Le château d'Aloxe-Corton fait partie des biens achetés par Béjot Vins & Terroirs au groupe Ballande. © JL Bernuy.
Le château d'Aloxe-Corton fait partie des biens achetés par Béjot Vins & Terroirs au groupe Ballande. © JL Bernuy.

ECO)BREF. Un champenois dans le vignoble de Bourgogne. Decollogne invente le stick de farine. Travaux publics : le conseil des régions réuni à Dijon. Le pôle métropolitain Belfort-Montbéliard en route. Chenôve devient ville de congrès. Cinq 5 start-up de Temis Santé distinguées. Fuji Kiko Europe embauche dans le Pays de Montbéliard. Le 30 septembre, journée sans profession libérale.

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- La famille champenoise Frey rachète au bourguignon Béjot Vins & Terroirs, le château Corton André, en Côte-d'Or, et ses 7 hectares de vignes.

Le protocole de vente, prévu dès l'acquisition en juillet de Corton André par Béjot a été signé fin août ; la transaction sera effective mi-octobre.

Créée par le promoteur d'immobilier commercial Frey implanté à Reims, La compagnie financière de Castiglione, basée au Luxembourg, met un pied en Bourgogne avec 7 ha de crus prestigieux (Corton, Corton-Charlemagne, Meursault, Volnay, Pommard) acquis au début de l'été par la maison de Meursault (Côte-d'Or).

Béjot conserve les contrats de négoce (potentiel de production de 1,8 millions de cols) qu'avait la maison Corton André avec des viticulteurs sur plus de 150 ha de vignobles en Bourgogne, de Chablis au Mâconnais ainsi que les marques Reine Pédauque et Pierre André.

La famille Frey est déjà propriétaire d'une centaine d'hectares en Champagne, du Château de la Lagune dans le Haut-Médoc, de Paul Jaboulet Aîné dans les Côtes du Rhône et actionnaire de la maison de Champagne Billecart Salmon.

Le pôle vins est dirigé par la fille aînée du P-DG, Jean-Jacques Frey. Diplômée d'oenologie à la faculté de Bordeaux, Céline Frey exploitera la maison Corton André.

Un conditionnement innovant pour la farine.
Un conditionnement innovant pour la farine.

- Le Moulin Decollogne sort une dose unitaire de farine, inspirée des sticks de sucre et d'assaisonnement.

Avec ce conditionnement de 100 g, le fabricant bourguignon de farine Decollogne, implanté à Aisery (Côte-d'Or) parie sur « des consommateurs toujours plus pressés, cuisiniers occasionnels ou qui habitent seuls (célibataires, étudiants..) ».

Le prix conseillé est de 0,90 €. Le déploiement en grandes surfaces est en cours. La gamme a vocation à s’élargir dès les prochains mois, avec des doses de farine de spécialités (épeautre, seigle...).

- Ne pas hésiter à réduire la voilure : c'est le message délivré par Bruno Cavagné, président de la fédération nationale des travaux publics aux présidents des fédérations régionales réunis le 12 septembre à Dijon pour un conseil des régions.

Alors que les entrepreneurs multiplient les actions de mécontentement (à Besançon en juin, à Dijon en juillet, à Strasbourg début septembre), le président national estime que les entreprises de travaux publics ne doivent plus freiner leurs intentions de licencier.

« Il n'y aura pas de grand projet d'infrastructures tant que le financement de l'Afitf (agence de financement des infrastructures de trasport) devant être alimentée par l'écotaxe, ne sera pas bouclé ». Même si le 1er ministre annonce des dispositifs d'allègement de charges comme le remboursement anticipé de la TVA par l'Etat, les effectifs des entreprises ne peuvent plus résister, constate t-il, à la chute de la commande publique (moins 30% depuis le début de l'année).

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- Les agglomérations de Belfort et Montbéliard ont annoncé  le 11 septembre la création prochaine d'un pôle métropolitain, projet sur lequel les assemblées concernées devraient délibérer d'ici la fin de l'année.

Damien Meslot, président de la communauté de l’agglomération belfortaine, et Marcel Bonnot, président de Pays de Montbéliard Agglomération, relancent le processus mis sur les rails par les équipes municipales précédentes.

Selon la loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales (article 20), le pôle métropolitain est un établissement public constitué par accord entre des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre, pour travailler de concert ans le développement économique, l'enseignement supérieur et de la culture, les schémas de cohérence territoriale (Scot) et les infrastructures.

Réunissant d'abord les deux agglomérations du nord Franche-Comté (près de 220 000 habitants), le pôle métropolitain a vocation à s'élargir à l'ensemble des communautés de communes de l'aire urbaine.

Selon Marcel Bonnot, président (UMP) du Pays de Montbéliard Agglomération, ce projet va rendre plus visible « le plus grand pôle industriel sur l'axe Rhin-Rhône », dans le contexte de la réforme territoriale où il craint que la Franche-Comté soit « délayée dans la Bourgogne ».

« Nous avons également tendu la main à Mulhouse pour qu'elle nous rejoigne », a déclaré Damien Meslot (UMP) à l'AFP. Mulhouse fait déjà partie du Pôle métropolitain Strasbourg-Mulhouse.

Le bardage métallique de la façade de la salle de spectacle a éé fabriqué et posé par Bourgogne d'Equipements Industriels (BEI) à Longvic (Côte-d'Or).
Le bardage métallique de la façade de la salle de spectacle a été fabriqué et posé par Bourgogne d'Equipements Industriels (BEI) à Longvic (Côte-d'Or).

- L'ouverture en ce début de semaine, de la salle de spectacles Le Cèdre à Chenôve, dans la périphérie de Dijon, a également une vocation de congrès.

Du fait de sa modularité, la salle de 700 places (un millier de places debout) est également louée pour des séminaires et des congrès.

Pour les spectacles comme pour la location, l'équipement construit par la ville de Chenôve pour 13 millions d'€ est directement géré par la municipalité via une régie directe (: 03 80 51 56 25 et billetteriecedre@mairie-chenove.fr et, dans quelques jours, via un site internet www.cedre.ville-chenove.fr

Implanté à côté du terminus de la ligne 2 du tramway, Le Cèdre est un des piliers du futur centre-ville que la ville de Chenôve érige près de la mairie, à la place des barres démolies ces dernières années.

300 logements avec des commerces et des services au rez-de-chaussée, sont prévus à terme.

Porté par le dijonnais CRC Conseils, un premier programme de 65 logements en accession à la propriété est en cours de commercialisation.

Une prime de 10 000 € de l'agence nationale de renouvellement (Anru) en fait « le meilleur prix actuel du marché local », selon le promoteur Christian Thomas.

- Cinq 5 start-up de Besançon, installés sur Temis Santé sont distinguées au concours national
 de la création d’entreprises innovantes.

Fondée par Sophie Guenard et Cédric Muller, jeunes docteurs en bactériologie, Smaltis est lauréat national pour un nouveau procédé de défibrage bactériologique.

Dans la catégorie émergence, sont récompensés NosoCure pour un système de monitoring destiné à la prévention du risque infectieux en bloc opératoire, qui pourrait être industrialisé dès mi 2015 ; Ténébrion Meunier, pour un projet de production et de distribution automatisées d’élevage d’insectes comestibles ; @ssisteo, une interface pour la sculpture virtuelle de type hologramme et Miravas, un dispositif médical pour le traitement des varices.

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- Fuji Kiko Europe annonce une vingtaine d'embauches d'ici la fin de l'année dans le nord Franche-Comté.

L'équipementier automobile spécialisé dans la conception et la fabrication de colonnes de direction (330 salariés dont une centaine d'intérimaires) avait réduit la voilure au lendemain de la crise de 2008.

Le Japonais est implanté dans le Pays de Montbéliard depuis 2004 avec le rachat de l'usine Faurecia de Mandeure. Source : Est Républicain du 11 septembre 2014, Jacques Balthazard.

- Le 30 septembre, sera une journée "sans profession libérale".

L'Union nationale des professions libérales (Unapl) souhaite protester contre le projet gouvernemental de réforme des professions réglementées.

Selon Bercy, ces professions dont les tarifs sont réglementés affichent une rentabilité nettement supérieure (2,4 fois) à celle des autres secteurs d'activité.

Les professionnels concernés - notaires, architectes, géomètres,  opticiens, huissiers… - s'inquiètent en particulier de la possibilité donnée aux investisseurs d'entrer au capital de leurs cabinets et officines.

 

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