Un nouveau campus sort de terre à Dijon. Le spécialiste vosgien des arts de la table Le Nappage passe dans le giron de Stepak Bourdin. Le raccordement ferroviaire de l’EuroAirport de plus en plus incertain. Une entrée embellie pour Sevenans. So Bag ouvre ses portes ce vendredi en Saône-et-Loire. Woodlight lance la pré-production de ses plantes bioluminescentes en Alsace. Un vrai tofu japonais dans le Jura.

Bourgogne

Un nouveau campus sort de terre à Dijon

La première pierre du campus Maret a été posée vendredi 19 septembre, à Dijon. Ce nouveau pôle dédié « aux humanités, aux arts et à la culture » accueillera l’École supérieure de musique (ESM) de Bourgogne-Franche-Comté et l’antenne dijonnaise de Sciences Po Paris. De plus, il permettra à l’École nationale supérieure d’art (Ensa) de Dijon de s’étendre. Au total des trois établissements, il accueillera 700 étudiants environ. L’ancien grand séminaire de Dijon, propriété de l’État, a hébergé pendant une soixantaine d’années les services du Crous, qui ont déménagé à Besançon en 2022, ainsi qu’un restaurant universitaire, fermé après un incendie en 2014. Il subsiste une résidence étudiante (150 lits) sur le site, qui doit y être maintenue. Le projet, confié au cabinet parisien d’architecture ChartierDalix, porte sur près de 4.000 m2, dont 900 m2 de constructions neuves comprenant un « espace scénique » enterré. Il met un point d’honneur à respecter le patrimoine architectural du XVIIème siècle mais également paysager avec la valorisation de quatre jardins couvrant 6.300 m2 en cœur d’îlot. Son coût est évalué à 20,4 millions d’euros, dont 8,8 millions à la charge de la Région, 7,5 millions de l’État et 4,1 millions de Dijon métropole. L’ouverture de ce nouveau campus est prévue pour la rentrée universitaire 2028. P.Bouillot

 

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Lorraine 

Le spécialiste vosgien des arts de la table Le Nappage passe dans le giron de Stepak Bourdin  

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Le Nappage emploie 150 collaborateurs répartis entre son site de Granges-Aumontzey (Vosges) et sa filiale de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). © Le Nappage

 Le fabricant de nappes et services de table jetables Le Nappage vient de passer dans le giron du groupe Stepak Bourdin, un industriel français reconnu dans la fabrication de produits en papier à usage unique établi à Tuffé (Sarthe). Les deux sociétés étaient entrées en négociation exclusive au début de l’été. Le Nappage réalise un chiffre d’affaires de 43 millions d’euros et s’appuie sur un effectif de 150 collaborateurs répartis entre son siège de Granges-Aumontzey (Vosges) et sa filiale Sodipan Table à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). Ses plus de 4.000 références (serviettes, nappes, chemins de table, sets de table, assiettes, etc.) sont commercialisées auprès de la grande distribution, des enseignes discount, de la restauration collective, avec un part à l’export notamment en Italie. Créé en 1945, Le Nappage avait été repris en 1998 par Didier Destouches via un premier LBO (leveraged buy-out) ou « rachat avec effet de levier. » « En rejoignant un groupe industriel familial aux valeurs proches des nôtres, nous assurons la pérennité de nos savoir-faire et offrons au groupe un nouveau levier de développement sur des marchés complémentaires », commente Didier Destouches. Stepak Bourdin emploie 250 collaborateurs (chiffre d’affaires de 80 millions d’euros) et réalise près de 80 % de son activité auprès du secteur CHR (cafés, hôtels, restaurants). P. Bohlinger  

Alsace
Le raccordement ferroviaire de l’EuroAirport de plus en plus incertain

Un nouveau coup de frein est apporté au projet de desserte ferroviaire de l’aéroport de Bâle-Mulhouse (EuroAirport). Lors d’une réunion consacrée à son financement courant septembre, l’Etat français a suspendu sa participation budgétaire. Selon des participants, il a souhaité le réexamen des coûts prévisionnels, qui n’ont cessé de grimper pour atteindre la somme considérable au regard des 6 km de voies concernés :  353 millions d’euros en valeur actuelle, et 475 millions d’euros estimés dans l’hypothèse jusqu’alors en vigueur d’une mise en service au milieu des années 2030. Il souhaiterait également une augmentation de la contribution de l’Union européenne. Les parties française, suisse et allemande poursuivent en tout cas leurs discussions pour tenter d’aboutir au projet le plus réaliste possible. M. Noyer

Franche-Comté

Une entrée embellie pour Sevenans 

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Les travaux ont requalifié une portion de la RD 437. © R.Joiivet

La commune de Sevenans dynamisée par sa localisation entre Belfort et Montbéliard se dote d’ « une entrée digne de ce nom », selon le qualificatif exprimé conjointement, le 11 septembre à son inauguration par Florent Bouquet le président du conseil départemental du Territoire de Belfort et Damien Meslot son homologue du Grand Belfort. Les deux collectivités ont cofinancé avec l’Etat, pour 1,8 million d’euros TTC,  la requalification sur 800 mètres à cet endroit de la RD 437, dont la première a assuré la maîtrise d’ouvrage. Le nouveau giratoire aménagé au carrefour de la RN 19 près de la sortie d’autoroute doit sécuriser la circulation des voitures, tandis que celle des piétons et cyclistes doit l’être par les cheminements spécifiques réalisés pour relier à la commune voisine de Bermont.  Un éclairage public modernisé, des places de stationnement et des aménagements paysagers complètent l’opération de 15 mois, dont les travaux ont été réalisés par Eurovia, ID Verde et Haefeli, sous la maîtrise d’œuvre de BEJ.  M. Noyer  

 

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Bourgogne

So Bag ouvre ses portes ce vendredi en Saône-et-Loire 

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L’entreprise est spécialisée dans la fabrication d’emballages innovants, notamment des Big Bags. © So Bag

Ce vendredi 26 septembre, So Bag invite à découvrir son univers lors d’une Journée Portes Ouvertes sur son site de Blanzy (Saône-et-Loire). L’entreprise est spécialisée dans la fabrication d’emballages innovants, notamment des Big Bags, utilisés dans des secteurs variés comme l’agroalimentaire et l’industrie pharmaceutique. So Bag a souhaité mettre en  œuvre un engagement fort en matière de développement durable. Avec des actions concrètes comme la réduction de son empreinte carbone grâce à l’installation de panneaux solaires, le recyclage des matériaux, l’acquisition d’un terrain pour en faire une réserve de biodiversité, l’entreprise s’efforce chaque jour d’être un acteur clé de la transition écologique. Le programme de la journée se compose de visites guidées des ateliers, et d’activités pour tous les âges. Vous pourrez aussi soutenir la cause d’Octobre Rose avec la vente de sacs solidaires, dont tous les revenus seront reversés à des associations luttant contre le cancer (10€). Les visites débutent toutes les 30 minutes, de 9h à 11h30 et de 13h30 à 15h30. Inscription obligatoire ici sur le site web de l'entreprise ou via la plateforme des journées du patrimoine économique. 

 

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Alsace

Woodlight lance la pré-production de ses plantes bioluminescentes  

A Strasbourg, la société Woodlight porte l'ambition de créer des plantes bioluminescentes capables de fournir un éclairage extérieur ou intérieur. Après une première levée de fonds de 850.000 euros en 2023, elle vient d’en finaliser une deuxième qui lui a permis de réunir 500.000 euros auprès d’un cercle restreint de partenaires privés ayant renouvelé leur confiance dans le projet. Grâce à ce tor de table supplémentaire, la start-up alsacienne va pouvoir enclencher les phases de tests en salle noire ainsi que la pré-production d’un premier lot de plantes bioluminescentes en décembre. Le printemps 2026 marquera une étape clé : un événement de présentation devant déboucher sur la signature de premiers contrats commerciaux. Les marchés visés sont la décoration, le balisage urbain et l’événementiel. Woodlight souhaite se développer à l’international, en Europe, aux Etats-Unis et aux Émirats arabes unis. Créée en 2018, l’entreprise strasbourgeoise emploie aujourd’hui six salariés dont deux alternants.  J.Giorgi

 

Franche-Comté

Un vrai tofu japonais dans le Jura 

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Les graines de soja sont broyées pour extraire le Tonyu, une sorte de lait fortement protéiné, que l'on fait cailler pour obtenir le Tofu. © DR.

 

Depuis 2022, Keiko Asada et Filipe Geitero-Cristiano fabriquent un tofu 100 % jurassien. Chaque année, ils manipulent 200 kg de graines de soja (variété le Lenka) cultivées localement auprès d’un agriculteur local bio à la ferme du Meix à Peseux. Cette récolte leur permet de fabriquer près de 625 kilos de tofu qu’ils vendront sur les marchés, dans des épiceries fines et auprès de restaurateurs férus de trouver des saveurs typiques du Japon « Quand vous avez mangé du Tofu là-bas, vous ne pouvez plus manger celui vendu dans les commerces, cela n’a rien à voir » précise Filipe Geitero-Cristiano qui a vécu au Japon, là où il a rencontré sa compagne Keiko. « Keiko a appelé de nombreux contacts au Japon pour fabriquer un produit dans les méthodes les plus proches de là-bas. Dans un premier temps, c’était notre objectif principal. Ensuite, nous avons travaillé sur la texture pour avoir un produit souple et très fin en bouche », raconte Filipe Geitero-Cristiano. Le produit sous la marque « Tofu Jura » est fabriqué dans leur laboratoire de Abergement-Le-Grand, selon un process proche de celui de la confection de fromages. Les graines sont broyées pour extraire le Tonyu, une sorte de lait de soja fortement protéiné, auquel on ajoute du chlorure de magnésium pour faire cailler dans des moules fabriqués en bois du Jura. Il est ensuite égoutté et pressé. Ce Tifu jurassien est vendu 5 euros les 250 grammes. S.Dolidze

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