La menuiserie PVC alsacienne Wehr repris par ses salariés. L’agence web BWA s’installe à Besançon, après Dijon. Wienerberger recycle sa chaleur à Pontigny. Le laboratoire nancéien C&DAC veut lever 1,5 million d’euros pour produire de la farine de fèves. Opale Energies inaugure son parc éolien de Côte-d'Or. Un nouveau jour pour le château de Châteauneuf.
Alsace
• Le menuisier PVC Wehr repris par ses salariés
Le tribunal judiciaire de Mulhouse (Haut-Rhin) a accepté, lundi 3 juin, l’offre de reprise du fabricant de portes et fenêtres Wehr qui était présentée par les salariés sous la forme d’une société coopérative de production (Scop). L’entreprise, dénommée en fait Technifen pour les produits en PVC de marque Wehr, avait été placée en redressement judiciaire fin janvier dernier, une situation attribuée à la baisse des commandes dans le contexte de chute généralisée du marché du bâtiment. La solution de sauvetage mise en place permet de pérenniser l'emploi, en partie seulement. De 82 salariés au dépôt de bilan, la société de Lutterbach (Haut-Rhin) est passée à 68 (avec la fermeture notamment de son agence d’Andelnans près de Belfort) et sa reprise en Scop implique pour l’heure 36 collaborateurs. Le fabricant avait appartenu au groupe Saint-Gobain via Lapeyre de 1995 à 2019, avant d’être repris par la société lyonnaise Panorama Impact Management, alors engagée dans une politique active de croissance externe dans la menuiserie du bâtiment. M. Noyer
Bourgogne-Franche-Comté
• L’agence web BWA s’installe à Besançon, après Dijon

L’agence web BWA s’est installé depuis quelques semaines à Besançon (Doubs), 18 ans après sa création à Dijon par les frères Ezéchiel et Nathanaël Mérite. « Nous avons gagné régulièrement des clients en Franche-Comté et le rapprochement des régions devient une réalité économique à laquelle nous répondons », expose Marc Mati, directeur de création. La nouvelle entité prend ses quartiers bisontins dans le parc d’activités Lafayette. Avec son effectif de 35 salariés, BWA se revendique comme l’une des principales agences de sa spécialité en Bourgogne-Franche-Comté, autour d’une « gamme complète et, surtout, conçue sur-mesure en fonction de la taille de l’entreprise cliente, de la TPE au groupe », selon son responsable : création de sites web et de plateformes d’e-commerce, web marketing, développements de logiciels, construction d’une stratégie digitale…Cette offre se déploie également auprès d’une palette diversifiée de secteurs d’activités, industriels et tertiaires. M.Noyer
Wienerberger recycle sa chaleur à Pontigny
Wienerberger a inauguré le 29 mai une solution de valorisation de chaleur fatale dans son usine de Pontigny (Yonne), productrice des tuiles historiques de marque Aléonard. Elle consiste en un stockage à haute température des calories excédentaires émises par les fumées des six fours de fabrication du site, selon une conception d’une start-up toulousaine, Eco-Tech Ceram, qui gère l’intermittence et la variation des consommations et contrôle durée, puissance, température et débit des flux d’énergie. Ces calories sont captées par aspiration et stockées à 600 °C pour être réutilisées dans le process. Le système ainsi mis en place diminue de 15 % la consommation énergétique de l’usine et de 450 tonnes ses émissions annuelles de C02, selon le groupe autrichien de produits de construction en terre cuite, récent acquéreur de Terreal. M.Noyer
Lorraine
• Le laboratoire nancéien C&DAC veut lever 1,5 million d’euros pour produire de la farine de fèves

La société C&DAC à Vandœuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle) cherche à lever 1,5 millions d’euros, afin de produire de la farine de féverole, une variété de fève utilisée en alimentation animale. Créé en 2017, ce laboratoire de recherche-et-développement a identifié le potentiel de ce protéagineux produit en France pour remplacer les produits carnés à l’origine de 14,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. « Les industriels désireux d’utiliser des alternatives végétales aux protéines animales se retrouvent face à un dilemme environnemental : Ils sont contraints d’importer leurs matières premières de l’autre côté de la planète : amande, coco, soja, etc. », relate Elise Bourcier, présidente de l'entreprise de 8 salariés.
Bien accompagné à sa création par l’Université de Lorraine via le Pôle entrepreneuriat étudiant lorrain puis l’Incubateur lorrain, C&DAC a décidé d’aller au-delà de son métier initial de conseil aux industriels de l’agroalimentaire. La société a noué, dans ce but, des collaborations avec des coopératives agricoles comme Probiolor, Unéal ou encore Vivescia. La levée de fonds auprès de business angels et de banques privées et publiques vise à acquérir des équipements de transformation de la graine, ainsi qu’à préparer la commercialisation des farines. C&DAC produirait dans un premier temps 30 tonnes par an, avec l’objectif de 500 tonnes par an en vitesse de croisière. P. Bohlinger
Bourgogne
• Opale Energies inaugure son parc éolien de Côte-d'Or
En fonction de fait depuis l’an dernier, le parc éolien d’Opale Energies Engagées en Côte-d’Or a été inauguré mi-mai. Sur le site du Bois des Saulx, entre les communes de Poiseul-les-Saulx et Saulx-le-Duc, les six éoliennes coexploitées avec le fonds d’investissement Amundi (groupe Crédit agricole) déploient une puissance cumulée de 18 mégawatts, l’équivalent de la consommation électrique d'environ 20.000 personnes. Leur construction a mobilisé un investissement de 33 millions d’euros, dont 20 % en fonds propres d’Opale.
Ce parc est à ce jour l’unique en Bourgogne de la société indépendante (55 salariés, chiffre d’affaires de 6 millions d’euros en 2023) dont la plupart des installations se situent en Franche-Comté. Entre ses propres réalisations, comme l’an dernier le parc des Quatre Cantons d’une taille équivalente de 18 MW, et sa participation à la conception et au développement d’installations pour d’autres porteurs (Velocita en premier lieu) Opale Energies Engagées contribue ainsi à la création d’environ 300 MW entre le Doubs, le Côte-d’Or et la Haute-Marne. M. Noyer
Bourgogne
• Un nouveau jour pour le château de Châteauneuf

Après deux ans de travaux et plusieurs mois de fermeture au public, le château de Châteauneuf, propriété de la Région Bourgogne-Franche-Comté, a rouvert ses portes début mai. Les visiteurs peuvent ainsi découvrir ou redécouvrir un témoin majeur de l’architecture médiévale remarquablement conservée. Entamés en mai 2022, les travaux se sont élevés près de 5 millions d’euros. Ils ont notamment permis la restauration de la tour de la porte, la poursuite de la construction d’un nouveau bâtiment pour accueillir le public et la mise en accessibilité de la cour aux personnes à mobilité réduite (PMR). Cette restauration est aussi l’occasion de découvrir de nouveaux espaces au public : un pont-belvédère, une nouvelle muséographie autour de la copie du tombeau de Philippe Pot ou le réaménagement de jardins. Plus de 56.000 visiteurs sont accueillis chaque année à Châteauneuf. Pour accompagner cette année de réouverture, l’équipe du château propose à nouveau une programmation riche et variée mêlant expositions, ateliers, spectacles, nouvelles visites. D.Levy












































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