Engie Solutions et Freshmile densifient le réseau de recharge des véhicules électriques à Strasbourg. Walter Piscine racheté par le belge LPW. La chaussure Heckel imprime sa marque depuis 50 ans. France Chimie Grand Est distingue ses entreprises responsables et choisit un nouveau président. Moins de trafic, mais moins de bruit à l’EuroAirport. Ouvrir la porte aux artisans du bâtiment dans le déconfinement. Arnaud Ballouhey, directeur de Burkert France.


• Des bornes de recharge électriques Engie et Freshmile pour Strasbourg


L’agglomération strasbourgeoise fait appel à Engie Solutions et Freshmile pour densifier son réseau de recharge des véhicules électriques. Le duo entre la filiale du groupe Suez et la PME indépendante locale  a remporté la consultation de l’Eurométropole de Strasbourg (Bas-Rhin) pour l’installation et la gestion de 92 bornes (représentant 150 points de charge). Progressif, le déploiement débutera cet automne pour s’achever au premier semestre 2022.
La collectivité a signé un contrat de 15 ans avec le groupement. Il prévoit l’accès au réseau au moyen d’une carte sans contact ou d’une application mobile, avec une facturation mensuelle pour les abonnés ou à l’acte en fonction de l’énergie consommée et du temps de charge.
Cette expansion représente une étape notable pour l’Eurométropole dans la perspective de création d’une zone à faible émission, avec, en principe, l’interdiction de l’accès des véhicules diesel au centre-ville de Strasbourg en 2025.
« Les bornes seront ouvertes à tous les opérateurs européens de mobilité qui en feront la demande », indique Freshmile. Basée à Entzheim (Bas-Rhin), la PME se revendique comme le leader français indépendant de l’exploitation de bornes de charge et des services de mobilité électriques associés.
Comptant à son capital la Caisse des dépôts, elle exploite plus de 6.000 points de charge en France et en Allemagne, tandis que son Pass et son application permettent de se connecter à 60.000 bornes en Europe.


• Walter Piscine prend l’accent belge


Spécialiste des couvertures de bassins à Brumath (Bas-Rhin), Walter Piscine (27 salariés) change de propriétaire. Il a été racheté ce printemps par le belge LPW, également spécialisé dans le monde des piscines. Ce groupe familial voit dans cette acquisition l’opportunité d’une implantation à la frontière franco-allemande dans le cadre de son développement européen. Walter Piscine était détenue depuis 2003 par l’allemand Losberger qui était venu à la rescousse du groupe familial Walter de constructions provisoires.

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• La chaussure Heckel imprime sa marque depuis 50 ans

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Heckel a développé sa propre technologie de semelage en caoutchouc. © Heckel

Elle aurait souhaité le faire de manière festive, mais le coronavirus en a décidé autrement : la marque Heckel a célébré avec discrétion ses 50 ans d’existence. En 1970, l’entreprise de La Walck (Bas-Rhin, aujourd’hui commune nouvelle de Val de Moder) a en effet lancé la marque portant le nom de son fondateur ancien footballeur une vingtaine d’années auparavant, à l’occasion de sa diversification vers les chaussures de sécurité. L’entreprise avait fait ses débuts dans une chaussure de football pionnière, la première à « bout mou », ébauche des crampons qui allaient faire fureur plus tard.
La société, dénommée Heckel Sécurité, a été rachetée en 2001 par le groupe allemand Uvex spécialiste des équipements de protection individuelle, qui demeure son propriétaire. Elle n’a pas résisté davantage que d’autres chausseurs aux chocs de la mondialisation, si bien que la production en Alsace a été arrêtée en 2009. Elle est assurée par Uvex en Italie ainsi que par ses sous-traitants, de l’autre côté des Alpes et sur le continent asiatique.
Quant au site alsacien, il emploie 40 personnes, à la commercialisation et à la logistique : distribution des divers produits d’Uvex en France et de la marque Heckel, dans l’Hexagone et à l’étranger. « Le site participe aussi au développement et à la mise au point des nouvelles gammes en appui du département chaussures d’Uvex. Il procède aux derniers tests et modifications avant commercialisation », précise Stéphane Nikonoff, directeur d’Uvex Heckel France.

Le dirigeant identifie « la Russie, l’Afrique et le Proche-Orient » comme les principaux potentiels actuels de croissance pour la marque, dont les produits allient « une robustesse,  un confort, une durabilité qui la distinguent des produits standards » et justifient dès lors un prix supérieur. Heckel a notamment développé sa propre technologie de semelage en caoutchouc, sous la marque « MacSole » qui lui a ouvert des partenariats notamment avec la célèbre Gore-Tex.

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• La chimie distingue ses entreprises responsables

dowL’usine Dow de Lauterbourg (Bas-Rhin) remporte trois trophées décernés par la profession. © Dow

L’organisation professionnelle France Chimie Grand Est a décerné ses cinq trophées Responsible Care 2020 d’actions de santé-sécurité au travail et plus généralement de responsabilité sociétale (RSE). L’usine Dow de Lauterbourg (Bas-Rhin) en truste trois à elle seule.
Elle remporte la catégorie RSE pour la conception d’un appareil d’exercice physique ergonomique à base de matériaux recyclés pour un jeune athlète en fauteuil roulant, le trophée Santé pour une journée d’inclusion et de marche autour du site avec des stands sur la prévention routière ou encore la biodiversité, ainsi que le « coup de cœur sécurité » pour un système de surveillance des abords du site par drone. 

Cheminova à Nambsheim (Haut-Rhin) est distingué en catégorie Environnement pour son recyclage de l’eau de refroidissement de la motopompe du système sprinkler, tandis que le trophée Sécurité échoit à la plate-forme WeEurope d’Alsachimie et Butachimie à Chalampé (Haut-Rhin) pour ses journées hygiène-sécurité-environnement mobilisant l’ensemble des salariés.


Frédéric Fournet, nouveau président de France Chimie Grand Est

fournetDirecteur d’Alsachimie, l’usine de 650 salariés de sel et autres intermédiaires du Nylon à Chalampé (Haut-Rhin), Frédéric Fournet a été élu fin mai président de la branche Grand Est de France Chimie, la fédération des entreprises du secteur (anciennement Union des industries chimiques). Jusqu’alors trésorier, il succède à Pascal Muller (société Sarp Industries, groupe Veolia) dont le mandat arrivait à échéance.
Au sein du nouveau bureau, Frédéric Fournet est épaulé par Frédéric Boisivon (Daiichi Sankyo Altkirch), Jean-Michel Frada (Resolest), Jean Krommenacker (BASF), Pascal Muller, Dyna Peter-Ott (Cine) et Jean-Louis Seris (Metex Noovista). Dans le Grand Est, la chimie emploie 15.000 salariés dans environ 300 entreprises.

 


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• Moins de trafic, mais moins de bruit à l’EuroAirport

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Double peine pour l'aéroport de Bâle-Mulhouse dont le trafic va diminuer en raison de la crise sanitaire et d'une réduction des vols pour limiter l'impact sonore sur les alentours. © EuroAirport

Touché de plein fouet dans son trafic par la crise du Covid-19, l’aéroport de Bâle-Mulhouse avance en parallèle sur la question récurrente de la réduction de son impact sonore, dans le contexte de l’environnement très urbain où il se situe. Le 10 juin, il a dévoilé le plan qu’il compte mettre en œuvre d’ici à un an après avoir obtenu l’aval des autorités. Il interdira tout décollage de vol programmé entre 23h et minuit, solution moins spectaculaire que le couvre-feu complet que réclament les associations de riverains, mais la plus efficace au regard de l’ensemble des piliers du développement durable, selon l’EuroAirport. 

« L’impact reste circonscrit au fret express et de façon limitée (de l’ordre de 1 %), tout en créant un gain significatif en terme d’impact sonore, de 5 à 10 décibels prévus », souligne Frédéric Velter, directeur adjoint. En comparaison, un couvre-feu complet aurait certes eu un impact acoustique supérieur, mais au prix d’une menace sur plus de 800 emplois, selon l’étude commandée par l’EuroAirport sur les effets à 2,5 kilomètres à la ronde. « Ce travail est un modèle pionnier en France voire en Europe de la prise en compte de la balance entre enjeux économiques, sociaux et environnementaux », se félicite Frédéric Velter.
Ce scénario diminuerait le nombre de vols d’environ un millier sur une année… normale, que ne sera pas 2020 puisque le trafic devrait chuter à 1,8 million de passagers, cinq fois moins que le record de 2019. Le plan tolère le départ une heure avant minuit de vols retardés et il ne change pas le régime des atterrissages.

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• Ouvrir la porte aux artisans du bâtiment dans le déconfinement.

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Les entrepreneurs du bâtiment constatent encore une rétiscence des particuliers à faire effectuer des travaux à leur domicile. Photo prise avant le Covid-19

La Capeb, l’organisation représentant les artisans du bâtiment, lance dans le Grand Est depuis le 9 juin une campagne de communication sur le thème « Mon artisan respecte les gestes barrières… j’ouvre ma porte ! ». Comme son slogan le suggère, elle a pour objectif de relancer les travaux effectués auprès des particuliers qui ont été interrompus par la crise du Covid-19 et d’en susciter de nouveaux en faisant tomber les réticences quant aux potentiels risques sanitaires. 

C’est sur ce point que la Capeb Grand Est entend rassurer les clients, en rappelant que ses adhérents suivent strictement les règles de précaution édictées par le guide de référence du BTP en avril, celui de l’organisme préventeur OPPBTP. « Ceci permet aux entreprises de continuer à réaliser de travaux en toute sécurité, en se protégeant et en protégeant les clients. Tous les salariés ont été informés et ont à leur disposition les équipements à la protection de tous », souligne l'organisation professionnelle. « On ressent encore de la frilosité chez les particuliers, parmi les divers donneurs d’ordre du bâtiment. Nous comptons aussi sur les mairies pour faire passer le message », ajoute Maurice Karotsch, président de la Capeb Grand Est.
 

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ballouheyburkert• Arnaud Ballouhey, directeur de Burkert France


Arnauld Ballouhey est le nouveau directeur général de Burkert France, le spécialiste des techniques et appareils de mesure, contrôle et régulation des fluides. Né en 1967, il possède un MBA de l’Essec Business School. Il a travaillé depuis 30 ans pour plusieurs industriels, dont ABB et Emerson.
Il prend la tête de la filiale commerciale France (chiffre d'affaires de 62 millions d’€, 50 collaborateurs) du groupe allemand. Celui-ci compte à Triembach-au-Val (Bas-Rhin) une unité de production de capteurs industriels de près de 200 salariés.

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