L’allemand Daimler met en vente son usine Smart en Moselle. Les travaux de la nouvelle usine de Lisi Aerospace à Chaumont annoncés pour janvier 2021. Une caméra ultra-rapide sort des laboratoires strasbourgeois. Würth France retrouve des couleurs depuis juin. Fleck Sécurité conçoit une clé « sans contact » spécial Covid. Silix invente la distribution automatique de béton. Brigitte Klinkert, nommée ministre déléguée à l’Insertion auprès de la ministre du Travail.


• L’allemand Daimler met en vente son usine Smart en Moselle. 




L’allemand Daimler a annoncé le 3 juillet dernier son intention de se séparer de sa filiale Smart France qui assemble à Hambach, en Moselle, la célèbre petite citadine biplace. Le groupe également propriétaire du constructeur Mercedes-Benz, évoque par la voix de son président Ola Källenius, la nécessité d’optimiser ses capacités de production au niveau mondial, ainsi que les effets de la pandémie de Covid 19 sur l'économie.

La consternation règne parmi les 1.500 salariés et sous-traitants de Daimler qui œuvrent actuellement à la fabrication d’une centaine de versions électriques par jour. D’autant que le constructeur devait commencer à produire cet automne un véhicule Mercedes de sa gamme électrique EQ pour lequel 500 millions d’€ d’investissements ont été engagés. [ Lire ici l’article de Traces Ecrites News de novembre 2019 ].

« Daimler a choisi de nous débrancher », résume Jean-Luc Bielitz, secrétaire CGT du comité social et économique (CSE) de Smart France. « C’est un nouveau coup bas de la direction du groupe après l’annonce il y a un an du projet de délocaliser la fabrication de la Smart en Chine dans le cadre d’une co-entreprise avec Geely », conclut le responsable syndical. Philippe Bohlinger

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• La nouvelle usine de Lisi Aerospace à Chaumont sur les rails

 

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Aperçu de l'accueil de la future forge de Lis Aeropace sur la zone Plein'est à Chaumont. © Sem 52 Immobail

Le permis de construire de la nouvelle usine de Lisi Aerospace  « Forges 2022 » sur la zone Plein’Est à Chaumont (Haute-Marne) a été déposé le 19 juin et l’industriel a fait de son côté, une demande d’autorisation environnementale (DAE) auprès de la DREAL. Tout laisse supposer que les travaux pourront démarrer en janvier 2021. Ceux-ci seront réalisés par GSE, contactant général en immobilier d’entreprise (chiffre d’affaires de 554 millions d’€).

La  SEM Haute-Marne Immo-Bail est maître d’ouvrage du projet qu’elle réalise pour le compte de LISI, qui sera locataire, sous forme d’un bail en l’état futur d’achèvement (BEFA) de 10 ans, qui pourra être renouvelé une première fois pour 9 ans, puis une seconde pour 6 ans. La nouvelle usine de la division aéronautique du groupe franc-comtois Lisi  [ Lire ici l'article de Traces Ecrites News ], connue jusqu’alors sous le nom de Forges de Bologne, s’étendra sur 20.000 m2 et représente un investissement total de 150 millions d’€, dont plus de 100 millions en équipements. Christiane Perruchot

• Une caméra ultra-rapide sort des laboratoires strasbourgeois

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La caméra du laboratoire ICube de Strasbourg fabriqué et commercialisé par l'Allemand Optronis capte des mouvements à la nanoseconde près.


La rencontre entre le monde strasbourgeois de la recherche et la technologie allemande donne naissance à la caméra la plus « ultra-rapide » du monde. Son concepteur, le laboratoire ICube en sciences de l’ingénieur, de l’informatique et de l’énergie (CNRS, université de Strasbourg, écoles Engees et Insa Strasbourg) a signé un accord de licence pour son exploitation avec la société allemande Optronis GmbH à Kehl en face de la capitale alsacienne, et avec Conectus.
En effet, la SATT (Société D’accélération du Transfert De Technologie) alsacienne a organisé la mise en relation, « conformément à [sa] raison d’être :  transformer une invention de travaux de recherche académique en un produit concret sur le marché », souligne la présidente de Conectus, Caroline Dreyer.

La commercialisation débutera en août, auprès des chercheurs et des industriels.  A 100.000 € pièce, cette caméra n’est pas à portée de Monsieur tout le monde… qui aurait d’ailleurs du mal à en exploiter les potentialités. Avec son début d’images d’1 teraoctets par seconde, l’appareil évolue dans le registre de l’ultra-instantané qui permet de capter des mouvements à la nanoseconde près. Il permet de suivre l’évolution d’un signal lumineux. Ses principales applications sont promises dans la pharmacie, la chimie, la défense, le nucléaire ou la micro-mécanique. Mathieu Noyer 



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• Wurth France recadre ses objectifs

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© Traces Ecrites


La filiale française du multi-spécialiste allemand des produits professionnels d’outillage et de fixation, installée à Erstein (Bas-Rhin), sort du tunnel de cette pandémie. Si elle a été affectée avec seulement un quart du chiffre d’affaires réalisé en avril et plus de 70% en mai, juin s’annonce exceptionnel, voire historique.
Si la situation sanitaire n’empire pas, un plan social devrait être évité et Claude Kopff, le président de Würth France, ne table que sur 8% de baisse d’activité sur l’année et entend relancer les projets de nouveaux sites logistiques. Relire notre article ici. D.H

 

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• Fleck Sécurité conçoit une clé « sans contact » spécial Covid

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Fleck Sécurité réutilise autrement les différentes parties d'une clé, pour éviter le contact avec des surfaces. © Fleck Sécurité

 
Une clé qui remplit sa fonction sans toucher de surfaces potentiellement contaminées par le coronavirus, c’est la trouvaille de Fleck Sécurité. La PME de Wittenheim (Haut-Rhin), d’ordinaire spécialisée dans les solutions de sécurité pour les particuliers, les entreprises et les institutions, a recyclé un stock de clés anciennes qui dormait dans ses locaux, afin de les adapter aux nouvelles contraintes de sécurité sanitaire.

Pour cela, elle utilise simplement d’une autre manière ses différentes parties. « Le panneton, la pièce qui pivote dans la serrure, sert ici de crochet pour abaisser la poignée. Le bout arrondi de la tige de clé est utilisé pour taper un digicode, appuyer sur une sonnette, un bouton d’ascenseur, etc. », explique Philippe Beyer, le dirigeant de Fleck Sécurité. Quant à la prise en main de la clé, elle s’opère par son anneau à l’autre extrémité, évitant ainsi le contact avec des surfaces.  

Rien de révolutionnaire donc, mais du bon sens et un zeste d’astuce qui permettent à l’entrepreneur de satisfaire sa quête intérieure : « Je cherchais un moyen de contribuer à la lutte contre le Covid-19, à la mesure de l’entreprise et en rapport avec son activité », déclare-t-il. Fleck Sécurité a fait appel à sa voisine Arc-en-Ciel Industrie de Wittelsheim (peinture industrielle) pour apporter à ces clés leur finition laquée, anti-corrosion. Elle les met à disposition gratuitement, jusqu’à épuisement de leur stock de 4.000 exemplaires, dans ses trois magasins de Wittenheim, Mulhouse et Strasbourg.

L’entreprise fondée en 1951 emploie 25 salariés pour un chiffre d’affaires de 3 millions d’€. Dotée de ses propres ateliers de produits métalliques de sécurité, Fleck Sécurité intervient dans la protection physique (serrurerie, barrières, portes et cloisons blindées, armoires fortes, coffres-forts), la fabrication sur-mesure d'éléments métalliques pour les portes et cloisons, la protection électronique et la maintenance préventive et curative sur site. Depuis quelques années, la PME a étendu sa gamme à la sécurité informatique et à des diversifications supplémentaires dans le conseil à la sécurité et les baies de brassage, les armoires qui contiennent les réseaux informatiques. Mathieu Noyer

 

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• Silix invente la distribution automatique de béton


Négociant en matériaux de construction, Silix TP & Environnement invente le libre-service appliqué au béton. En effet, il a mis au point une offre au nom explicite de « Selfbéton » qui s’inspire des distributions auprès d’automates de produits de consommation courante. Le client se rend à une borne pour commander sa quantité et son type de béton, imprimer son bon de livraison et effectuer son paiement. Puis  il déplace son véhicule à hauteur d’une mini-centrale à béton protégée par une entrée grillagée. Devant ce portique, il scanne son bon sous lecteur optique et se fait déverser le volume commandé dans son remorque.

« Cette solution permet l’accès à tout moment. Elle vise les particuliers, les TPE et de petites PME qui n’ont besoin que de petits volumes, pour des travaux de petite dimension. Aujourd’hui, cette clientèle doit se rendre dans de grandes centrales à béton où elle ne trouve pas vraiment sa place, car ces installations ne sont pas dimensionnées pour ses besoins », explique François Behr, le gérant de Silix. Selfbéton, lui, permet des chargements à partir de 250 litres, ce qui équivaut à quatre brouettes, compare-t-il.

A tout seigneur tout honneur, le négociant de 25 salariés a implanté, depuis le déconfinement, le premier exemplaire à son siège de Hagondange (Moselle). Il porte l’objectif de déployer Selfbéton auprès de confrères négociants et de magasins de BSB (grandes surfaces de bricolage). Mathieu Noyer

 

• La présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, nommée ministre déléguée à l'Insertion

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Brigitte Klinkert (veste rose), avec Elisabeth Borne, nouvelle ministre du Travail, (devant le pupitre) lors de la passation de pouvoirs de Muriel Panicaut. © Ministère du Travail

Présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin depuis 2017, Brigitte Klinkert (Les Républicains) est entrée dans le gouvernement de Jean Castex. Elle a été nommée lundi 6 juillet, ministre déléguée à l’Insertion auprès de la ministre du Travail, Elizabeth Borne. Âgée de 63 ans, diplômée de l'Institut régional d’administration de Metz, elle a été maire de Colmar. Sa nomination a été saluée par plusieurs personnalités de la vie politique du Grand Est, notamment Jean Rottner, le président du Conseil régional qui a souligné l’enjeu majeur qu’est l’insertion ainsi que le maire de Colmar, Eric Straumann.
Brigitte Klinkert a été l'une des instigatrices d'une expérimentation menée depuis deux ans dans le Haut-Rhin, «RSA et bénévolat» : le bénéfice du Revenu de Solidarité Active est conditionné à la réalisation de plusieurs heures de travail bénévole, chaque mois. C.P.

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