La Caisse d’Épargne de Bourgogne Franche-Comté lance le crédit immobilier digitalisé. La Cave viticole de Lugny muscle ses ventes directes. L'entreprise de TP Socater reprise par Serpollet. L'Espagnol Érion démarre ses activités à Montceau-les-Mines. Le Jurassien Acadir affiche 80% de croissance depuis deux années. Dernières nouvelles des cités des vins et des climats de Bourgogne. L’énergie positive de Roch Constructeur Bois. Trinaps parraine la filière transformation digitale de l’Esta à Belfort. Antoine Lepetit de la Bigne rejoint Famille Picard. Et Nathalie Jabry, nouvelle directrice du CAUE du Doubs

• La Caisse d’Épargne de Bourgogne Franche-Comté lance le crédit immobilier digitalisé

Nicolas Balerna, directeur du marché des particuliers à la Caisse d’Épargne n’était venu jusqu’à Dijon par hasard, hier 9 juillet. La caisse de Bourgogne-Franche-Comté est la première du groupe BPCE (Banque Populaire-Caisse d’Épargne) à mettre en place le crédit immobilier digitalisé. Le souscripteur peut faire une demande de prêt immobilier entièrement en ligne depuis son mobile, sa tablette ou son ordinateur, de la simulation des échéances de remboursement (trois au choix) jusqu’à la signature du contrat.
Une procédure promise plus rapide et facile. Depuis un espace sécurisé, il transfert sous forme numérique ou en photographie, les documents nécessaires (jusqu’à quinze y compris le dossier médical), souscrit l’assurance emprunteur en signature électrique (un bouton à cliquer), et au final, signe de la même manière son accord. Mais à tout moment, s’il bute sur une étape, le client peut laisser la main à son conseiller ou venir à l’agence chercher de l’assistance : ils communiquent via l’espace sécurisé. Le conseiller suit d'ailleurs l'avancement du dossier à distance même si le processus se déroule normalement.

« Nous avons démarré cette démarche entièrement dématérialisée en avril et réalisé 40 dossiers pour 5 millions d’€ », précise Cédric Mignon, directeur de la banque de détail. C’est encore peu, mais le potentiel est énorme, estime la banque régionale qui accorde en moyenne un milliard d’€ de crédits par an. Car aujourd’hui 60% des clients particuliers de la Caisse d’Épargne utilisent déjà l’Internet pour consulter leur compte ou faire des opérations (virements notamment) avec une progression significative en un an pour la consultation sur mobile (+ 12%), tandis qu’à peine un tiers se déplace dans son agence au moins une fois par an. Autrement dit, les clients sont mûrs pour la dématérialisation des opérations bancaires. Le crédit immobilier digitalisé sera déployé dans toutes les Caisses d’Epargne et auprès ses consoeurs de la Banque Populaire, d’ic i la fin de 2020, à l'exception sans doute de celle de Bourgogne-Franche-Comté qui a déjà sa propre application. C.P.

Quant la banque trinque

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Philippe Troussard, sommelier à l'hôtel-restaurant les Caudalies à arbois (Jura). © Valéry Chopelain.
S’il est un moment à ne pas rater, c’est bien chaque année la rencontre vini-viticole qu’organise la Caisse d’Épargne de Bourgogne-Franche-Comté au mois de juin. Vous avez les Hospices de Beaune pour vous tout seul, à partir de 19 h heures et c’est évidemment magique de se poser dans cette cour intérieure en contemplant les toits vernissés.
Celle du 27 juin dernier offrait des ateliers-débats d’une rare qualité. L’établissement financier, qui gère plus de 500 domaines avec ses six agences spécialisées, a eu la bonne idée d’inviter Philippe Troussard au pedigree à faire rêver les oenophiles : vice-champion des Masters des vins de Porto en 2008 et 2010, finaliste du concours du Meilleur Ouvrier de France en 2007 et lauréat en 2015.  Bonhomme, celui qui gère en famille l’hôtel-restaurant Les Caudalies à Arbois (Jura), animait un mini-conférence sur les vins de monde en expliquant que Bacchus fait du très bon breuvage un peu partout et le cocktail qui a suivi l’a démontré.
Une autre intervention portait sur la permaculture et la vigne. Ici, l’aspect ésotérique, comme la biodynamie, l’emporte. Les forces telluriques, le travail sur une toute petite surface en motte, mélangeant insectes, plantes et terre nourricière, font des miracles de production de fruits et légumes bio. D.H.

 

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• La Cave viticole de Lugny muscle ses ventes directes

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© Traces Ecrites.

Après la Cave des Vignerons de Buxy, sa consoeur de Lugny implantée plus au sud en Saône-et-Loire, s’offre aussi un caveau de vente à la bouteille revisité. Sur un terrain, situé juste en face de sa principale unité de production, la coopérative viticole a investi 2,2 millions d’€ dans un bâtiment de 700 m2 « Nous avons souhaité qu’il rappelle avec sobriété l’architecture locale faite de pierres apparentes mais, petite coquetterie, nous l’avons revêtu d’un toit végétalisé », décrit Edouard Cassanet, le directeur général.
Grâce à ce nouvel outil, ouvert à l’oenotourisme avec une salle de réception de 100 m2, la cave compte multiplier les ventes à la bouteille qui représentent un chiffre d’affaires  annuel de 1,5 million d’€ sur un total de 37 millions. La cave de Lugny commercialise en propre environ 6 millions de bouteilles, dont la moitié à l’exportation. Son activité est aussi réalisée, à hauteur de 40%, avec les grandes maisons de vin beaunoises pour lesquelles elle fournit des appellations village exclusives. D.H.


L’entreprise de travaux publics Socater reprise par Serpollet, filiale du groupe lyonnais Serfim.

En liquidation judiciaire depuis fin mai avec poursuite d’activité le temps de trouver un repreneur, l’entreprise de travaux publics Socater, spécialisée dans les réseaux est reprise par Serpollet, filiale du groupe familial lyonnais Serfim, elle aussi spécialiste des réseaux d’électricité, de gaz et l’éclairage public.  La reprise devant le tribunal de commerce de Dijon le 9 juillet se solde par la reprise de 77 emplois sur 81 ainsi que les avantages des salariés (RTT, prime vacances).
L’entreprise était dans la dernière année du plan de continuation qui fait été validé depuis juin 2009 : le chiffre d’affaires était en progression (12,2 millions d’€), mais la rentabilité n’était pas au rendez-vous. Elle est déployée sur trois sites, tous préservés, Dijon, le siège social et le plus important avec 36 salariés, Saint-Vit près de Besançon dans le Doubs (29 salariés) et Viriat dans l’Ain (12 salariés).
Le tribunal de commerce de Dijon avait émis le souhait que le repreneur améliore son offre financière au regard des actifs de la société, mais il a finalement accepté en raison d’un plan d’investissement de 600.000 € les deux premières années.
Socater va être gérée par Serpolet Centre Est à Sens et le président de cette filiale de Serfim, Sébastien Bonnet. Le groupe Serfim, à Vénissieux (Rhône) développe plusieurs métiers : travaux routiers, ouvrages d’art, réseaux, dépollution, recyclage et une branche immobilière et réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 340 millions d’€. Socater avait été créée en 1978 à Nevers par Guy Pongan, qui l’avait transmise à son fils Bertrand en 2008. C.P.

 

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L'Espagnol Érion démarre ses activités à Montceau-les-Mines

Après Novium, la filiale française de l’espagnol Érion est la deuxième entreprise à s’implanter sur la plateforme mutualisée de maintenance des engins ferroviaires de Mecateamcluster, à Montceau (Saône-et-Loire). L’opérateur ferroviaire qui avait déjà un pied à terre dans cette ville dispose maintenant d’un atelier de réparation en propre. Il a choisi cette localisation en raison de la présence du principal axe de fret français qui relie la Belgique à Marseille via Amiens, Dijon et Lyon. Il y réalise de la maintenance lourde de locomotives : changement de roues, remise à zéro des moteurs ou des compresseurs, et de la maintenance courante : inspections de sécurité, changement des filtres ou des sabots de freins, vérification des pneumatiques.
Avec cet outil de 4.153 m2, dont un tour en fosse dédié au reprofilage des essieux, l’Espagnol compte monter en puissance sur le marché français avec une progression de son chiffre d’affaires de 60% d’ici deux ans (5 millions d’€ aujourd’hui avec 40 salariés et à terme, une soixantaine).
« Nous allons pouvoir jouer les synergies avec les acteurs du cluster. Nous comptons solliciter des entreprises auxiliaires qui vont pouvoir nous aider sur des opérations pointues en mécanique, en pneumatique ou en hydraulique », a déclaré Daniel Martínez Alonso, président d’Érion France lors de l’inauguration le 20 juin dernier.
L’investissement s'élève à 10,25 10,25 millions d’€ HT. Il est porté par Érion France en partenariat avec la société d’économie mixte SEMCIB pour les aménagements extérieurs et Batifranc pour la construction du bâtiment réalisé par l’entreprise Keops Conception de Chalon-sur-Saône. C.P.


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• La société jurassienne Acadir affiche 80% de croissance ces deux dernières années

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De gauche à droite, avec la cravate verte, Francis Thiébaud et Sébastien Bertrand, les deux fondateurs d'Acadir. © Acadir.

On peut toutes et tous en rêver. Deux années de suite, Acadir réalise une croissance à deux chiffres de 80%. Cet expert informatique, fondé à Dole (Jura) en 2016 par Francis Thiébaud et Sébastien Bertrand, est spécialisée les services managés informatiques, certifiée dans la protection totale de données, la continuité d’activité pour les PME et, assure également la fourniture d’outils d’assistance à la gestion pour les responsables informatiques de grosses structures.
Avec un effectif de 8 personnes, Acadir qui atteint le million d’€ d’activité, gère aujourd’hui plus de 1.500 machines et plus de 60 appareils de protection de données en imposant des règles de sécurité très élevées. Toutes ses compétences et cette performance ont de nouveau séduit Datto, son fournisseur en technologie, qui vient de le distinguer meilleur partenaire pour l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. D.H.

Dernières nouvelles des cités des vins et des climats de Bourgogne

Olivier Le Roy

François Labet, président du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB), ne tarit déjà pas d’éloges sur Olivier Le Roy qui ne prendra qu’au 2 septembre la direction des trois cités des vins et des climats de Bourgogne (Chablis, Beaune et Mâcon).
Cet homme de 46 ans, diplômé de l’Institut d’études politiques, section internationale de Paris, a œuvré dans le monde du conseil, du développement commercial et de l’immobilier. « Il a une forte appétence pour le patrimoine et la culture, c’est ce qui nous a plu », souligne François Labet. Chargé de la commercialisation et de trouver des mécènes, Olivier Le Roy travaillera au sein d’une association d’intérêt général affiliée au BIVB.
Les trois cités des vins se situeront à Chablis (Yonne), Mâcon (Saône-et-Loire) et Beaune (Côte-d’Or. Si l’interprofession a déjà dévoilé les projets des deux premières (Lire ici l’article de Traces Ecrites News), la ville de Beaune, maître d’ouvrage de la troisième (Lire ici l’article de Traces Ecrites News), est encore en phase d’étude.
Trois groupements d’entreprises seront départagés le 25 septembre pour réaliser l’équipement dans le cadre d’un marché global de performance en conception, réalisation et maintenance. Ils ont pour mandataire, l'entreprise famiiale Rougeot TP à Meursault et les majors C3B  (groupe Vinci) et Léon Grosse à Dijon. La cité des vins de Beaune qui comprendra également un hôtel dont l'investiseur est l'acteur Jean-Christophe Lambert, une halle de réception pour 1.200 convives et des boutiques, devrait ouvrir pour la vente des vins des hospices de Beaune 2021. CP/D.H.

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• Roch Constructeur Bois va produire près de 3 fois plus d’énergie qu’il n’en consomme

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Les futurs bureaux du constructeur bois. © Roch.

On ne présente plus la société jurassienne de Thierry Dubrulle qui bâtit des maisons à ossature bois et en poteaux poutre tant il fait partie des entreprises que l’on apprécie pour ses valeurs, humaines et environnementales, ainsi que son savoir-faire.
Et justement  le dirigeant se les applique à lui-même en construisant de nouveaux bureaux passifs et en installant pas moins de 650 m2 de panneaux panneaux photovoltaïques pour compenser l’énergie consommée. S’ajoute le restructuration d’un de ses halls de 2.500 m2 avec l’arrivée d’un second pont roulant.
L’investissement global s’élève à 860.000 €, dont 110.000 qui produiront 115.000 kWh (kilowatteurs) par an. « Notre consommation annuelle, bureaux et atelier, est actuellement de 60.000 kWh. Avec les nouveaux bureaux, elle va descendre autour des 40.000 kWh. Nous allons donc produire près de 3 fois plus d’énergie que ce que nous consommons », se réjouit Thierry Dubrulle.
Roch Constructeur Bois réalise une douzaine de maisons par an, de 120 à 180 m2, avec un effectif de  29 salariés. Son chiffre d’affaires 2019 devrait friser les 4,3 millions d’€.  L’entreprise de construction exploite aussi dans le Jura une forêt de 10 hectares qu’elle cultive selon la technique de la futaie jardinée, évitant les coupes blanches par des prélèvements réguliers et des replantations dans la foulée. D.H.

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Pose de 650 m2 de panneaux photovoltaïques. © Roch.

 

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• Trinaps parraine la filière transformation digitale de l’école d’ingénieurs Esta à Belfort

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De gauche à droite, Laure Viellard, directrice de l'Esta, et Gauthier Douchet, président de Trinaps. © Esta.

Tous deux implantés à Belfort, l’opérateur télécom, également ingénieriste réseau, et l’école d’ingénieurs Esta s’associent pour développer la nouvelle filière de l’établissement d’enseignement supérieur axée sur la transformation digitale. Ce parrainage de Trinaps, qui emploie 22 personnes et atteint les 2 millions d’€ de chiffre d’affaires, doit lui permettre de recruter ses talents de demain.
L’Esta, de son côté, qui accueille 253 élèves et 300 à la rentrée prochaine, bénéficie d’un équipement par la fibre de haute performance. Elle pourra aussi monter des travaux pratiques au sein même du datacenter piloté en partenariat par Trinaps. D.H.

 

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Nominations

• Antoine Lepetit de la Bigne rejoint Famille Picard au Château de Chassagne-Montrachet.
Antoine Lepetit de la Bigne (vignes)

Ce professionnel de la vigne de 42 ans rejoint comme directeur technique le groupe Picard, implanté à Chassagne-Montrachet (Côte-d’Or). Il travaillera au côté de Francine Picard pour s’occuper des vignes et du vin, version biodynamie, sur les domaines de la Côte Chalonnaise, soit un potentiel de 110 hectares.
Ingénieur agronome (Agro Paris), spécialisé en viticulture (master viti-oeno de l'Agro Montpellier) et œnologue (Montpellier), Antoine Lepetit de la Bigne a été initié à la dégustation par Philippe Bourguigon (meilleur sommelier de France en 1978).
Quatorze années de pratique de la viticulture biodynamique (dont un millésime avec Olivier Humbrecht, domaine Zind-Humbrecht, en Alsace) et neuf années avec Anne-Claude Leflaive au sein du Domaine Leflaive à Puligny-Montrachet) ont marqué son engagement pour une viticulture qualitative et écologiste. D.H.


• Nathalie Jabry prend la direction du CAUE du Doubs

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Le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement du Doubs (CAUE) voit arriver comme directrice Nathalie Jabry (45 ans) qui succède à Jean-Pierre Breuillot en poste depuis juillet 2017. Titulaire d’un DEA en aménagement du territoire, elle débute sa carrière au Pays des 7 Rivières (Haute-Saône). 
Elle prend ensuite la direction du Pays de Vesoul Val de Saône pendant treize ans. Elle travaille ensuite à la ville de Luxeuil-les-Bains, toujours en Haute-Saône, comme directrice générale des services et des services techniques.
A la tête du CAUE, elle a aussi pour mission de préparer l’avenir de la Maison départementale de l’habitat (MDH) qui, dès le début de l’année prochaine, réunira en un seul lieu, les compétences du CAUE et de l’Adil (Agence départementale pour l’information sur le logement) mais conservera des permanences dans chaque territoire. D.H.

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