Altodis rachète TP Location. Hager investit 28 millions d’€ de plus à Obernai. Europa-Park enfante MackNeXT à Strasbourg. L’aciérie de Kehl va pouvoir chauffer Strasbourg. Okoté, une plateforme de financement des projets d’économie sociale. Le centre de marques Roppenheim en forme. Record de trafic au port de Strasbourg et à l’EuroAirport. Sentinel à Colmar cherche un repreneur.


• Altodis s’implante dans le Bas-Rhin par croissance externe

Distributeur, loueur et réparateur de matériels de manutention et de BTP, Altodis a bouclé sa première opération de croissance externe. La PME basée à Rixheim (Haut-Rhin) a racheté en janvier le bas-rhinois TP Location, un loueur d’engins de travaux publics comme son nom l’indique. Christian Hertz, le dirigeant-fondateur de cette société de 12 salariés dont l’effectif est conservé, cherchait une solution de succession à l’approche de l’âge de la retraite. L’intégration à Altodis permet à TP Location d’élargir ses prestations à la distribution et à la réparation, et vice-versa, l’opération apporte au groupe haut-rhinois l’opportunité d’une implantation physique dans le Bas-Rhin, le site TP Location de Hoerdt (au nord de Strasbourg) devenant son agence. Altodis compte une autre implantation à Besançon, pour la Franche-Comté.
Avec l’intégration de TP Location, la société porte son effectif à 60 salariés, pour un chiffre d’affaires de 20 millions d’€. Elle compte poursuivre la croissance externe, dans le cadre d’un plan de développement qui vise le seuil de 40 millions d’€ de chiffre d’affaires dans cinq à sept ans. Mathieu Noyer

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• Hager investit 28 millions d’€ de plus à Obernai

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Le site Hager d’Obernai est dédié à la production, à la recherche-développement (photo) et au siège français du groupe. © Hager

Le groupe franco-allemand d’installations électriques Hager poursuit sa politique active d’investissements en faveur d’Obernai (Bas-Rhin), son principal site dans l’Hexagone. Il annonce la construction d’une nouvelle ligne de fabrication de relais (*) pour un budget de 28 millions d’€. Les travaux du bâtiment dédié de 1.400 m2 (incluant des surfaces de bureaux) s’achèveront en octobre 2020, puis viendra la mise en place des équipements de façon à rendre l’atelier opérationnel un an plus tard.
L’investissement doublera la capacité du site pour ce type de produits. La nouvelle ligne se voudra un concentré des dernières technologies de l’industrie 4.0, selon le groupe. Le site d’Obernai, dédié à la production, à la recherche-développement et au siège français du groupe, emploie 2.000 personnes, sur l’effectif de 2.700 personnes d’Hager en France. À l’échelle mondiale, le groupe compte 11.500 salariés et a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 2,2 milliards d’€.
Hager mettra par ailleurs en service courant 2021 sa plate-forme logistique de 27.500 m2 à Reichstett (Bas-Rhin), objet d’un autre investissement d’environ 20 millions d’€. Mathieu Noyer

(*) Les relais sont les disjoncteurs et interrupteurs qui déclenchent les appareils de protection différentielle des installations électriques et des personnes, en cas de fuite du courant à la terre.


 

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• Europa-Park implante une filiale de création numérique en Alsace

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Implantation d'Europa-Park des deux côtés du Rhin. © Europa-Park

Voisin de l’Alsace qui la pourvoit fortement en effectifs, le parc d’attractions Europa-Park de Rust (Allemagne) va désormais y investir directement. Son propriétaire, la famille Mack, a choisi la commune de Plobsheim, au sud de Strasbourg, pour implanter un centre de développement pour le « divertissement immersif ». La filiale concernée, MackNeXT, est spécialisée dans la production audiovisuelle (clips promotionnels, participation à des films cinéma, films en 3D ou 4D pour les parcs de loisirs) et la conception d’attractions en mode immersif : animation 3D, réalité virtuelle...
L’unité de Plobsheim emploiera 50 personnes, « dont une moitié de créations d’emplois nettes », a annoncé le 18 février, le dirigeant Michael Mack. L’autre partie proviendra de transferts de postes actuellement situés à Rust. MackNeXT emploie déjà par ailleurs une centaine de créatifs ailleurs en Allemagne. « Nous avons choisi la France car elle constitue le troisième pôle mondial de l’animation après les Etats-Unis et le Japon, elle regorge de start’up très créatives avec lesquelles nous voulons travailler, c’est donc le point d’appui idéal pour constituer une expertise européenne », a exposé Michael Mack.
L’investissement de départ se situera « entre 2,5 et 4 millions d’€ », pour créer sur un terrain de 3 hectares voisin un premier bâtiment de 2.000 m2. En fonction de la croissance d’activité, la surface construite passerait à 8.000 m2. La famille Mack entend reproduire pour cette nouvelle activité la stratégie du pas-à-pas qui lui a exceptionnellement réussi pour l’Europa-Park : le modeste parc né en 1975 est devenu le second d’Europe après Disneyland Paris-Marne la Vallée, avec 5,7 millions de visiteurs l’an dernier.
Situé près du golf de Plobsheim, le nouveau projet doit franchir l’étape de la mise en compatibilité du PLU de l’Eurométropole. L’enquête publique est programmée à la fin de cet été, en vue de démarrer les travaux début 2021 pour une ouverture en fin d’année prochaine. Mathieu Noyer

 

• Strasbourg va pouvoir se chauffer à l’aciérie allemande voisine

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En 2023, l’énergie « fatale » (résiduelle) de l’aciérie de Kehl, sur la rive allemande du Rhin va alimenter le réseau de chaleur urbain grâce à la construction d'une canalisation dans le lit du fleuve. © Traces Ecrites

L’Eurométropole de Strasbourg (Bas-Rhin) va pouvoir lancer son projet innovant d’approvisionnement en chaleur à partir de l’énergie « fatale » (résiduelle) de l’aciérie de Kehl, sur la rive allemande du Rhin. La faisabilité du dossier dépendait de l’octroi du taux de TVA réduit de 5,5 %. Après un suspense de neuf mois, bien trop long au goût des élus locaux, le gouvernement l’a accordé.
Sans tarder, la collectivité a voté courant février sa participation à la société d’économie mixte transfrontalière qui va porter le projet, d’un coût chiffré à 21,5 millions d’€ HT pour une mise en service en 2023. Le volet le plus spectaculaire consistera à construire un « caloduc » qui passera sous le Rhin, en partance de l’aciérie BSW (Badische Sthalwerke), direction le réseau de chaleur urbain strasbourgeois qui alimente les quartiers de l’Esplanade et de l’Elsau. Dans un premier temps, l’énergie produite de 40 Gwh (gigawattsheure) serait en capacité de chauffer 4.500 logements. À terme, le potentiel d’alimentation est estimé à 18 000 logements. Mathieu Noyer

 

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• Okoté : une plateforme de financement pour des projets d’économie sociale

En ligne depuis la fin février, la plateforme de financement tripartite Okoté, portée par Alsace Active et soutenue par l’Eurométropole de Strasbourg et AG2R la Mondiale, et construite sur le modèle des plateformes de financement participatif, s’adresse uniquement aux projets d’économie sociale et solidaire. Pour chaque euro apporté par un contributeur, les partenaires publics et privés abondent à même hauteur.

Cinq premiers projets ont été auditionnés en février : Atelier Pandore (mini-musées mobiles), Monopreneuriat (réseau d’entrepreneurs monoparentaux), Boma (valorisation de matériaux issus du BTP), Stamtish (réseau solidaire autour de la cuisine), Coopalim (supermarché coopératif et participatif). Les campagnes de financement s’étaleront sur deux mois. L’ambition d’Okoté est d’offrir en 2020 un accompagnement sur-mesure à 15 projets « porteurs de sens et d’impact sur le territoire de l’Eurométropole de Strasbourg. » Julie Giorgi


• Le centre de marques Roppenheim est en forme

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37% de la clientèle du centre de marques Roppenheim, The Style Outlets, est allemande. © Roppenheim

Une progression de 8 % du chiffre d’affaires (montant non communiqué) et de la fréquentation a conclu l’année 2019 au centre de marques de Roppenheim (Bas-Rhin). Le « Roppenheim The Style Outlets » a frôlé la barre des 2 millions de visiteurs, dont 57 % de clients français et 37 % d’Allemands, eu égard à sa localisation en bordure de la frontière. Les opérations de détaxe ont progressé de 12 % en un an et le panier moyen atteint désormais 441 €, conformément au positionnement « premium » recherché par ce centre, unique site français du groupe immobilier Neinver, pour l’heure.
Le village de marques a investi 1,5 million d’€ l’an dernier en espaces paysagers, nouvelles zones de détente et aires de jeux.  Il fait presque le plein : sur 106 cellules de boutiques aménagées, il n’en recense que deux vacantes. Mathieu Noyer

 polevehiculedufuturtexte

 Le port de Strasbourg renoue avec ses trafics d’avant basses eaux...

portstrasboourg
Le trafic du port de Strasbourg (Bas-Rhin) a rebondi de 28,5 % en 2019 par rapport à 2018, pour s’établir à 7,56 millions de tonnes. Il se rapproche ainsi de ses records historiques proches de 8 millions de tonnes, un seuil dont il était resté très éloigné en 2018, du fait du bas niveau du Rhin qui avait freiné voire empêché la navigation pendant près d’un semestre entier.
L’an dernier au contraire, aucun aléa de ce type n’a été à déplorer. 
La remontée de trafic bénéfice aux principaux postes : les  produits pétroliers (+ 56 %, à 1,14 million de tonnes), les matériaux de construction toujours tirés par une conjoncture favorable du secteur (+ 39,6 %, total de 3,86 millions de tonnes) et dans une moindre mesure les produits agricoles, en augmentation de 11 %, à près d’1,5 million de tonnes. Le seul retrait notable touche les objets manufacturés, qui affichent un – 15,4 % (total : 539.150 tonnes).
Au niveau des conteneurs, le total tous modes est reparti à la hausse, de façon plus modérée toutefois, soit + 5,9 % aboutissant à 381 565 EVP (équivalents vingt pieds), dont 76 700 EVP par la voie d’eau et 74 150 EVP par le ferroviaire. La progression de ce dernier (+ 9,5 %) a été freinée par les grèves.

... Et L’EuroAirport franchit le mur des 9 millions de passagers
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Nouveau record de trafic pour l’EuroAirport Bâle-Mulhouse en 2019. La plate-forme franco-germano-suisse a transporté 9,1 millions de passagers, soit une progression de 6 % en un an qui la situe dans le haut du panier des croissances des aéroports de sa taille, relève la direction.
La compagnie britannique easyJet confirme sa position dominante avec une augmentation légèrement supérieure à la moyenne (7,5 %) qui fait passer sa part de marché à un peu plus de 60 %. Sa suivante est désormais la low cost hongrois Wizz Air (7,8 % de parts de marché). 
Parmi la centaine de destinations, Londres demeure en tête (652.000 passagers) mais l’arrêt de la liaison de Ryanair vers Stansted entraîne un recul de trafic de 11 %. La capitale britannique devance Amsterdam et Berlin (environ 445.000 passagers chacun), Istanbul (375.000) et Barcelone (355.000). La direction de l’EuroAirport se veut prudente pour cette année : elle annonce ne prévoir qu’une légère augmentation de 100.000 passagers.
Le bilan 2019 est un peu moins flatteur pour le fret, puisqu’il recule de 3,7 %, soit un total de 106.000 tonnes. Le fret aérien, qui a représenté 61.500 tonnes, a connu une évolution contrastée : légère croissance de l’express (48.000 tonnes) et baisse du cargo, de plus en plus concurrencé par le maritime moins onéreux. Cette situation devrait encore perdurer, selon l’EuroAirport qui ne table que sur une stabilisation du fret cette année. Mathieu Noyer

 

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• Sentinel à Colmar cherche un repreneur

La start-up colmarienne Sentinel a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de grande instance de Colmar le 17 décembre dernier. Les 8 salariés de l’entreprise ont été licenciés. À la fin 2018, Sentinel comptait 25 salariés. 
Créée en décembre 2016 par Hervé Frantz, la société avait développé une application mobile servant à prévenir rapidement les secours grâce à la géolocalisation et à l’envoi de photos. Baptisée SwELP, l’application était gratuite pour les particuliers.

Le modèle économique de Sentinel reposait sur la vente de modules aux collectivités locales (pour le plan communal de sauvegarde) et de modules métiers aux entreprises (pour prévenir rapidement en cas d’incident). Les difficultés de l’entreprise viennent d’un accident de trésorerie : un investisseur qui devait injecter entre 200.000 et 300.000 € s’est finalement désengagé. Aujourd’hui, Hervé Frantz espère trouver un repreneur. Julie Giorgi



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