La manufacture de lunettes en bois In’Bô planche sur une extension de ses ateliers dans les Vosges. Biosynex se lance dans la production de thermomètres médicaux. Le groupe Id’ées augmente son capital de 5 millions d’€ et accueille la Banque des Territoires. La société de télémédecine TokTokDoc lève 5 millions d’€. Hydrocop, quatrième producteur français d’hydroélectricité, s’implante dans le Grand Est. Tech4Gaia cherche des financements pour 100 premiers prototypes de sa ruche connectée dans le Grand Est. En besoin de main d’oeuvre, la filière Vosges Terre textile organise son propre parcours de formation. Albéric Bichot, nouveau président de l’Union des négociants de Bourgogne.

 

• La manufacture de lunettes en bois In’Bô planche sur une extension de ses ateliers vosgiens

 
Malgré la pandémie, le vosgien In’Bô garde bon pied, bon œil. La manufacture de lunettes en bois planche sur une extension de 500 m² de ses ateliers localisés aux Voivres (Vosges). Attendue en mai 2021, cette extension doit permettre à l’entreprise de 17 salariés d’asseoir son rang de leader français des lunettes en bois. La crise sanitaire a encouragé la société connue également pour sa production de skates et vélos en bois, à recentrer ses activités sur les montures qu’elle fabrique à partir d’essences locales.
Fondée en 2014 par cinq jeunes diplômés de l’Ecole nationale supérieure des technologies et métiers du bois d’Epinal (Enstib), In’Bô s’appuie désormais sur un réseau de 850 opticiens partenaires en France, afin de distribuer quelques 10.000 paires par an. Attachée aux circuits courts, l’entreprise a par ailleurs résolu sa problématique d’étui. Après s’être essayée au carton – trop volumineux –, au lin-microfibre – pas assez protecteur –, ln’bô a intégré un savoir-faire supplémentaire en vue de proposer à ses clients des étuis en cuir issu d’une tannerie vosgienne. P.B.

 

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• Biosynex se lance dans la production de thermomètres médicaux

biosynex
Biosynex

 

D’ici la fin du printemps, l’entreprise spécialiste des tests de diagnostics rapides (Lire l’article Traces Ecrites News :  Tests antigéniques contre la Covid-19, les fabricants croulent sous les demandes ) va démarrer la production de thermomètres médicaux sans contact sur son site alsacien d’Illkirch-Graffenstaden. Cette nouvelle activité emploiera 5 à 10 salariés d’ici la fin de l’année. 
C’est suite au rachat de la branche santé familiale de Visiomed en décembre 2019 que Biosynex a pris la décision de se lancer dans la thermométrie.
« Nous avions récupéré 33 camions remplis, entre autres, de thermomètres sans contact et de gel hydroalcoolique. Avec la crise du Covid, en deux mois, il ne restait plus rien », se souvient Gaël Levy, le directeur industriel de Biosynex. Le confinement chinois a ensuite provoqué une rupture complète de ce type de thermomètres, puis au moment de la réouverture, des prix multipliés par deux ou trois.
L’entreprise alsacienne décide alors de fabriquer un thermomètre sans contact made in France, destiné dans un premier temps aux professionnels de santé. « Mais pour être compétitif, nous devons proposer une valeur ajoutée par rapport aux produits déjà existants sur le marché », précise le directeur industriel.
Le thermomètre de Biosynex sera étanche  – car aujourd’hui avec la crise sanitaire, ces appareils doivent être désinfectés entre chaque patient –, rechargeable et solide. Le fabricant projette d’obtenir la certification CE et de démarrer la commercialisation à la fin de l’année. il vise le marché national et mondial, via ses réseaux commerciaux. Dans un second temps, Il s’attaquera à la cible du grand public, mais avec un produit plus basique pour rester abordable au niveau prix. Aujourd’hui, Biosynex emploie 200 salariés. En 2020, la société a réalisé un chiffre d’affaires de 154 M€, en très forte hausse de 338% par rapport à 2019. J.G.

 

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• Le groupe Id’ées augmente son capital de 5 millions d’€ et accueille la Banque des  Territoires

 

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Fabrication de plateaux de protection pour le transport des à l’atelier d’Idées à Chalon-sur-Saône. © Traces Ecrites


Pionnier de l’insertion par l’économique, le groupe Id’ées à Chenôve, dans l’agglomération de Dijon, accueille la Banque des  Territoires dans son capital à l’occasion d’une levée de fonds de 5 millions d’€. La banque publique apporte 1 million d’€ pour accompagner le développement d’un réseau d’agences d’intérim. Le groupe prévoit d’en ouvrir une quarantaine d’ici fin 2023 sur le territoire national en priorité dans les quartiers dits sensibles où il pense potentiellement toucher un demi million de personnes. La majorité des actionnaires accompagnent cette augmentation de capital : le Fonds Aviva Impact Investing France, BNP Paribas Asset Management France, Evolem, France Active Investissement, Inco Investissement et Macif participations. En plus de la Banque des Territoires, deux autres actionnaires y participent : Humando (groupe Adecco) et le Fonds de placement NovESS.
Le groupe Id’ées emploie en  moyenne 4.000 salariés par an, 1.200 équivalents temps-plein recrutés avec le statut d’intérimaire mis à disposition des entreprises, les autres sont employés dans plusieurs filiales d’activités de sous-traitance (blanchisserie, restauration collective, entretien, espaces verts, déménagement, etc). Une autre filiale, Idem, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) fabrique un isolant à partir de carton recyclé. (Lire ici l’article de Traces Ecrites News).
L’objectif est de remettre les salariés du groupe sur le marché du travail, mission qu’il mène avec succès puisqu’il déclare un taux de sortie annuel autour de 68%, vers un emploi ou une formation qualifiante. Les activités génèrent un chiffre d’affaires de plus de 50 millions d’€ et les postes de travail sont subventionnés à hauteur de 8 millions par l’Etat, l’Europe et les collectivités locales. Id’ées est implanté en Bourgogne-Franche-Comté, son berceau d’origine, dans le Grand Est, mais aussi dans la région parisienne et l’ouest de la France. C.P.

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• La société de télémédecine TokTokDoc lève 5 millions d’€

 
L’entreprise strasbourgeoise spécialisée dans la télémédecine annonce une levée de fonds de 5 millions d’€. L’État, via le Programme d’Investissements d’Avenir « Territoires d’innovation », la Banque des Territoires, la Macif et SWEN Capital Partners investissent dans TokTokDoc. Ils rejoignent les actionnaires historiques, notamment le Crédit Mutuel Arkéa et le Groupe Vivalto qui renouvellent leur engagement. Des financements bancaires complètent ces investissements.
« L’entrée de l’État au capital relève d’une marque de confiance. Elle conforte la place de TokTokDoc en tant qu'acteur innovant, engagé dans les grands enjeux de santé publique. Nous voulons jouer le premier rôle d’une télémédecine qui apporte beaucoup aux personnes les plus vulnérables et isolées. Pour pallier les inégalités d’accès aux soins liées aux déserts médicaux et aux enclaves sociales, nous sommes convaincus de l’apport décisif d’une télémédecine augmentée de l’intervention d’infirmières dédiées qui embarquent les réseaux de médecins, dans le respect du parcours de soins du patient », déclare Dan Grünstein, cofondateur et directeur général de TokTokDoc.
Pour poursuivre son développement et intensifier l’accompagnement de ses 300 clients et 25.000 bénéficiaires, TokTokDoc va renforcer ses équipes de soignants et d’experts en santé publique afin de mailler l’ensemble du territoire national. L’engagement des investisseurs permet à TokTokDoc d'accélérer le déploiement de ses solutions technologiques et « développer les plus hauts standards de qualité de soins », en alignement stratégique avec la doctrine nationale du numérique en santé. J.G.

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• Hydrocop, quatrième producteur français d’hydroélectricité, s’implante dans le Grand Est

 

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Hydrocop ambitionne d’augmenter des deux-tiers sa production d’hydroélectricité à l’horizon 2035. © Hydrocop


La petite hydroélectricité a le vent en poupe. Hydrocop a annoncé le 1er mars l’acquisition de six petites centrales hydroélectriques dans le secteur de La Bresse (Vosges). Cette acquisition permet à l’entreprise dont le siège se trouve à Poitiers (Vienne) de prendre pied dans le Grand Est. « L’opportunité de nouer un partenariat de long terme avec la Régie d’électricité de La Bresse qui aura la charge l’exploiter ces installations, nous a convaincu de franchir le pas », détaille Céline Martinet, responsable du développement d’Hyrodop.
Très présente dans les Alpes et la région toulousaine, l’entreprise n’est pas implantée dans le quart nord-est de la France en dehors de Mathay, dans le Doubs où elle exploite une centrale de 1,5 mégawatts. Ses six centrales vosgiennes d’une puissance de 110 à 360 kilowatts, produisent l’équivalent de la consommation électrique annuelle d’une ville de 5.000 habitants, hors chauffage.
Détenu par 15 entreprises locales de l’énergie, Hydrocop est le quatrième producteur d’hydroélectricité en France derrière EDF, la CNR (Compagnie Nationale du Rhône) et Shem (Société hydroélectrique du Midi). Elle ambitionne d’augmenter de deux tiers sa production annuelle en vue d’atteindre plus de 500 gigawattheures à l’horizon 2035. P.B.

 parcmulhouse



• La start-up alsacienne Tech4Gaia cherche des financements pour 100 premiers prototypes de sa ruche connectée dans le Grand Est

 

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L'équipe de Tech4Gaia, et en vignette, la ruche connectée qu'elle a conçue pour suivre la vie d'une rucheen temps réelle. © Tech4Gaia


Tech4Gaia est une start-up alsacienne fondée en 2020 par quatre associés : un ingénieur, un apiculteur et deux entrepreneurs. Ils ont créé une ruche connectée baptisée Noehmi, un acronyme pour "Network Observatory Environment Hive Monitoring Intelligence". Cet outil est un centre de pilotage « bio-vigilant », qui se connecte à la ruche et permet de récolter des données essentielles à son suivi. Le poids, l'humidité, la température, l’activité de la ruche mais aussi les données météorologiques sont recueillies et transmises à l'apiculteur via une application mobile.
Ainsi Noehmi permet à l'apiculteur de suivre sa récolte de miel en temps réel, d’optimiser ses interventions sur les ruches, de suivre les cycles de développement du couvain et d’être alerté en cas de danger pour sa colonie. Noehmi s'adresse aux apiculteurs professionnels ou de loisirs, éco-citoyens, scientifiques, collectivités, et même entreprises en démarche RSE. Une cagnotte participative en ligne est ouverte sur le site lacooperative.groupe-insa.fr avec l’objectif de réunir 30.000 € avant fin mars. Ces dons permettraient de financer les 100 premiers prototypes dans le Grand Est. J.G.

 

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• En besoin de main d’oeuvre, la filière Vosges Terre textile organise son propre parcours de formation

 

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Les industriels du textile proposent à dix candidats un parcours de 399 heures de formation dont 70 heures en entreprise. © Philippe Bohlinger


La filière textile vosgienne a bâti de toutes pièces un parcours de formation en vue de qualifier dix couturiers et couturières entre mai et juillet 2021. Sept premiers candidats ont été sélectionnés ce 8 mars par l’association « Vosges terre textile » en partenariat avec Pôle emploi et l’organisme de formation professionnelle Greta. Les besoins en main d’œuvre qualifiée se font sentir dans ce secteur qui emploie 3.000 personnes dans le département.
En l’absence de cursus spécialisé, les industriels ont créé un parcours de 399 heures dont 70 heures en entreprises. 
Accueillis au lycée Emile Gallet de Thaon-les-Vosges (Vosges), les stagiaires découvriront les technologies, les matériaux et les procédés de fabrication, et apprendront à lire un dossier technique. En 2019, le Syndicat textile de l’Est avait chiffré à 157 le nombre de postes à pourvoir sur trois ans dans les Vosges.
Si plus de 70 profils ont effectivement été recrutés sur 2019-2020, de nouveaux besoins se font jour. Les postes les plus recherchés sont des techniciens de maintenance de couturières et couturiers. P.B.

 

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• Albéric Bichot, enfin président de l’Union des Maisons de Vins de Bourgogne

 

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© Traces Ecrites


Le secret était de Polichinelle et vient d’être enfin levé. Albéric Bichot est officiellement depuis quelques jours le président de l’Union des Maisons de Vins de Bourgogne. Comprenez le monde des négociants viticoles. Cet homme de 56 ans affiche un large sourire. La taxe de 25% ad valorem (sur le montant réel de la transaction) pour les importations des bourgognes aux Etats-Unis a été suspendue pour quatre mois et sera certainement annulée ou réduite par le gouvernement de Joe Biden.
« Ce sont, en 2020, 70 millions d’€ de chiffre d’affaires en moins pour nos vins régionaux et autour de 500 millions au niveau national », regrette Albéric Bichot. Parmi ses axes de travail, deux sont à retenir : l’oenotourisme avec le succès des Cités des vins de Bourgogne (Chablis, Mâcon et Beaune) dont la premeière pierre est posée ce vendredi 12 mars, ainsi qu’une exploitation plus environnementale du vignoble. Albéric Bichot est diplômé de l’Institut Supérieur de Commerce et dirige de la maison qui porte son nom depuis 1996. D.H.

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