Le liquoriste dijonnais Lejay Lagoute passe dans le groupe de spiritueux La Martiniquaise. Maroquinerie Thomas choisit Mâcon pour son 6ème atelier. Le Bourguignon Métalliance racheté par le Franc-comtois Gaussin. Le groupe de TP Roger Martin se lance dans le marché immobilier. Nouvelle foire d’empoigne entre Dijon Congrexpo et la ville de Dijon pour Florissimo. Le Dijonnais Eurogerm toujours en bonne forme..., la Banque Populaire de Bourgogne - Franche-Comté et de l’Ain, aussi. Un nouveau siège pour l’assureur industriel Spiegel-Blétry-Martin (SBM)

• Le liquoriste Dijonnais Lejay Lagoute rejoint La Martiniquaise

Le liquoriste dijonnais Lejay Legoute, propriétaire de la marque Kir, vient d’être racheté par le groupe français de spiritueux La Martiniquaise. Il était auparavant, et depuis 1995, dans le giron du groupe champenois Henriot, qui possède notamment le négociant beaunois Bouchard Père & fils.
La Martiniquaise, société fondée par Jean Cayard en 1934 et aujourd'hui dirigée par Jean-Pierre Cayard, est devenue un groupe international important qui compte une quarantaine de filiales et sites de production, et dépasse le milliard d’€ de chiffre d’affaires avec des marques aussi connues que : Duval, Casanis, Label 5, Poliakov ou encore Porto Cruz.

 • Maroquinerie Thomas choisit Mâcon pour son 6ème atelier.

Maroquinerie Thomas va installer son sixième atelier à Mâcon : Jean-Patrick Courtois, président de Mâconnais Beaujolais Agglomération donne une conférence de presse mardi 7 mai pour annoncer l'arrivée prochaine de ce projet. La préfecture de Saône-et-Loire avait déjà été pressentie en 2018 lorsque la maroquinerie de luxe, dont le siège est à Semur-en-Auxois (Côte-d'Or), avait choisi Arras (Hauts de France) où un investissement de 6 millions d'€ est en cours. L'atelier de Mâcon aura à peu près les mêmes dimensions que les cinq autres sites : 3.000 m2 et un potentiel de 200 emplois. Le compte Linkedin de l'entreprise liste une série de recrutements, pour l'instant des cadres de production, méthodes, qualité, maintenance.
Les dirigeants de l'entreprise familiale, Thierry et Yann Thomas, n'ont pas souhaité commenter cette nouvelle implantation. Elle illustre en tout cas la bonne santé de l'industrie du luxe, comme le montrent aussi le fort développement, en Franche-Comté, de Hermès et de SIS. En plus du siège et d'Arras, ces ateliers sont situés à Bapaume, également dans le Pas de Calais, Montmirail dans la Marne et Saulieu en Côte-d'Or. Le chiffre d'affaires en 2017 (2018 non encore publié) était de 99,4 millions d'€ et 1.500 salariés au total. C.P.

• Le Bourguignon Métalliance prêt à intégrer le Franc-comtois Gaussin

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Le train sur pneus de Métalliance pour la construction de tunnels est utilisé dans sa version électrique sur les chantiers du futur métro du Grand Paris. © Traces Écrites.

Déjà actionnaire depuis 2008 de Métalliance, fabricant d’engins de travaux à hauteur de 44,32 %, Gaussin Manugistique, concepteur d’engins de logistique à Héricourt (Haute-Saône), renforce sa position dans la société de Saint-Vallier (Saône-et-Loire), pour atteindre 95,74 % du capital.
Les deux sociétés sont côtées sur le marché Euronext, c’est pourquoi la conclusion de ce rachat est subordonnée non seulement à la consultation préalable des instances représentatives du personnel, mais aussi à des approbations légales, réglementaires, juridiques et financières. La finalisation est annoncée d’ici la fin du premier semestre 2019. Les dirigeants de Métalliance, Jean-Claude Cothenet, PDG et Jean-Paul Meunier, DG restent aux commandes pour une durée minimale de quatre années.
Métalliance qui a réalisé un chiffre d’affaires de 27,45 millions d’€ en 2018, en progression 13,57%, et emploie 120 salariés est notamment l’inventeur du train sur pneus utilisé pour la construction et la rénovation de tunnels. Ses engins ont contribué à la construction de métros aux quatre coins du monde et sont actuellement présents sur les chantiers du futur métro du Grand Paris.
A l’issue de cette acquisition, le groupe Gaussin pèsera environ 50 millions d’€ de chiffre d’affaires. Christophe Gaussin, son dirigeant en attend « des synergies fortes sur les marchés des équipements mobiles et autour des technologies de batteries électriques et véhicules autonomes. » C.P.

 

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• Naissance de Roger Martin Promotion sur le marché immobilier dijonnais

rmartinrmercusotLe groupe de travaux publics Roger Martin s’associe à Vivaciti Dijon, société de promotion immobilière, pour former Roger Martin Promotion, nouvel acteur de la promotion immobilière qui axera ses programmes en accession à la propriété sur le service. Les dirigeants des deux sociétés, Vincent Martin et Raphaël Mercusot (de gauche à droite sur la photo) sont les deux associés de la SAS dotée d’un capital de 50.000 €.
« Nous voulons réinstaller les conciergeries dans les immeubles pour recréer du lien social et apporter des services aux résidents », commente Vincent Martin, PDG du groupe Roger Martin.
Les copropriétaires disposeront d’un socle de services de base (courrier, accueil, entretien des parties communes, surveillance etc.) qui pourra être déployé à la carte avec le recours de sociétés de service à domicile, selon les besoins des résidents. Par exemple, repas à domicile, courses, assistance à la personne pour les seniors, mise à disposition d’un artisan pour les petites réparations, garde d’enfants etc. Des installations de domotique pourront renforcer le service apporté par le concierge.
Roger Martin Promotion va d’abord s’implanter sur la métropole dijonnaise, le siège du groupe de travaux publics. À terme, la société souhaite exercer ce métier sur les grandes villes de l’aire géographique où Roger Martin est implanté : Paris, Lyon, Orléans. « C’est une diversification au moment où les grands travaux routiers se raréfient et dont ne bénéficiera pas uniquement à l’activité bâtiment de Roger Martin», commente Vincent Martin. C.P.

 

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• Nouvelle foire d’empoigne entre Dijon Congrexpo et la ville de Dijon pour Florissimo

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© Florissimo.

Les relations devenues quelque peu tendues, et c’est une litote, entre la ville de Dijon, le délégant, et Dijon Congrexpo, titulaire depuis une trentaine d’années d’une délégation de service public (DSP) pour exploiter le parc des expositions et palais des congrès, franchissent un nouveau cap.
Après la manifestation phare qui est la foire internationale et gastronomique, cinquième de France (*), ce qui n’est pas un moindre exploit sachant que l'entrée est payante, voici le tour de Florissimo, l’une des deux plus importantes expositions florales au monde, d’être classée en référence au langage diplomatique parmi les divergences de point de vue.
François Rebsamen, maire de la capitale de la Bourgogne-Franche-Comté, souhaite reporter la manifestation prévue au printemps 2020, d’une année, voire de deux, et rediscuter une nouvelle édition sur des bases « raisonnables et durables ». L’élu a souhaité nous répondre directement en faisant valoir ses arguments. « Je suis lié jusqu’en 2020 avec l’État par un contrat de contractualisation qui m’oblige à ne pas dépasser 1,2% de dépenses de fonctionnement annuelles supplémentaires. Elles le seraient si nous mettions à disposition notre service des espaces verts qui réalise depuis l’origine l’ensemble des agencements de Florissimo, et même si Dijon Congrexpo nous remboursait à l’euro, l’euro », explique-t-il.
François Rebsamen avance également pour argument la campagne pour les municipales qui démarrera en septembre de cette année. Un contexte qu’un membre de son opposition, en la personne d’Emmanuel Bichot, ne manquerait d'utiliser comme énième recours, estime t-il. « C’est un procédurier qui n’existe que par et pour cela et si, je prends la parole lors de l’inauguration, il ne loupera pas l’occasion de nous attaquer », poursuit le maire. Enfin, l’édile souhaite changer de modèle, même s’il confesse que son allusion en public « aux fleurs coupées », n’était pas appropriée, il voudrait revoir le concept autour d’un « jardin éphémère, de l’environnement en ville, de l’art contemporain, et surtout sortir du conservatisme et de la routine. »
La réponse du berger à la bergère ne s’est pas faite attendre. « Outre le fait d’apprendre presque par la presse cette décision de report, j’affirme que nous sommes tenus légalement dans notre contrat d’organiser cette manifestation florale tous les cinq ans, donc en 2020 », martèle un Jean Battault (président de Dijon Congrexpo) plus remonté que jamais. Le délégataire dénit tous les arguments opposés. « Une jurisprudence administrative constante valide que les dépenses des manifestations régulières, comme Florissimo organisée tous les cinq ans en mars, ne sont pas assimilables à des dépenses de campagne et je précise que nous acquittons 150.000 € pour l'intervention du service municipal des espaces verts. »
L’exposition florale attire 185.000 visiteurs et sur un budget de 2,5 à 3 millions d’€, procure pas moins de 2,5 millions de retombées aux prestataires locaux et plus de 13 millions pour l'hôtellerie, la restauration et les achats divers. « Cessons une fois pour toutes ce Dijon Congrexpo bashing, sinon je sors l’artillerie lourde car, pour une discussion, oui je suis d’accord, mais pas en allant à Canossa (**) », tonne Jean Battault. D.H.
(*)  Avec 165.125 visteurs lors de sa dernière édition, la foire de Dijon pointe à cinquième place des foires de France, juste derrière derrière celles des grandes villes que sont Paris, Marseille, Lyon et Bordeaux.
(**)  Au mois de janvier 1077, Henri IV, empereur du Saint-Empire romain germanique, est venu s’agenouiller devant le pape Grégoire VII pour que ce dernier lève l'excommunication qui le frappait.

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A gauche, François Rebsamen, maire de Dijon, (© ville de Dijon) et Jean Battault, président de Dijon Congrexpo, en compagnie de Nadine Bazin, sa toute nouvelle directrice générale (© Traces Ecrites).

 

 

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• Le Dijonnais Eurogerm toujours en très bonne forme

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© Eurogerm.

Les années comptables se suivent et se ressemblent peu ou prou pour Eurogerm. L’entreprise pilotée depuis 30 ans par Jean-Philippe Girard et spécialisée dans les apports sous forme d’ingrédients et d’améliorants pour les secteurs de la panification et de la pâtisserie, réalise un nouvel exercice en croissance à deux points. Le chiffre d’affaires 2018, arrêté à 115,8 millions d’€, progresse de 11,5% et le résultat d’exploitation de 10,7 millions fait un bon de 10,6%.
Ce bon bilan s’explique par la stratégie d’internationalisation. Trois filiales supplémentaires sont nées en Allemagne, en Colombie et au Liban et l’industriel, coté à la bourse de Paris, a pris une participation majoritaire chez son partenaire mexicain Estrali. Autre performance, Eurogerm gagne en France, 3% de parts de marché.
Les investissements dans l’outil productif s’élèvent sur l’année à 5 millions d’€ et l’effectif compte aujourd’hui 488 personnes. Le tout donne une société de plus en plus solide avec 50,7 millions d’€ de capitaux propres, une trésorerie nette  de 9,3 millions et un bénéfice net part du groupe de 6,8 millions. D.H.

 

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•  Face à des taux toujours très bas, la Banque Populaire de Bourgogne-Franche-Comté développe les services

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Patricia Bauchery, directrice d'exploitation de l'ensemble des activités de la Banque Populaire de Bourgogne-Franche-Comté et Bruno Duchesne, le directeur général. © Traces Ecrites.

Après le Crédit Agricole Champagne Bourgogne, c’est au tour de la Banque Populaire de Bourgogne - Franche-Comté et de l’Ain d’annoncer des résultats 2018 plutôt bons, avec un ratio de solvabilité qui atteint 23,1% [ndlr : rapport des fonds propres sur les encours de crédits], alors que la norme européenne l’impose à 8%. Les 158.500 sociétaires, tous propriétaires de l’établissement financier mutualiste, et les 617.000 clients peuvent donc continuer à dormir tranquille. Leur argent apparaît bien géré.
Et ce malgré des taux d’intérêt toujours très bas en Europe ce qui oblige la banque - comme ses consœurs d’ailleurs -  à trouver d’autres ressources par une multitudes de nouvelles offres liées à une digitalisation de l’activité de plus en plus élargie : tenue des comptes à distance, paiement en ligne et même virement à partir d’un numéro de téléphone, coffre-fort numérique... Les mêmes services existent pour les entreprises et sont complétés, entre autres, par de la gestion de flux bancaires, des prestations de conseil, l’optimisation de trésorerie ou encore l’accompagnement en ingénierie sociale. « Cela représente aujourd’hui 10% de notre chiffre d’affaires qui s’élève à 373 millions d’€ », précise Bruno Duchesne, le directeur général.
La Banque Populaire demeure toutefois fidèle à son métier de prêteur qui a représenté 3 milliards de crédits, portant l’encours global à 12 milliards d’€. Le coût du risque, en grande partie lié au financement d’entreprises s’élève à 36,9 millions. « C’est dire si nous prenons nos responsabilités sans frilosité pour le développement du territoire car quelle société peut se permettre de perdre ainsi 9,89% de son chiffre d’affaires ? », pointe et interroge Bruno Duchesne.
La banque coopérative, qui génère tout de même 79,1 millions d’€ de bénéfices, propose également de participer au projet de croissance des entreprises via un fonds de 15 millions, baptisé BFC Croissance & Innovation. Il permet d’entrée en fonds propres au capital et sept nouvelles participations ont été faites l’an dernier.
A l’inverse, existe pour les entreprises en difficulté (redressement judiciaire, sauvegarde et mandat ad hoc), un service bancaire dédié de quatre personnes qui les accompagne dans leur rebond, toujours possible. Ce sont pas moins de 700 entreprises qui  bénéficient actuellement de BFC Accompagnement, avec un taux de survie de 80% supérieur à la norme du genre. D.H.

 

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• Un nouveau siège pour l’assureur industriel Spiegel-Blétry-Martin (SBM)

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Émilie Martin et Vincent Blétry dans leurs nouveaux locaux dijonnais. © SBM.

SBM pour Spiegel-Blétry-Martin, du nom des associés de ce cabinet d'assurances, rayonne dans l’Est sur les risques industriels et plus globalement ceux de l'entreprise. Il emploie 12 personnes et installe son nouveau siège social au 14 rue du Chapeau Rouge, à Dijon, en plein centre historique. Avec pas moins de 3.000 clients et 20 millions d’encaissement de primes, l’assureur, à 50% de son activité pour la compagnie Aviva et le reste en courtage, doit en permancence s'adapter.
« Notre travail préalable est surtout un travail d’audit pour déterminer le risque potentiel et cela se fait chez nous sur le terrain, au contact de l’entreprise avec une très bonne compréhension de son activité », explique Vincent Blétry. « Les principaux risques aujourd’hui demeurent l’incendie, le catastrophe naturelle, mais de plus en plus le retrait d’articles par les services de l’État et la cyber attaque », précise Émilie Martin. D.H.

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