippe Bohlinger

Bien implanté dans les Vosges, Innothera a annoncé le 23 juillet être entré en négociation exclusive en vue du rachat de Gibaud, propriété du groupe islandais Össur. Gibaud emploie au total 360 collaborateurs à Saint-Etienne (Loire) et Trévoux (Ain) dans le développement et la commercialisation de dispositifs de soins orthopédiques des jambes et du pied.
Innothera qui compte 1.200 salariés dont 320 à Nomexy (Vosges), estime que ce rapprochement donnerait naissance à un champion français du dispositif médical, avec une forte capacité de croissance à l’international. Les bas de compression veineuse fabriqués dans les Vosges positionnent le groupe basé à Arcueil (Val-de-Marne) comme un des leaders sur ce marché. P.B.

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•  A Sochaux, PSA renoue avec l’intérim

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PSA à Sochaux réembauche des intérimairesdont l'effectif étant tombé à zéro au printemps. © Traces Ecrites

La Covid-19 ne serait-elle plus déjà qu’un mauvais souvenir chez PSA à Sochaux (Doubs) ? (Lire ici l’article de Traces Ecrites News). L’usine berceau du groupe retrouve pratiquement ses niveaux de production d’avant le confinement et fait revenir par conséquent en masse les intérimaires dont l’effectif était tombé à zéro ce printemps. Ce 31 août, le site a remonté l’équipe de nuit de son « système 2 » qui fabrique les 3008, les 5008 et le Grandland de la filiale allemande Opel, ainsi qu’une demi-équipe de jour pour la 308, sur le système 1 où une équipe complète a déjà été reconstituée depuis le 17 août. 

Ces relances vont lui permettre de sortir près de 2.000 véhicules par jour de ses lignes, non loin du seuil de 2.200 qu’il atteignait en début d’année. Pour remonter en cadence, l’usine procède depuis la mi-août au rappel d’intérimaires : 1.300 ont ou sont en train d’intégrer le site. Avant le confinement, PSA Sochaux comptait près de 2.000 travailleurs temporaires.
« La seule différence avec l’avant », en production et en effectif, tient au gel de l’équipe de VSD (de fin de semaine, Ndlr) du système 2, indique la direction, qui précise qu’aucun calendrier n’est défini quant à sa reconstitution. Les effectifs permanents, eux, restent constants à un peu moins de 7.300 salariés.
Dans un contexte de remontée du marché après l’effondrement du printemps, Sochaux tire particulièrement bien son épingle du jeu, grâce notamment à la bonne tenue des ventes de sa mature 308 et à l’engouement pour la 3008. M.N.

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La cantine à 2€ dans les collèges de Côte-d’Or


Une session extraordinaire du conseil départemental de la Côte-d’Or le 24 août a voté une baisse des tarifs des cantines des collèges de 3,74 € à 2 € le repas, quelles que soient les conditions de ressources des familles. Cet engagement pour cette rentrée et pour toute l’année scolaire 2020-2021 coûtera 3,362 millions d’€ au département qui dédommagera les établissements scolaires, gestionnaires des demi-pensions.
En contrepartie, ces derniers sont invités à mettre au menu au moins une fois par mois, des produits bio et/ou locaux produits en Côte-d’Or, l’objectif du conseil départemental étant d’atteindre en 2022 un approvisionnement à 50% local (22,16% aujourd’hui). Le premier repas 100% Côte-d'Or a d'ailleurs été servi au restaurant scolaire du collège de Vitteaux.
Les repas dans les collèges de Côte-d’Or sont depuis plusieurs années facturés à l’unité. Le prix de revient moyen d’un repas est de 8,40 €. C.P.


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• Le Grand Est ouvre des lignes TER à la concurrence

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Jusqu’à présent, seule la SNCF gérait les infrastructures et la circulation des trains. © SNCF Réseau

Le conseil régional du Grand Est avait promis qu’il compterait parmi les régions pionnières à ouvrir une partie du réseau ferroviaire à la concurrence alternative à la SNCF. Il est passé à l’acte. Fin juillet, il a lancé les appels d’offres pour la concession de deux premiers tronçons : Nancy-Contrexéville et l’ensemble Bruche-Piémont-Vosges formé des lignes entre Epinal, Saint-Dié-des-Vosges et Strasbourg d’une part, Sélestat, Molsheim et Strasbourg d’autre part.
La consultation court jusqu’au 30 septembre. Elle précède une longue période de désignation de deux ans, prélude à la mise en place des nouveaux services fin 2024/début 2025.
Les marchés portent sur l’exploitation des lignes TER, la réalisation de travaux de « régénération », la maintenance de l’infrastructure et l’exploitation du matériel roulant pendant 22 ans, pour des montants respectifs de 319 millions d’€ pour Nancy-Contrexéville et 903 millions d’€ pour les autres. La collectivité poursuit l’objectif de faire revenir le trafic, voire dans certains cas, de rouvrir des tronçons à l’abandon, sur des lignes qualifiées de « petites » par contraste avec les principaux axes régionaux, mais jugées essentielles pour le maintien de la vitalité de zones rurales.
Rendu possible par la loi d’orientation des mobilités (LOM), cette ouverture à la concurrence concerne aussi les régions PACA, Hauts-de-France et Centre-Val de Loire mais le Grand Est va le plus loin dans la démarche : « Nous sommes seuls à franchir le pas à la fois pour la gestion des infrastructures et la circulation des trains », souligne David Valence, vice-président chargé des transports. M.N.

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• La cristallerie lorraine Baccarat mise en difficulté par son actionnaire chinois

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Fortune Fountain Capital, propriétaire de la cristallerie  de Baccarat (Meurthe-et-Moselle) n’honorerait pas le remboursement de la dette contractée pour sa reprise en 2018. © Laurent Parrault

Dans un courrier du 29 juillet, la présidente du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, Valérie Beausert-Leick, a alerté le ministre de l’Economie sur la situation de la cristallerie Baccarat (Meurthe-et-Moselle) et les risques qui pèsent sur ses 510 emplois locaux. 
Le repreneur en 2018 de ce fleuron du luxe français, le chinois Fortune Fountain Capital, une société spécialisée dans la gestion de grandes fortunes, ne serait pas en mesure de rembourser la dette contractée auprès de deux fonds hongkongais. Cette dette avait servi à financer la moitié de l’acquisition estimée entre 164 et 185 millions d’€ au total. Les créanciers pourraient profiter de l’assemblée générale prévue ce 17 septembre prochain pour prendre le contrôle de l’entreprise. P.B.

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• Transmission du groupe Arcom

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Le nouveau propriétaire d'Arcom, Gilles Fallet, (au centre) en compagnie des fondateurs qui restent associés et membres du comité de surveillance. © Arcom

Fondateurs en 1996 du groupe Arcom à La Loyère, près de Chalon-sur-Saône, Patrick Tabouret et Bernard Delhomme cèdent leur entreprise à Gilles Fallet, ancien directeur administratif et financier de Tournus Equipement qui devient président, et une partie des cadres (au sein d’une société baptisée Arcom Développement).
Arcom est un acteur du smart building ou bâtiment intelligent qui fabrique des systèmes connectés de gestion de l’énergie et de pilotage des bâtiments (éclairage, fermetures). L’entreprise de 65 salariés qui réalise un  chiffre d’affaires de 9 millions d’€ a également une activité d’éclairage public. Elle possède sa propre usine de fabrication de cartes électroniques dans la région lyonnaise et consacre 10% de son chiffre d’affaires annuel à l’innovation. Les fondateurs restent associés et membres du comité de surveillance. C.P.


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• La centrale nucléaire de Chooz à l’arrêt à cause de la sécheresse

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Le faible débit de la Meuse a conduit à une suspension de la production de la centrale nucléaire de Chooz, dans les Ardennes. © EDF

Le faible débit de la Meuse qui alimente la centrale nucléaire de Chooz, dans les Ardennes, conduit EDF à stopper sa production d’électricité le 24 août au soir. Le seuil de 20m³/seconde sur 12 jours glissants avait été franchi ce jour-là conduisant à l’arrêt d’un second réacteur (l’unité de production numéro 1), le premier (l’unité de production numéro 2) ayant cessé de fonctionner le 21 août.
Cette disposition est conforme à l’accord transfrontalier entre la France et la Belgique qui fixe des seuils de débit d'eau de la Meuse pour permettre aux utilisateurs belges (industriels, acteurs du tourisme, collectivités locales, etc.) de disposer en permanence d'une ressource en eau suffisante. Sur son site Internet, EDF précise que l’arrêt des installations n’a pas de conséquence en terme de sûreté nucléaire, car le débit de la Meuse nécessaire pour garantir le refroidissement des installations est de l'ordre de 6 m3/seconde.
La date de reprise des deux réacteurs de la centrale de Chooz (4,7% de la production nucléaire en France, 769 salariés) dépendra des conditions météorologiques. L’unité de production n°1 avait été reconnectée au réseau électrique national le 19 août après une visite décennale depuis le le 22 février. C.P.

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