Le concepteur et constructeur en immobilier d'entreprise né dans l'agglomération lyonnaise a désormais bien ancré sa présence dans la région voisine. Il l'a investie dès sa seconde année d'existence par une agence à Chalon-sur-Saône, complétée depuis 2020 de celle de Dijon. A présent, il porte son regard aussi vers la Franche-Comté et les portes du Grand Est, avec de premières références. Dans la répartition de son activité, la restructuration de locaux prend actuellement le relais du neuf en terme de dynamique, conformément aux tendances du moment du marché immobilier.


Concepteur et constructeur d’immobilier d’entreprise, Keops sait s’adapter à la mouvance de la conjoncture. Celle-ci vient tarir actuellement le nombre des projets, « même si les perspectives sont bien là. Elles mettent simplement plus de temps à se concrétiser », analyse son président, Dominique Moreau. La rénovation-restructuration de l’existant, par contre, gagne en importance, ce qui s’exprime dans la répartition d’activité de la société. « Elle représente aujourd'hui 40 % de notre chiffre d’affaires », évalue le dirigeant de Keops. Dans cette spécialité, la société a livré par exemple, en 2024, la nouvelle configuration à Champagnole (Jura) de la miroiterie Varnet, filiale du Bourguignon VIT.

Cette référence illustre un autre axe de développement du prestataire immobilier, d’ordre géographique celui-ci : l’extension de son champ d’intervention vers la Franche-Comté, en excroissance de l’ « axe rhodanien » sur lequel il s’est déployé depuis son origine en 2006. A son siège en région lyonnaise (dans la commune de Neyron dans l’Ain), Keops a ajouté dès 2007 l’agence de Chalon-sur-Saône en charge de la Saône-et-Loire principalement, puis en 2020 celle de Dijon, dans l’optique qu’elle devienne un tremplin vers une couverture élargie à la Bourgogne-Franche-Comté et aux portes du Grand Est. La proximité du siège avec l’aéroport Lyon-Saint Exupéry, quant à elle, permet d’accompagner les clients industriels multisites sur le territoire national.

 

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Les ambitions sur des agglomérations comme Dijon et Besançon peuvent laisser envisager une extension de l’activité à la réalisation de projets davantage axés vers le tertiaire. Sur ce plan, Dominique Moreau demeure quelque peu prudent toutefois. « Il s’agit d’une piste, mais d’une part nous l’imaginons, dans un premier temps, dans les parcs d’activités de périphérie plutôt qu’en centre-ville et d’autre part, nous continuons avant tout à nous définir comme un spécialiste des locaux industriels ou encore des entrepôts, des laboratoires et des équipements collectifs : restaurants, crèches, cliniques vétérinaires, maisons de retraite… Environ 30 % de notre activité provient des bâtiments ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement) », expose-t-il.

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L'objectif de percer en Franche-Comté s'est concrétisé l'an dernier par le contrat de la restructuration de la miroiterie Varnet à Champagnole (jura).


La participation à la première promotion de la Convention des Entreprises pour le Climat en Bourgogne-Franche-Comté, en 2023, a marqué un tournant stratégique pour le groupe Keops. Un tel engagement a permis de structurer une feuille de route (dénommée CAP 2030) exigeante, plaçant la transition écologique au cœur de son modèle économique. Au-delà de la performance énergétique de ses bâtiments, le développeur immobilier dit avoir fait « le choix, assumé, d’intégrer des critères de faibles émissions carbone, de biodiversité, de coopération et d’éthique. » A l’avenir, ces facteurs pourraient aller jusqu'au refus de réaliser certains projets qui seraient jugés incompatibles avec les valeurs de l'entreprise, souligne la direction.

La vision s’est traduite concrètement par la réalisation de bâtiments à ossature bois-paille, dont les performances dépassent d’ores et déjà les exigences de la future réglementation environnementale 2025. Une démarche reflet d’une ambition voulue forte et exprimée ainsi : « construire autrement, durablement, et en conscience. »

 

De 20 à 17.000 m2

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De l'usine CEV Saint-Gobain à Crissey (en haut) au bâtiment Agora  à l'hôtel d'entreprises Nidev (Nicéphore Immobilier Développement) sur la zone SaoneOr l'ex-friche Kodak (en bas), Keops accumule les références dans le Grand Chalon (Saône-et-Loire).


Les références régionales ne manquent pas. « Elles vont de la petite surface de 20 m2 aux grandes de 17.000 m2 et plus, comme par exemple la construction de l’usine Saint-Gobain CEV à Crissey (Saône-et-Loire) au début des années 2009 », relève la direction de Keops. En cours d'édification, le nouveau site du recycleur de métaux Aérométal,  déploiera 10.000 m2 dans le courant de cette année 2025 à Virey-le-Grand dans la zone SaôneOr du Grand Chalon. La liste des réalisations du Groupe Keops en Bourgogne-Franche-Comté comprend aussi, dans le sud de la région, l’usine Comège d'engins de levage à Saint-Germain-du-Plain, le pôle Mecateamcluster à Saint-Vallier et son voisin à Montceau-les-Mines le maintenancier espagnol de locomotives Erionl'ingénieriste industriel Pinette Emidecau Industrie (PEI) à Chalon-sur-Saône, etc…

Le chiffre d’affaires du groupe s’est établi à 12 millions d’euros de 2024, contre 8 millions en 2023. L’effectif de 23 personnes (dont 11 en Bourgogne placées sous la responsabilité de Jean-Baptiste Audard) comporte principalement des Ingénieurs, projeteurs, économistes ainsi que trois architectes DPLG (diplômes par le gouvernement). 

 

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L’activité se répartit en trois pôles principaux : l’assistance à maîtrise d’ouvrage, la maîtrise d’œuvre, le métier de contractant général, assurant au client une prestation clé en mains. De quoi couvrir toute la chaîne de l’acte de construire, des études à la réalisation avec le souci de maintenir le niveau de fiabilité -  « la combinaison de la technicité et de la rapidité » - qui se confirme d’année en année, selon Dominique Moreau. « En bientôt 20 ans d’existence, nous avons tenu 100 % des délais et dans 30 % des cas, nous les avons même devancés », relève-t-il.

Photos fournies par l'entreprise.

1 commentaire(s) pour cet article
  1. Dominique MOREAUdit :

    Merci pour votre article

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