Le rebond de Teknokit. Premier bâtiment biosourcé de France dans les Vosges. Vélo&co se met en selle à Dijon. Socla recrute 30 personnes près de Chalon-sur-Saône. RTE et Enedis investissent 17,6 millions d’€ à Dijon. Première pierre de la Cité des vins de Chablis.

 

• Le rebond de Teknokit s’explique par la résilience et l’inventivité


Tout avait pourtant mal commencé lors de l’acquisition en 2010, sur dépôt de bilan auprès du tribunal de commerce de Mâcon, de Teknokit, spécialiste des sous-ensembles de carrosserie pour poids lourds. L’entreprise de Dompierre-les-Ormes (Saône-et-Loire) a vécu ensuite deux années très difficiles. « La concurrence qui n’est en partie plus là aujourd'hui, cassait les prix de moins 20%, voire moins 30% et l’entreprise appartenait à un fabricant français de remorques qui lui fournissait plus de 80% de son activité », raconte le repreneur et gérant Bertrand Duliscouët.
Malgré les difficultés, ce dernier n’a pas licencié un seul des 15 salariés pour préserver le savoir-faire et il s’en félicite aujourd’hui. Car le rebond s’est fait jour progressivement et en résulte, hors Covid, une entreprise qui emploie 18 personnes et atteint les 3,5 millions de chiffre d’affaires avec une cinquantaine de clients carrossiers.
L’offre renouvelée a considérablement fait évoluer les structures qui agencent les semi-remorques autant que les camions. Au point d’avoir imaginé un kit d’aménagement pour les 3,5 tonnes, livré, entièrement monté. Le bureau d’études, composé de deux techniciens, ne chôme pas : il a imaginé pas moins de 25 typologies de structures différentes, en acier ou aluminium, à l’aune d’un investissement global de près de 600.000 €. Pour l’heure, la flambée du prix des métaux ne pénalise pas trop de fabricant. « Tous le monde est logé à la même enseigne et tant que le marché absorbe les hausses », note réaliste le dirigeant. D.H.


Salon de la prévention Vesoul

 • Epinal inaugure le premier bâtiment biosourcé en France à recevoir la certification de projet PEFC

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Le bâtiment a été construit et meublé à 75% en bois issus de forêts domaniales vosgiennes certifiées PEFC pour leur gestion durable. © Christophe Voegelé


Les délégations régionales de l’Office national des forêts (ONF) et de la société d’aménagement foncier Safer inaugurent ce 10 septembre à Epinal (Vosges) aux côtés de la Chambre d’agriculture, le premier bâtiment biosourcé français à recevoir la certification PEFC (Programme de Reconnaissance des Certifications Forestière). Cette collaboration inédite entre les trois établissements publics a abouti à la construction d’un bâtiment de 3.000 m² signé de l’architecte local Jean-Luc Gérard et destiné à accueillir leurs sièges administratifs.
Les locaux ont été construits et meublés à 75% en bois issus de forêts domaniales vosgiennes certifiées PEFC pour leur gestion durable. Cette organisation internationale créée en 1999 et présente dans 55 pays a pour objectif de préserver les forêts et de pérenniser la ressource forestière. « La certification de projet PEFC atteste de l’utilisation de bois certifiés PEFC pour tout ou partie d’une construction ou d’une rénovation. Elle garantit que toutes les parties impliquées dans la réalisation d’un projet de construction en bois ont mis en application les principes de traçabilité du bois de la chaîne de contrôle PEFC », explique François Godinot, président de PEFC Grand Est.  Par ailleurs, 90% des entreprises retenues dans le cadre de ce marché public sont originaires du territoire.
« L’idée était de disposer d’un bâtiment à énergie positive et à faible bilan carbone qui nous ressemble, avec du bois français prélevé en forêts publiques et transformé dans nos entreprises vosgiennes », complète Denis Dagneaux, directeur de l’agence Vosges ouest de l’ONF Grand Est. P.B.


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• Premier salon du vélo à Dijon

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Image fournie par Dijon Congrexpo


Dijon Congrexpo, gestionnaire du palais des congrès et du parc des expositions de Dijon, organise son premier salon du vélo, baptisé vélo&Co, du 17 au 19 septembre prochain. Une manière de rebondir sur la crise sanitaire qui l'a durement touché mais a développé cette pratique. Quelques chiffres donnent la mesure de cet engouement : en 2020, +27% de fréquentation des pistes cyclables et pas moins d’1,9 million de réparations effectuées.
Les usages se sont aussi diversifiés avec une multiplication des « vélotafeurs » qui se rendent au travail sur leur « petite reine » avec incitations, comme les vélos de fonction ou encore l’indemnisation kilométrique. Et que dire du boom des ventes des vélos à assistance électrique, parmi les 3 millions d’unités vendues l’an dernier, très appréciable pour des ballades un peu pentues.

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Image fournie par Dijon Congrexpo


Dijon Congrexpo ne pouvait demeurer à l’écart de ce phénomène de société, d’où cette manifestation avec l’appui non négligeable de partenaires comme la Région Bourgogne-Franche-Comté et surtout le Conseil général de la Côte-d’Or qui subventionne l'achat de vélos électriques. « Vélo&Co est également un événement purement hybride, c’est-à-dire à la présentiel et digital (Ndlr : du 16 au 26 courant », précise Jean Battault, président de Dijon Congrexpo.
Si l’on peut regretter l’absence des Cycles Lapierre, entreprise implantée à Dijon, ou encore des bicyclettes Angell, assemblées pour partie sur le site SEB d’Is-sur-Tille, une quarantaine d’exposants répondent présents dont les principales fédérations. Au menu du salon, on pourra découvrir de vieux vélos et d’autres insolites ; admirer des démonstrations de trial freestyle, des shows BMX Flat ou de cyclisme artistique ; s’initier au VTT ; apprendre à réparer sa bicyclette et assister à des conférences dont celle d’Aurélie Gonet qui a réalisé un Dijon-Pékin à vélo. Pour plus d’informations : www.veloandcodijon.com/ et www.digital.veloandcodijon.com/ D.H.

 

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• Socla recrute 30 personnes près de Chalon-sur-Saône


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Filiale du groupe américain Watts Water technologies, Socla à Virey-le-Grand, près de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) recrute plus de 30 personnes en CDI sur un effectif actuel de 181 salariés : 25 en production et logistique, principalement en 2/8, dont 15 opérateurs (montage, poudrage, régleurs des machines d’usinage...), 4 magasiniers, 1 gestionnaire de planning… et 7 dans  les  fonctions  support  (techniciens  de  bureau  d’études,  maintenance,  méthodes et qualité…).
Le fabricant de vannes papillon sur-mesure utilisées dans les secteurs de l’eau, de l’industrie et du bâtiment justifie cette campagne de recrutement par un regain de commandes après une année 2020 plutôt morne. C.P.

 

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• RTE et Enedis investissent 17,6 millions d’€ à Dijon 

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Le poste électrique de Petit-Bernard à Dijon alimente un tiers de foyers et activités professionnnelles de l'agglomération. © Traces Ecrites

 
pyloneCe grand chantier n’est pas banal en ce qu’il consiste à reconstruire complètement le poste électrique de Petit-Bernard, conjointement par RTE (transporteur d’électricité) et Enedis (distributeur d’électricité). Sur une emprise d’un hectare, cet équipement qui transforme 63.000 volts en 20.000 volts, pour ensuite servir un tiers de l’agglomération dijonnaise, deviendra à l’horizon 2025 un parc paysager.

Le programme prévoit d’enterrer une des trois lignes aériennes, les deux autres l’étant déjà et d’intégrer toutes les installations dans un nouveau bâtiment, à l’exception des trois transformateurs. « Ce qui réduira l’impact sonore et visuel pour les riverains », se félicite Robert Poggi, le directeur régional d’Enedis. « Ce poste à une cinquantaine d’années d’existence et fait partie du renouvellement pour lequel nous consacrons 500 millions d’€ pendant 15 ans », explique de son côté Élisabeth Bertin, déléguée RTE en Bourgogne-Franche-Comté.
Il faut dire que ce n’est pas du luxe à la vue du pylône qui supporte la ligne aérienne (notre photo ci-contre). Le coût global des travaux s’élève à 17,6 millions d’€, dont 10,1 pour RTE, le solde à la charge d’Enedis.  Cette année verra des démolitions ; l’an prochain la construction du nouveau bâtiment et le démarrage de la ligne souterraine ; 2023 le démontage de la ligne aérienne, soit 2,4 km et 15 pylônes et 2024, l’installation de nouveaux transformateurs, enfin la mise en service. D.H.

 

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• Pose de la première pierre de la Cité des vins de Chablis

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Cliquez sur l'image pour faire la visite virtuelle de la future cité des vins de Chablis. © Correia Archiectes & Associés


Ce jeudi 9 septembre, le vignoble de l’Yonne accueille à son tour sa part de la Cité des vins et des Climats de Bourgogne, projet culturel et touristique qui consiste à valoriser les vins de Bourgogne. Après Beaune et Mâcon, c’est au tour du chantier de Chablis de démarrer en vue d’une ouverture au public simultanée des trois lieux à l’été 2022.
Six coulages de béton de terre, issue des six vignobles du nord de la Bourgogne – le Chablisien, l’Auxerrois, le Jovinien, le Tonnerrois, le Vézelien et le Châtillonnais – symboliseront la technique utilisée pour l’extension de l’actuelle maison des vins à Chablis. Ce nouveau bâtiment fermera le site accueillant déjà l’hôtel Gras (siège du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne) et surtout le cellier du Petit Pontigny, le bâtiment du XVIIe siècle, probablement reconstruit sur les bases du cellier cistercien du XIIe siècle. Ces six « totems » seront ensuite exposés dans le jardin de la Cité de manière permanente.
C’est L'Atelier Correia Architectes & Associés à Saulieu (Côte-d’Or) qui réalise l’extension contemporaine qui encadrera un jardin. Et le Studio Adeline Rispal (Paris) qui fera la muséographie des 800 m2 de visite sur l’univers des terroirs, des vins et de leur vinification incluant un parcours immersif multi-sensoriels. Au total, les trois projets mobilisent 16,6 millions d’€ HT. C.P.


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