L’événement, baptisé Business Industrie Dijon, se déroulera les 24 et 25 novembre au Parc et Expositions de Dijon. Il attend 140 exposants sur près de 5.000 m2 et espère 2.000 à 3.000 visiteurs professionnels. L’entrée pour ces derniers sera gratuite.

 

La manifestation, organisée les 24 et 25 novembre prochain par la société Promosalons au Parc des Expositions et Congrès de Dijon (Dijon Congrexpo), n’est guère coutumière. Pourquoi faire dans la capitale régionale de Bourgogne-Franche-Comté un rendez-vous industriel, le premier du genre, espéré de belle facture. Selon l’opinion communément admise et glosée à l’envie, Dijon et sa métropole offre le visage d’une ville tertiaire, bourgeoise et un tantinet rond-de-cuir.

 

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Le trait mérite d’être nuancée à l’aune d’une bonne connaissance du tissu économique local. L’ancienne cité des Ducs de Bourgogne regorge de premiers de la classe. Il suffit de cité Savoye, spécialiste de la gestion automatisée entrepôts logistiques, Eurogerm, ingrédientiste pour la filière blé-farine-pain, Vernet-Behringer, fabricant français de machines-outils pour les charpentiers métalliques, pylôniers et serruriers-métaliers. Sur ce podium, les trois sociétés portent la médaille d’or de leader national.

 

Et que dire des moutardiers, des liquoristes et de la dernière fabrique de pain d’épices à la farine de froment Mulot et Petitjean qui investissent à tour de bras. La liste est loin d’être exhaustive et si Dijon, comme la France entière, perd des emplois industriels, la faute à 40 ans d’incurie d’une classe politique de tous bords qui n’a pas su comprendre l’adéquation entre formation et emploi de demain, ni su anticiper que transformer la matière, c’est aussi du numérique, de la robotique et de l’intelligence artificielle.

 

Une position stratégique

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Opération de câblage chez STI Genlis. © Traces Ecrites

 

Jacques Leroy, dirigeant de la société Promosalons et ses collaborateurs Jean-Louis Patrice, directeur de projets et Pierre Godefroy l’ont bien compris. « Dijon est au cœur d’un cercle de (200 km de diamètre) d’industries de toute nature avec certes une forte connotation agroalimentaire, mais pas que... », pointe Jean-Louis Patrice.


Aussi, les deux journées de la manifestation se veulent-elles aussi une vitrine de nouveaux savoir-faire dans l’hydrogène, avec le groupe Rougeot notamment. Ce dernier participera d’ailleurs à une conférence le 24 novembre à 11h sur la transition énergétique. Business industrie Dijon attend 140 exposants et espère 2.000 à 3.000 visiteurs. L’entrée sera gratuite pour ses derniers.

 

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Promosalons et ses partenaires, l’agence AER, le Pôle des microtechniques et Dijon Métropole, ajoute comme plus-value une convention d’affaires avec des rendez-vous fixés à l’avance, via une plate-forme dédiée, entre donneurs d’ordre et sous-traitants. « Les potentiels acheteurs sont évidemment invités, voire défrayés », précise Jacques Leroy, fondateur il y a quinze années du salon Siane de Toulouse et depuis trois ans, de celui de saint-Nazaire.

 

Ils exposent au salon Business Industrie Dijon

 

denis boulinier• Denis Boulinier, président de STI Genlis

 Spécialiste du câblage électrique, tableautier industriel et assembleur de précision, STI Genlis n’aurait pas voulu manqué ce rendez-vous. « C’est déjà le premier salon du genre, un vrai événement à Dijon et je souhaitais le soutenir car il représentera les PME locales et régionales dont je suis », indique Denis Boulinier, président de STI Genlis, implantée dans cette commune éponyme de Côte-d’Or.
Reprise par ses soins en 2015, pour ses 50 ans, cet ancien directeur de Valinox Nucléaire (groupe Vallourec) s’est offert un petit chez lui qu’il a porté à 5,5 millions d’€ de chiffre d’affaires avec 40 salariés. Durant l’année Covid, sa croissance n’a pas fait défaut avec une hausse de 12%. « Au travers de ce salon, j’espère une vraie dynamique, une réelle promotion industrielle de la région dijonnaise car nous manquons d’image et peinons souvent à recruter », ponctue le dirigeant.

 

 

emmanuelgauss• Emmanuel Gauss, directeur général de Plastigray

Après deux années troubles où il a peu bougé et surtout travaillé à distance, via des « conf call » en tout genre, le dirigeant de Plastigray, implanté dans la commune éponyme de Gray (Haute-Saône) souhaite retrouver le véritable contact humain. « Nous voulons dire à nos clients régionaux et, même au-delà, que nous sommes là, toujours présents et à leurs côtés », souligne Emmanuel Gauss, directeur général de Plastigray.
Spécialiste des pièces injectées pour le secteur de la plasturgie, l’entreprise a su évoluer au fil des développements et innovations pour aujourd’hui assurer des fonctions complètes. Entendez de sous-ensembles qui sont testés et peuvent être intégrés pour une utilisation directe. Plastigray exploite deux autres sites, en Bretagne, près de Fougères (Ille-et-Vilaine) et Tunisie. Le plasturgiste emploie au total 300 personnes, dont la moitié en France et son chiffre d’affaires atteint les 27 millions d’€.

 

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