La délégation de service public du parc des expositions et congrès une nouvelle fois repoussée. Yves Bruneau quitte Dijon Congrexpo. Le très bon bilan triennal de BFC Accompagnement. Les vins de Bourgogne misent à fond sur leurs cités des vins. Action Logement s'engage à faciliter l'accès au logement des salariés. Des apprentis des travaux publics sur le podium des Olympiades des métiers. Datamars fait l'acquisition de Tru-Test et de Simcro. La biotech Inventiva voit son chiffre d'affaires reculer mais maintient un haut niveau de trésorerie.

• Un « quasi-accord »  trouvé entre la ville de Dijon et le gestionnaire du parc des expositions et congrès.

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La Foire gastronomique est la plus grosse manifestation du parc des expositions et des congrès de Dijon. © Traces Écrites.

Prolongée d’un an fin 2017, la délégation de service public (DSP) pour la gestion du parc des exploits et palais des congrès de Dijon qui devait s’achever le 4 janvier 2019, est une nouvelle fois rallongée d’un mois. Le 17 décembre, le conseil municipal de Dijon l’a décidé afin d’analyser l’offre finale de l’association DijonCongrexpo, seul prestataire à avoir répondu à l’appel d’offres de renouvellement de la DSP pour une durée de 4 ans. « Plusieurs aspects de l’offre devaient être optimisés, a déclaré François Rebsamen, maire, « mais nous sommes aujourd’hui parvenus à un quasi- accord. » Le gestionnaire préfère attendre la fin des négociations pour faire un commentaire et se rassurer sur le sort de l'entreprise.
Le point d’achoppement est l’amortissement des derniers travaux réalisés par le gestionnaire, d’un montant de 1,4 million d’€ que la ville considère comme un droit d’entrée au nouveau contrat de DSP et que l'association devrait donc lui verser. Le maire souhaiterait également augmenter de manière « significative » le loyer annuel (260.000 €) que l’association verse à la ville, propriétaire de l’équipement, sous prétexte que le gestionnaire engrange des résultats.
Enfin, le maire souhaiterait que DijonCongrexpo s’engage à maintenir l’équipement au centre-ville plutôt que de le reconstruire en périphérie. Ses dirigeants avait fait savoir que leur « gros problème tenait au positionnement géographique », principalement en raison des difficultés de stationnement des visiteurs et des exposants, notamment pour la foire gastronomique, et des lourds travaux qui restent à engager pour moderniser les halls d’exposition. C.P.

 

yvesbruneau• Yves Bruneau quitte Dijon Congrexpo

Après plus de 18 années passées à la direction générale de DijonCongrexpo, Yves Bruneau fait valoir ses droits à la retraite à partir de ce 31 décembre. Docteur en droit, ancien administrateur territorial hors classe, il a exercé de nombreuses fonctions tant dans le secteur privé que public, dont celle de directeur de cabinet de Robert Poujade au Conseil départemental (général à l’époque) de la Côte-d’Or, puis à la mairie de Dijon.
Ses compétences juridiques, sa capacité de travail et d’analyse, son savoir-faire, son entregent et l’étendue de ses responsabilités tout au long de sa carrière lui ont permis de constituer une expérience et un réseau qui l’ont aidé à diriger et animer l’équipe autour de lui.
« Les résultats obtenus sous son impulsion parlent d’eux-mêmes, que ce soit à travers les manifestations organisées ou accueillies, qui ont généré des dizaines de millions d’€ de retombées au profit de l’économie locale, mais aussi l’image valorisante de DijonCongexpo dont la ville de Dijon a bénéficié en premier lieu », indique Jean Battault, son président.
Nadine Bazin, jusqu’à présent secrétaire générale, et qui à ce titre maîtrise parfaitement le fonctionnement de l'association, lui succèdera à compter du 1er janvier prochain. Traces Ecrites News reviendra sur le parcours de cet homme, véritable puits de sciences en histoire contemporaine et fin analyste politique de tout le XXième siècle. J.B. et D.H.

 

 • Les vins de Bourgogne misent sur leurs cités des vins et l'éco-viticulture

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La future cité des vins de Mâcon signée du mâconnais RBC Architecture.

Que retenir de la dernière assemblée générale annuelle du Bureau Interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB), organisée ce mardi 18 décembre à Beaune ? Une grande sérénité liée à deux bonnes vendanges successives (2017 et 2018), des ventes record, notamment à l’international, et un climat apaisé entre les deux familles que sont les viticulteurs et les négociants. Aussi, l’heure est-elle aux projets de fond. L’un d’entre eux porte sur l’éco-viticulture autour d’une charte baptisée : engager nos terroirs dans nos territoires, pour progressivement - sans parler forcément bio et biodynamie , aller vers une culture raisonnée et éradiquer à jamais les produits CMR (cancérigènes), ainsi que les pesticides. Le chemin sera long mais déjà fort bien tracé.
Le BIVB (12 millions d’€ de budget) entend aussi former de plus en plus de prescripteurs et d’amateurs. Son école des vins est là pour cela et devrait monter en puissance avec tous les certificats et diplômes qu’elle délivre, tel le certificat d’analyse sensorielle. La très grande affaire toutefois demeure la réalisation de trois cités des vins : l’une à Mâcon, l’autre à Chablis et la dernière à Beaune. Pour les deux premières, les architectes sont désignés et la scénographe aussi. Rappelons que l’Atelier Correia de Saulieu réalisera celle de Chablis autour de la minéralité, caractéristique des blancs de l’Yonne.
Pour Mâcon, RBC Architecture a voulu jouer sur la transparence et l’élévation avec une tour symbolisant les vis de pressoir. La scénographe Adeline Rispal va, de son côté, jouer avec la nature des racines aux ceps avec des parcours interactifs tant pour le toucher, l’ouïe que la vue. La cité des vins de Beaune, la plus centrale du vignoble, a été confiée à la ville qui passe par la procédure de la conception – réalisation. L’ensemble des travaux devrait démarrer fin 2019 pour une ouverture à l’été 2021. D.H.

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La future cité des vins de Chablis signée Atelier Correia.

 

• BFC Accompagnement a « sauvé » 500 entreprises en redressement judiciaire ces trois dernières années

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Bruno Duchesne, à gauche, directeur général de la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté et Denis Renaud, le directeur des crédits. © Traces Ecrites.

Le résultat mérite d’être salué. Les quatre collaborateurs de la Banque Populaire de Bourgogne Franche-Comté employés au sein de l’agence BFC Accompagnement auront épaulé en trois ans 750 entreprises placées sous procédure collective (sauvegarde et redressement judiciaire). Sur ce nombre, pas moins de 500 ont évité la liquidation pure et simple, soit deux sur trois, alors que les statistiques nationales montrent que les deux tiers des sociétés concernées passent par pertes et profits, c'est-à-dire la liquidation.
« Nous bénéficions d’un taux de satisfaction de 90% et cette activité qui génère un million d’€ de chiffre d’affaires est à l’équilibre », indique Denis Renaud, le directeur des crédits. Seule en région avec sa consoeur de la Caisse d’Épargne à proposer un tel service, la banque mutualiste n’applique aucun tarif spécifique pour permettre la continuité de l’activité : affacturage, escompte, avances sur stock, nantissement de créances. Elle travaille surtout avec réactivité et en parfaite harmonie avec les administrateurs et mandataires judiciaires. « Nous contribuons à sauver un tissu économique qui après nous fait confiance », se félicite Bruno Duchesne, le directeur général de la Banque Populaire. D.H.

 

Action Logement, ex-1% Logement, s'engage à faciliter l'accès au logement des salariés

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Signature d'une convention entre Action Logement et Opcalia. De gauche à droite, Fabrice Martinerie, vice-président du Comité régional Action Logement, Henri Lafargue, président d'Opcalia et Dominique Bourgeois, président du Comité régional Action Logement.

L’emploi et le logement sont étroitement liés : telle est la devise d’Action Logement (ex-1% Logement), organisme de gestion paritaire de la Participation des Employeurs à l’Effort de Construction (PEEC) qui est venu la partager avec une trentaine des chefs d’entreprises et directeurs des ressources humaines (DRH), le 14 décembre à la Chocolaterie Cacao de Bourgogne à Dijon.
Action Logement qui possède un patrimoine de plus de 40.000 logements sociaux et intermédiaires en France – 5.372 en Côte-d’Or – veut faire savoir aux employeurs qu’il peut les aider à loger leurs salariés. Il dispose notamment d’un système de cautionnement des loyers récemment élargi à de nouveaux bénéficiaires, et des aides à la mobilité professionnelle. Pour gonfler son parc, l’organisme a décidé de devenir en 2019 l’un des acteurs de la vente de HLM aux locataires, en acquérant des logements auprès des bailleurs sociaux.
Dernièrement, Action Logement s’est associé à Opcalia pour faciliter l’accès au logement des alternants et des salariés en parcours de formation, sous la forme d’aides aux locataires (prêt sans frais ni intérêt, subvention modulable pour les moins de 30 ans en contrat d’alternance).
« Alors que le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans s’élevait à plus de 20 % fin 2017, il semble évident que l'accès au logement et l’insertion dans l'emploi sont indissociables », estiment les partenaires, mettant en avant la dernière enquête de l’Association de la Fondation de la Vie Étudiante qui constate que 7 jeunes sur 10 sont confrontés à des problèmes d’accès au logement. C.P.


• Des apprentis des travaux publics sur le podium des Olympiades des métiers

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De gauche à droite : Pascal Guinot, dirigeant de Guinot TP et son apprenti Corentin Vuillemin, Vincent Martin, président de la fédération régionale des TP, Léo Marandet et son employeur, Patrick Boucard, dirigeant de Boucard TP. © Traces Écrites.

C’est la première fois que la Bourgogne-Franche-Comté accède au podium de la finale des Olympiades des métiers dans la catégorie « Aménagement urbain et réseaux » et la Fédération régionale des travaux publics a voulu valoriser les lauréats, le 13 décembre dernier au salon Cité 21 à Dijon.
Léo Marandet et Corentin Vuillemin, tous les deux âgés de 19 ans, ont décroché la médaille d’argent de l’édition 2018. Titulaire d’un bac pro TP au lycée Adrien Paris de Besançon et d’un CAP conducteur d’engins au CFA TP de Franche-comté, Léo Marandet est maintenant embauché en CDI dans l’entreprise qui avait accompagné sa formation par alternance, Boucard TP à Vuillecin (Doubs).
Corentin Vuillemin est aujourd’hui encore en apprentissage en 3ème année de bac pro TP qu’il prépare au CFA TP de Bourgogne et dans l’entreprise Guinot TP de Montchanin (Saône-et-Loire). C’est de lui même, raconte t-il, qu’il a voulu participer à ce concours pour lequel il a reçu l’appui de Laurent Vaillot, chef d’équipe chez Guinot TP.
« Ces jeunes sont une référence pour la profession et les entreprises qui les accompagnent, s’est félicité Vincent Martin, le président de la Fédération régionale des travaux publics, concluant son propos d’un : « Je suis particulièrement fier de vous ». C.P.

 

• Datamars fait l'acquisition de Tru-Test et de Simcro

Spécialisée dans l'identification des animaux domestiques et de bétail, à Beaune, Datarmars annonce l'acquisition de Simcro, qui conçoit des systèmes d’administration de médicaments pour l'industrie de la santé animale, et de Tru-Test, un acteur spécialisé dans les produits d’agro-technologie. Ces sociétés de Nouvelle-Zélande lui apportent des outils intelligents de management du bétail. D'origine suisse, Datamars qui a installé sa filiale française à Beaune en 2016, conçoit tous les composants clés de l’identification, des repères d’identification électroniques et visuels aux antennes en passant par les lecteurs et les logiciels. elle réalise en France un chiffre d'affaires d'environ 2,5 millions d'€ et emploie une douzaine de personnes. C.P.

 

• Inventiva voit son chiffre d'affaires reculer, mais maintient un haut niveau de trésorerie pour poursuivre ses recherches

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Inventiva et née en 2012 à Daix, dans l'agglomération de Dijon, de la reprise d'une partie de l'outil de recherche des laboratoires Fournier. © Traces Écrites.

La biotech Inventiva, à Daix, dans l’agglomération de Dijon, côtée sur le marché Euronext de Paris, annonce un chiffre d'affaires en recul, les neufs premiers mois de 2018, à 2,3 millions d’€ contre 6 millions sur la même période en 2017. « Ce repli est conforme aux prévisions », affirme la société dans un communiqué.  Il s'explique notamment par la baisse de l’activité avec AbbVie : le candidat-médicament contre le psoriasis en cours de développement avec cette société, étant entrée en Phase 1 (développement de la molécule).
Mais la société a des projets dans ses cartons : « Nous avons fait des progrès significatifs dans la compréhension de la voie de signalisation « Hippo » connue pour son implication dans la régulation des cellules souches, qui offre un potentiel intéressant pour le traitement de cancers rares ou répandus », déclare Pierre Broqua, directeur scientifique et cofondateur d'Inventiva.
La biotech travaille simultanément sur plusieurs types de médicaments dans le domaine des maladies fibrotiques, de l'oncologie et des maladies orphelines. Elle dispose pour cela d’une trésorerie suffisante, affirment les responsables, qui s’élevait au 30 septembre 2018, à 68,1 millions d’€. C.P.

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