Les Nouvelles Galeries de Belfort entrent dans le giron public. A Auxerre, 39 salariés du laboratoire Galien-Macors menacés de licenciement. L’aéroport de Bâle-Mulhouse va payer la moitié des investissements contre les PFAS dans ses environs. France Travail et l’UIMM renforcent leurs liens dans la Nièvre et l’Yonne. La biotech alsacienne Dianosic lève 7 millions d’euros. L'étude PestiRiv pointe une exposition significative aux pesticides pour les voisins d’exploitations viticoles.

 

 

 

 

Franche-Comté

Les Nouvelles Galeries de Belfort entrent dans le giron public

Un immeuble commercial emblématique de Belfort change de mains pour rejoindre le domaine public. Les Nouvelles Galeries sont rachetées par la société d’économie mixte Tandem agissant pour le compte des collectivités. Le compromise de vente a été signé le 2 septembre avec la structure de l’investisseur Michel Ohayon pour un montant de 6 millions d’euros. Le montant est intermédiaire entre les propositions des collectivités et les prétentions initialement beaucoup plus élevées (jusqu’à 17 millions d’euros) de l’homme d’affaires, endetté par les difficultés de ses vaisseaux-amiraux Les Galeries Lafayette ou encore les magasins Camaïeu. Une restructuration va ainsi pourvoir s’engager sur 8.200 des 13.200 m2 de bâtiments belfortains, à l’issue d’un concours d’architectes d’ores et déjà lancé. Les projets permettront de chiffrer cette rénovation globale, qui entend concerner aussi les façades que l’aménagement intérieur et les installations techniques. M.Noyer  

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Bourgogne

A Auxerre, 39 salariés du laboratoire Galien-Macors menacés de licenciement 

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L'entreprise est une CDMO (Contract manufacturing organization), fondée en 1990 et spécialisée dans la sous-traitance pharmaceutique. © Apple Plans

 

Coup dur pour le laboratoire pharmaceutique Galien-Macors d’Auxerre. Trente-neuf salariés, sur les 185 que compte le site, sont visés par un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) enclenché début juillet. La décision fait suite à la perte de Norgine, un client historique, qui représentait près de 30 % du chiffre d’affaires. Les licenciements devraient intervenir début décembre, mais les discussions demeurent actives entre la direction et les syndicats quant au montant des indemnités. Les inquiétudes concernent aussi l’avenir des salariés restants. « La direction n’est pas capable de nous dire comment le travail sera réorganisé. Ceux qui resteront devront absorber la charge. Ça peut vite dégénérer en arrêt de travail et en burn-out », prévient une représentante syndicale CGT. La procédure doit s’achever ces jours-ci. La SAS, dont le siège social est auxerrois, est une CDMO (Contract manufacturing organization), fondée en 1990 et spécialisée dans la sous-traitance pharmaceutique. Elle emploie environ 550 personnes sur quatre sites en Bourgogne-Franche-Comté : Auxerre, Monéteau, et Sens dans l'Yonne, ainsi que Nevers (Nièvre). A.Morel

Alsace

L’aéroport de Bâle-Mulhouse  va payer la moitié des investissements contre les PFAS dans ses environs 

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Les excès de PFAS dans le réseau d'eau potable provient de leur présence dans les mousses anti-incendie qui ont été utilisées sur l'aéroport jusqu'en 2016. © Traces Ecrites

Rendue publique fin avril, la concentration excessive de PFAS dans l’eau potable de 12 communes de l’agglomération de Saint-Louis déclenche depuis une série de mesures en vue de sa résorption. Selon un point d’étape rapporté la semaine dernière, la mise en place d’unités mobiles de traitement au charbon actif a ramené sous le seuil règlementaire (0,1 milligramme par litre) les mesures effectuées à Bartenheim, Rosenau, Kembs et Hésingue hors sa zone industrielle. En conséquence, l’Etat a levé dans ce périmètre les restrictions d’usage de l’eau potable qui s’appliquaient à différentes catégories de population (bébés jusqu’à 2 ans, femmes enceintes, personnes âgées « très fragilisées », personnes immunodéprimées), mais elles les maintient ailleurs, dont les villes principales de Saint-Louis et Huningue. Les unités n’ont pas encore été déployées partout. Elles constituent une première mesure d’urgence d’un montant cumulé de 6,5 millions d’euros qui doit être complété par des installations fixes pour 13,5 millions d’euros d’ici deux ans. Sur le total ainsi atteint, l’EuroAirport Bâle-Mulhouse a annoncé faire le choix de prendre en charge la moitié, soit 10 millions d’euros. La source de la contamination provient en effet de ses installations : les mousses anti-incendie utilisées sur la plateforme étaient remplies de PFAS, jusqu’à l’interdiction de tels produits en 2016. M. Noyer  

Bourgogne
France Travail et l’UIMM renforcent leurs liens dans la Nièvre et l’Yonne

Par un « contrat de service » signé fin août, France Travail et les UIMM de l’Yonne et de la Nièvre intensifient leur coopération. Dans un contexte de difficulté de recrutement dans le secteur de la métallurgie rencontrée localement comme ailleurs, les structures ont défini un plan d’actions autour des objectifs d’identification plus fine des métiers prioritaires en tension, de valorisation des métiers (promotion de l’image des métiers industriels auprès des demandeurs  d’emploi via des forums d’emploi-formation), de préparation des candidats (évaluation des compétences, parcours de découverte) et de facilitation du recrutement, en particulier par le déploiement des préparations opérationnelles à l’emploi (POE).
La prospection des entreprises en recherche de main d’œuvre sera amplifiée. Les deux signataires porteront ensemble les événements de la prochaine Semaine de l’industrie dans les deux départements, en novembre prochain. Avec respectivement 2.426 et 1.002 emplois recensés en juin 2025, l’industrie représente 10 % des actifs de l’Yonne et 8 % dans la Nièvre. M.Noyer

 

Alsace

La biotech Dianosic lève 7 millions d’euros

Dianosic, société de biotechnologie basée à Strasbourgn a clôturé un tour de financement de 7 millions d’euros auprès de la société américaine Aptar, leader mondial des solutions d’administration de médicaments, avec la participation des fonds de capital-risque Noshaq (Belgique), et des Français Capital Grand Est et Finovam Gestion. La start-up strasbourgeoise a développé une solution innovante d'implant nasal biorésorbable (biodégradable et naturellement absorbé) capable d’administrer localement des médicaments sur de longues périodes pour traiter les pathologies ORL. Cette technologie ouvre également la voie à l'administration nasale de molécules vers le cerveau, pour soigner les pathologies du système nerveux central. La levée de fonds permettra à Dianosic d'accélérer les développements cliniques et de renforcer ses équipes. L’entreprise emploie actuellement une dizaine de salariés.

Plus de 250 millions de personnes en Europe et aux États-Unis souffrent de rhinite chronique et de sinusite, des affections devenues de plus en plus fréquentes avec l’augmentation de la pollution et le changement climatique. Le marché européen et américain pour ces indications dépasse déjà les 25 milliards d’euros par an. De plus, les médicaments administrés par voie nasale devraient connaître une croissance rapide, stimulée par le besoin urgent d’approches innovantes pour traiter les troubles neurologiques et psychiatriques tels que la schizophrénie, la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer, etc. Ce domaine émergent devrait représenter un marché de plusieurs milliards d’euros au cours de la prochaine décennie. J.Giorgi

 

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Bourgogne-Franche-Comté

L'étude PestiRiv pointe une exposition significative aux pesticides pour les voisins d’exploitations viticoles 

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La Bourgogne-Franche-Comté a fait partie des six régions étudiées. © Arnaud Morel

 

C’est une étude massive, mobilisant près de 11 millions d’euros et concernant 1.946 adultes et 742 enfants que publient Santé Publique France et l’Anses. Sur deux années, les chercheurs ont étudié l’exposition à 56 substances contenues dans les produits phytopharmaceutiques des populations vivant près des espaces viticoles, culture choisie pour sa forte utilisation de chimie. La Bourgogne-Franche-Comté figure au rang des six régions étudiées. Or ce travail accouche d’une souris, ou du moins d’une forme d’évidence : « Les résultats montrent que les riverains des zones viticoles sont plus exposés aux produits phytopharmaceutiques appliqués sur ces cultures que les personnes éloignées de toute culture. Ces expositions sont par ailleurs plus importantes en période de traitement. » Les taux d’expositions varient, selon les produits, et les échantillons étudiés. Ainsi, « l’augmentation de l’imprégnation urinaire est comprise entre 15 % et 45 % et l’augmentation de la contamination des poussières varie selon les substances de quelques pourcents à plus de 1 000 % », indiquent les conclusions de l'étude. Si ces taux s’avèrent significatifs, ils ne permettent pas à ce stade d’extrapoler un quelconque risque sanitaire, qui fera l’objet d’études complémentaires promettent les auteurs. Cependant, ceux-ci appellent à limiter l’exposition des riverains d’exploitations agricoles en réduisant autant que possible les traitements, en prévenant de l’application de ceux-ci et en les consignant dans un registre national consultable publiquement. A.Morel

 

 

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