Placé sous le thème des solutions, la 9ème édition du salon Be 5.0 - Industries du futur se déroule encore ce mercredi 26 novembre au Parc Expo de Mulhouse. Ces voies pour faire face à la conjoncture se trouvent de plus en plus par la réunion des compétences entre entreprises, comme plusieurs des exposants le démontrent.
A la rencontre du robot mobile du Grand Est
On le croisera encore aujourd’hui dans les allées du salon : l’AMR de la « Communauté des offreurs de solutions » du Grand Est (COS-GE) salue à sa manière les visiteurs, dans son parcours d’un stand à l’autre des quatre PME qui rendent possible son fonctionnement. CMS Automatisme de Schweyen (Moselle), le fabricant de ce robot mobile autonome, le dirige vers Selmoni d’Altkirch (Haut-Rhin) dont les systèmes d’automatisation vont permettre le chargement de marchandises, en l’occurrence des plaquettes de bois. Puis, le Nancéien The Wiw réceptionne les données de production et de logistique sur sa plateforme de pilotage, pour donner un ordre de fabrication et en fin de parcours, Aprex Solutions, autre société de Nancy, procure les solutions digitales pour assurer le contrôle qualité.
La démonstration pour les besoins du salon n’est pas qu’un cas d’école : cette association de compétences se déploie en réel, de sorte à ce que les entreprises régionales atteignent un niveau d’offre globale égal à celui de groupes. En outre, la Communauté (COS-GE) ne se résume de loin pas à ce robot mobile autonome AMR ni à son quatuor. Elle rassemble 35 sociétés de toutes tailles (start-ups, TPE-PME, établissements de groupes) ayant en commun leur implantation dans le Grand Est et des parties de compétences (conception, études, fabrication, pilotage digital…) dont l’addition aboutit à l’ « usine connectée », « l’industrie de demain. » . Le client ou le prospect peut ainsi opérer un choix à la carte. « Nous apprenons surtout à connaître les solutions des différents membres, de façon à pouvoir diriger ces interlocuteurs vers le membre pertinent pour lui, ou compléter la construction de notre offre », expose Nina Ziehmer, responsable marketing de CMS Automatisme. Aucune porte n’est fermée, assure le collectif : il est ouvert à tout candidat de la région, même concurrent d’adhérents.
RF Conception s’épanouit par le sport

Spécialiste de la RFID, la technologie d’identification par radiofréquence, RF Conception a bâti un ensemble de solutions pour l’industrie en suivi de flux de production et logistique.. Celle-ci a rejoint une offre de traçabilité de la collecte et du traitement des déchets. Mais le troisième pilier et le plus ancien a investi un tout autre domaine : les compétitions sportives, via des puces insérées dans les dossards de coureurs pour les chronométrer et compiler toute une série de données. « Nous avons commencé avec cette offre dénommée uRTime, en 2010, la plus complexe », résume Vincent Knaub, directeur général. Le défi consiste en effet à transmettre des données fiables en dépit de conditions difficiles de météo ou encore de parcours (dans une forêt par exemple). La PME de 35 personnes pour un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros basée à Hoerdt (Bas-Rhin) revendique une place « dans le top 3 mondial » pour la spécialité sport. Pour l’ensemble des gammes, elle prépare la sortie de « nouvelles générations », en 2027-2028 à l’issue du programme de R&D de quatre ans dans lequel ile est engagé, pour un montant d’1 million d’euros financé à 50 % par le programme public France 2030. Avec la conviction que l’avenir appartient à la RFID, avec la numérisation grandissante. « Le marché connaît une croissance exponentielle », assure Vincent Knaub.
Lancé officiellement ce 25 novembre lors du salon, « IndustriA » ne désemplit pas. Le « Réseau industriel du Sud-Alsace » vient de franchir le seuil des 100 entreprises membres, après un d’existence effective à l’initiative de l’Adira, l’agence de développement économique alsacienne, et de six entreprises co-fondatrices : EDF Hydro, Endress + Hauser, Nord Réducteurs, Selmoni, ThyssenKrupp et Tronox.
L’entité n’a pas vocation à susciter la conclusion d’affaires, mais à stimuler les échanges et la transmission de bonnes pratiques sur des thématiques transversales aux entreprises. C’est ainsi que des clubs se sont constitués pour les ressources humaines, la qualité-hygiène-sécurité-environnement (QHSE), le marketing-communication et la RSE. Le tout basé sur la confiance mutuelle et l’ouverture réciproque, dans le but de créer un cadre favorable à la compétitivité du Sud-Alsace. « Le réseau repose sur une conviction centrale : en partageant compétences, ressources et savoir-faire, chaque entreprise contribue à une richesse commune tout en renforçant sa propre performance », souligne l’Adira.
Un autre volet concerne la promotion des métiers de l’industrie par l’exemple : à savoir, démultiplier les visites d’entreprise et proposer des stages pour les élèves, dont des immersions d’une semaine en groupe comme ce fut le cas en novembre pour des collégiens de l’établissement Nathan-Katz de Burnhaupt-le-Haut chez Endress+Hauser à Cernay (Haut-Rhin).
Jumo, la métrologie fine depuis Metz

Nouvel exposant cette année au salon mulhousien après plusieurs participations comme visiteur, Jumo France peut ainsi mettre en exergue les systèmes de contrôle de procédés et les équipements de métrologie formant son activité. La société de 130 salariés assure depuis sa base de Metz (Moselle) la distribution des produits de sa solide maison mère allemande (2.500 collaborateurs). Les sondes de température, activité historique exercée depuis l’origine outre-Rhin en 1948, ont été complétées par les capteurs de pression et les bancs d’essais en métrologie. Dans cette dernière spécialité, Jumo France possède un laboratoire accrédité Cofrac (Comité français d'accréditation) « qui permet d’assurer tous tests de température (à – 196°C et de – 85 à + 110 °C), de pression, ou encore d’hygrométrie, pyrométrie, conductivité… », souligne Jean-Baptiste Schmitt, ingénieur techno-commercial. La société messine au chiffre d’affaires annuel de 18 millions d’euros a pris le virage digital depuis plusieurs années par le développement de sondes numériques couplées à la production de données, celles-ci étant stockées dans son cloud ou récupérées directement par les clients industriels.
Les stratégies d’alliance de JME Electronic

Membre de la Communauté des offreurs de solutions du Grand Est, JME Electronic y prolonge une stratégie de partenariats qui permet à la société d’Husseren-Wesserling (Haut-Rhin) de décrocher des marchés bien supérieurs en proportion à sa petite taille de 3 personnes. Le « kit d’augmentation » conçu avec The Wiw (Nancy) ajoute ainsi à ses cartes électroniques une plateforme de traitement de données et une application mobile qui ont séduit Winemaster, fabricant alsacien de climatiseurs pour les caves à vin. « Nous participons ainsi à l’automatisation des lignes de production de ce client et lui permettons de suivre en temps réel le fonctionnement des climatiseurs, leur consommation afin de la réduire, leur usure pour la maintenance prédictive, etc. » décrit le dirigeant de JME Jean-Marc Eveille. La TPE vient aussi de s’associer à Microchips, un leader mondial des microcontrôleurs. Ces appareils miniatures sont complémentaires de son cœur d’activité dans les cartes électroniques : conception d’ensembles et sous-ensembles et développement des logiciels associés. « Nous fonctionnons pas l’addition de briques technologiques, jusqu’à l’Internet des objets », ajoute Jean-Marc Eveille.








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