Soprofen Industrie à Froideconche (Haute-Saône) investit dans la couleur. MBF Aluminium à Saint-Claude obtient un nouveau délai. Archeon Médical part à la conquête des Etats-Unis. Un parc photovoltaïque au sol de 20 ha sur la Zac Aremis-Lure. Création d’un club « Les entreprises s’engagent » en Saône-et-Loire. Un tiers-lieu au centre-ville de Mâcon. Michèle Ulrich, nouvelle déléguée générale du Medef Franche-Comté.


• Le fabricant de volets roulants Soprofen Industrie à Froideconche (Haute-Saône) investit dans la couleur


Dans la droite ligne du plan de développement de ses repreneurs en 2019 – le groupe français coopératif de matériaux et solutions de construction Bouyer-Leroux (Lire ici l’article de Traces Ecrites News) –, Soprofen vient d’achever un investissement de 3,5 millions d’€ dans son usine de Froideconche (Haute-Saône). Le but est de l’élargir l’offre couleur de sa gamme de volets roulants laqués dont la demande ne cesse de croître : + 50% en 5 ans.

L’implantation d’une unité de thermolaquage et la modernisation de son atelier de laquage liquide va lui permettre d’étendre à 700 ses références. La première est destinée à laquer par poudrage de matière, tous les profilés aluminium (coulisses, coffres, lame finale) servant à la fabrication des volets roulants, une finition plus pérenne que le laquage liquide. L’équipement lui ouvre aussi le marché des bords de mer, ceux-ci étant soumis à de plus importantes contraintes climatiques.
L’unité de laquage liquide est quant à elle dotée de machines plus rapides, promettant, précise dans un communiqué Jean-Michel Paucod, directeur général adjoint Industrie de Soprofen, « un gain de plus de 20% de productivité ». Les nouvelles installations ont contraint l’industriel à pousser les murs, portant sa surface dédiée au laquage à 600 m2.
Soprofen a bénéficié du plan France Relance à hauteur de 730.000 €. Son siège est situé à Mertzwiller (Bas-Rhin) et une seconde usine, plus petite, à Champagney, également en Haute-Saône, est spécialisée dans les portes de garages.  Avec huit sites industriels, l’entreprise emploie 528 personnes, dont près de 200 à Froideconche. C.P.

 

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• En redressement judiciaire, MBF à Saint-Claude obtient un nouveau délai

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Les candidatures et intentions de reprise  de MBF Aluminium à Saint-Claude (Jura) n'ont pour l'instant pas abouti, faute de garanties suffisantes sur les commandes des constructeurs automobiles Renault et PSA pour lesquels la fonderie fabrique des carters de moteurs et des éléments de boîtes de vitesse. Faute aussi de dossiers suffisamment financièrement solides. © MBF


La fonderie MBF Aluminium est encore en vie à Saint-Claude (Jura). Le tribunal de commerce de Dijon a accordé, hier mardi 26 mai, un nouveau sursis de trois semaines (*) à l’entreprise de 270 salariés en redressement judiciaire afin de monter un dossier de reprise en forme de sauvetage. L’unique candidat repreneur aujourd’hui, l’entrepreneur-investisseur Michaël Azoulay, mais aussi les éventuels autres disposent d’un délai jusqu’au 9 juin pour (re)soumettre leur dossier à une audience du 15 juin. Michaël Azoulay qui entend conserver 229 postes, assure avoir réuni les plusieurs millions d’euros de fonds nécessaires pour bâtir un plan crédible. Mais ce point reste à vérifier et il lui faut convaincre les clients constructeurs Renault et PSA, ainsi que l’Etat quant aux garanties qu’il apportera et à sa situation fiscale, l'entrepreneur n'étant pas en règle avec l'administration, rapporte cette dernière. Autant de conditions qui sont loin d’être réunies.
La Région Bourgogne-Franche-Comté en conclut que seul un montage public-privé peut encore éviter la liquidation, ce qui amène sa présidente Marie-Guite Dufay à proposer à l’assemblée régionale de voter sa prise de participation au capital de MBF jusqu’à hauteur de 33 %, au sein d’un pôle d’actionnaires publics qui n’excéderait pas 50 % pour rester conformer à la règlementation. En montant, le cnseil régional injecterait alors 300.000 à 600.000 € comme part d’un capital total d’1 à 2 million d’€. La Région s'était portée au secours de la fonderie en débloquant une aide exceptionnelle de 500.000 € pour payer les salaires d'avril.
L’audience d'hier s’est déroulée au terme d’une semaine de tensions marquée par une grève de la faim de quatre délégués syndicaux pour attirer l’attention du ministère de l’Economie, et de menaces de salariés de « faire sauter l’usine. » M.N.

Dans un communiqué le 28 mai, le parti communiste de Bourgogne-Franche-Comté se réjouit de la proposition de la Région d'entrer au capital de l'entreprise. « La proposition régionale a le grand mérite de parer à l'urgence et d'éviter le couperet de la liquidation. » Cependant, il appelle de ses voeux une politique industrielle nationale pour le secteur de la fonderie, soulignant que l'avenir de l'entreprise jurassienne demeure conditionnée au plan de charge que lui confieront les constructeurs automobile.

(*) Le tribunal de commerce de Dijon avait déjà accordé un sursis de deux semaines le 27 avril (Lire ici l'article de Traces Ecrites News). Les anciens actionnaires de MBF sont l’entrepreneur italien Gianpiero Colla et le groupe britannique CMV qui, en 2019, pensaient trouver sur le marché de la bourse, les moyens de renforcer le capital.

 

• Archeon Medical  part à la conquête des Etats-Unis

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Le dispostiif ©Eolife d'Archeon Medical a commencé une carrière internationale avec les Emirats-Arabes Unis, Hong-Kong, la Suisse © Archeon


La start-up bisontine Archeon Medical est l’une des quatorze françaises qui exploreront le marché américain de la santé grâce au programme NEXT French Healthcare. Le secteur est en forte expansion outre Atlantique depuis la crise sanitaire avec des levées de fonds monumentales, 14,1 milliards de dollars en 2020. Pour tenter de percer sur ce marché, le programme NEXT French Healthcare conduit par Business France, en partenariat avec Bpifrance, prépare le terrain : sessions individuelles et collectives, rendez-vous personnalisés avec des experts nord-américains, acteurs clés de la santé et des investisseurs.
Archeon Medical (Lire ici l’article de Traces Ecrites News), née en février 2018 à la pépinière d’entreprise de Temis Innovation, à Besançon, pour assurer le transfert de technologie de travaux menés par le CHU Jean Minjoz, développe un dispositif médical basé sur l’intelligence artificielle pour la ventilation des patients en arrêt cardiaque.
Son dispostiif ©Eolife est déjà distribué aux Emirats-Arabes Unis, à Hong-Kong, en Suisse… Au début de la crise de la Covid-19, Archeon l'avait adapté pour les malades en réanimation dans les hôpitaux. La start-up fait pour cela reçu  le soutien financier de l’Etat et de la Commission Européenne. C.P.

 

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• Un parc photovoltaïque au sol de 20 ha sur la Zac Aremis-Lure

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© SYMA


En projet depuis la création du SYMA, syndicat mixte réunissant le Conseil départemental de la Haute-Saône, la communauté de communes du Pays de Lure et la CCI, pour aménager l’ancienne base aérienne de l’Otan en Haute-Saône, la ferme photovoltaïque au sol vient de faire une avancée décisive. Suite à un appel à manifestation d’intérêt l’automne dernier, EDF Energies Nouvelles a été désigné constructeur et exploitant d’un parc de 31,2 ha pour une puissance de production de 30 MWc (mégawatts-crête).
Le but est de donner au site une autonomie énergétique en prévision de l’implantation à moyen et long terme d’activités industrielles. La ZAC Aremis-Lure est partiellement transformée en plate-forme de tests pour les systèmes de mobilité. Sur ces 238 ha dont une grande partie restera à l’état naturel suite à différents recours d’associations de protection de l’environnement, est implanté pour l’instant uniquement le groupe Altran Technologies qui a succédé à Car2Road (liquidé). C.P.

 

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• Création d’un club « Les entreprises s’engagent » en Saône-et-Loire

Faire monter en compétences les personnes éloignées de l’emploi ne se fait pas forcément avec les dispositifs classiques de la formation continue. Cette évidence a conduit les services de l’Etat en Saône-et-Loire et deux chefs d’entreprises a créer le club « Les entreprises s’engagent ». Le but, faciliter l’accès à l’emploi des personnes les plus vulnérables par le biais d’un projet en entreprise. A l’instar de ce que fait Nicolas Chevalier, directeur général de l’entreprise So Bag qui a monté l’an dernier un projet pédagogique collaboratif à l’ESAT (Etablissement et Service d'Aide par le Travail) du Vernoy permettant à ses salariés de se former à la permaculture, pour ensuite proposer cette prestation aux particuliers et aux entreprises. Environ 25 entreprises ont déjà intégré le club, animé par la Direction départementale de l’Emploi, du Travail et des Solidarités de Saône-et-Loire. C.P.

 

• Un tiers-lieu au centre-ville de Mâcon

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© Google map


Installer de jeunes entreprises au centre-ville de Mâcon, est objectif visé par la ville qui vient de vendre un immeuble haussmanien rue Gambetta, entre les bords de Saône et la gare, à la société d’économie mixte Sema Mâconnais Val de Saône Bourgogne du Sud. Celle-ci est chargée de la rénovation des 1.500 m2 du futur centre d’affaires EcoCityZ Gambetta dont la première pierre est posée ce 26 mai. La Sema participe à un tour de table financier avec Mâconnais Beaujolais Agglomération, son principal actionnaire, la Région et l’Etat. Ce dernier dans le cadre de l’appel à projet national « Réinventons nos coeurs de ville » apporte 1,2 million d'€ sur un budget total de 5,4 millions.
Un premier locataire s’est fait connaître : Ubitransport, concepteur de solutions numériques de gestion de transports de voyageurs, aujourd’hui hébergée à la pépinière de la Cité de l’entreprise, dans les faubourgs. L’entreprise pourra prendre possession des locaux à la fin des travaux prévus pour le  printemps 2022. C.P.

 

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ulrich• Michèle Ulrich, nouvelle déléguée générale du Medef Franche-Comté


Michèle Ulrich vient d’être désignée déléguée générale du Medef Territoires Franc-Comtois. Pour porter leur parole auprès des mileux régionaux, les patrons comtois ont choisi une personne qui connaît bien le fonctionnement des collectivités locales. Et de surcroît, la région. Elle a travaillé pour la Communauté de Communes Jurassienne, ainsi que pour la Région Rhône-Alpes et le département du Bas-Rhin en accompagnement des politiques publiques et de la définition de stratégies de développement territorial.
Diplômée de l’ENSAIS et titulaire d’un Mastère spécialisé de la Conférence des Grandes Ecoles en Aménagement et Maîtrise d’ouvrage (Ponts ParisTech), Michèle Ulrich avait commencé sa carrière en travaillant à l’organisation des Jeux Olympiques d’Albertville et de la Savoie, aux côtés de Jean-Claude Killy et Michel Barnier. C.P.

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