Josiane Chevalier, préfète du Bas-Rhin visite ce 20 juillet le site Merck à Molsheim, choisi pour fabriquer des poches stériles en polyéthylène qui contiendront l’un des vaccins anti-Covid. Cette nouvelle activité mobilise un investissement de 25 millions d’€ et va créer 80 emplois avant la fin de l’année, sur un total de 350.


Traces Ecrites News n'est pas tout à fait en vacances. L'actualité de ce jour nous invite à publier une nouvelle fois ce projet majeur de l'industriel pharmaceutique allemand en Alsace, à l'aune d'un investissement de 25 millions d'€.

 

ARTICLE PUBLIÉ LE 18 MARS 2021. Fleuron mondial du contrôle microbiologique pour les milieux pharmaceutiques, le site Merck de Molsheim (Bas-Rhin) figurait parmi les candidats naturels à jouer un rôle dans le bon approvisionnement de l’Europe en vaccins contre le coronavirus. Le chimiste l'a confirmé le 17 mars.
il crée une unité de production « d'assemblages à usage unique », génératrice d’investissements et plus encore d’emplois : 25 millions d’€ lui sont consacrés pour l’installation de 1.700 m2 de salles blanches requérant le recrutement de 350 personnes, qu’il s’agira de former (*), dont 80 avant la fin de cette année.


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La production débutera au second semestre et elle montera en puissance l’an prochain. De quoi s’agit-il ? « Ce sont des poches stériles en polyéthylène qui contiennent le produit, en l’occurrence le vaccin, et garantissent son bon maintien dans son milieu », décode Jean-Philippe Maurer, directeur du site. Ces contenants passent ainsi par des phases de purification et de filtration, domaines que Molsheim maîtrise depuis longtemps. Leur façonnage et leur assemblage requièrent  des étapes multiples.  

Les quantités représenteront « plusieurs centaines de milliers de poches l’an prochain », ajoute Jean-Philippe Maurer qui apporteront « une contribution de choix » à l’atteinte par l’Europe de son autonomie en production de vaccins. La visite de Josiane Chevalier, préfète du Bas-Rhin, ce 20 juillet, sera peut-être l'occasion de lever le voile d'une part sur le laboratoire à qui sont destinés ces conditionnements, d'autre part sur le montant de l'aide promise par les pouvoirs publics.


Molsheim, le 3ème site du groupe pharmaceutique allemand à effectuer ce type conditionnement

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L’investissement de 25 millions d’€ contribuera à créer 1.700 m2 de salles blanches ISO7 ou ISO5, à la fois par l’installation de bâtiments modulaires et le réaménagement de bâtiments existants. © Merck

 

Ces assemblages appartiennent à une gamme spécifique développée par le groupe pharmaceutique allemand Merck KgaA, que celui-ci produit également sur ses sites de Danvers aux Etats-Unis (Massachusetts) et de Wuxi en Chine.  Cet investissement majeur place comme jamais sous les feux des projecteurs l’usine de Molsheim, dont Merck poursuit l’exceptionnelle saga.
Démarré en 1972 avec 30 personnes, le site a enchaîné les expansions et les montées en gamme, d’abord sous son nom Millipore puis sous celui de Merck, pour totaliser déjà 1.700 employés de 32 nationalités avant les prochains recrutements, dans 49.000 m2 de bâtiments. Il est devenu le troisième plus grand au monde de sa maison mère, l’une des majors de la santé/sciences de la vie avec ses 57.000 salariés et 17,5 milliards d’€ de chiffre d’affaires l’an dernier.

 

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Le site alsacien exporte plus de 85 % de sa production. Celle-ci se répartit en trois spécialités : les équipements de purification pour de l’eau de laboratoire pure et ultrapure ; la conception et fabrication de divers équipements pour les industries pharmaceutiques et de biotechnologie ; les produits pour le contrôle microbiologique dans la pharmacie et l’agro-alimentaire.


Cette troisième activité, dite de « biomonitoring », a pris le plus d’ampleur au fil des dernières années pour devenir la principale du site, tendance que viendra accentuer le nouveau projet. Il y a quatre ans, lorsque le site comptait 1.400 collaborateurs, il avait bénéficié du précédent investissement structurant, soit 12 millions d’€ pour l’implantation de lignes de fabrication de milieux de culture (du type des boîtes de Pétri) destinés au contrôle des procédés de production aseptique.
C’est là par exemple que les équipes créent des contaminations artificielles, comme l’introduction de légionnelle et de salmonelle dans des aliments, pour prévenir a contrario les risques dans la vie réelle. Plus généralement, elles détectent des micro-organismes pour les développer ou les contenir, selon les cas.

(*) Le Conseil régional du Grand Est fait savoir qu'il financera, pour 430.000 €, des modules de formation de 70 heures, au travail en salle blanche de 90 personnes qui devront être opérationnelles pour le second semestre 2021.

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