MANUTENTION/BESANÇON. Le distributeur alsacien d’engins de manutention et de travaux publics s’installe sur la zone de L’Echange, près de Besançon.

Les locaux en construction en début d’année prochaine doivent refléter l’esprit maison : un lieu de vie plus qu’une usine.

Altodis compte sur cette extension géographique pour commercialiser les compétences en management de sa filiale Altodis Développement.

 

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Altodis vend, loue et répare des engins télescopiques, des tractopelles et autres niveleuses pour l'industrie et le BTP. © Traces Ecrites.

 

L’arrivée de l’Alsacien Altodis sur le marché des engins élévateurs en Franche-Comté au printemps dernier se concrétise par la construction, en début d’année 2017, de locaux sur la zone de L’Echange, près du péage Besançon Ouest de l'A36.


Situé sur la commune de Chemaudin (Doubs) qui prendra le nom de Chemaudin et Vaux en janvier suite à sa fusion avec sa voisine Vaux-lès-Prés, le bâtiment de 750 m2 hébergera Benjamin Paget, le commercial en fonction depuis mars, rejoint par un autre commercial et un technicien. L’investissement s’élève à un million d’€ et sera opérationnel fin 2017.


Basée à Rixheim (Haut-Rhin), l’entreprise créée en 2004 par Pascal Arnold saisit l’opportunité de la disponibilité des cartes commerciales dans le Doubs, le Jura et la Haute-Saône, des marques de chariots de manutention Toyota et Merlo et des engins du BTP Kubota.

 

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En plus de la vente et de la location, l’entreprise exercera une activité de maintenance et réparation.


« Nous développerons ici le même concept qu’en Alsace, ce sera plus un lieu de vie plus qu’une usine, avec salles de sport et de repos, cuisine dans laquelle les salariés pourront quelque soit leur hiérarchie partager leur repas, etc. », décrit Pascal Arnold, P-DG.

 

Convaincu que l’humain est la première ressource de l’entreprise, bien avant les actifs matériels, le dirigeant compte bien profiter de cette extension géographique pour développer, sur le territoire comtois, sa filiale Altodis Développement.


Quatrième entité du petit groupe (chiffre d’affaires de 17 millions d’€, 43 salariés) aux côtés d’Altodis Manutention, Altodis TP et de Mora France - le constructeur de gros chariots dont il est l’importateur exclusif -, Altodis Développement est une diversification de premier abord singulière pour un distributeur et un réparateur d'engins mobiles.


Un business suggéré d’une réussite interne

 

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Les futurs lcoaux de l'agence de Besançon sur la zone de l'Echange.

 

Tout démarre par un audit de l’entreprise, en 2011. Pascal Arnold avait constaté un déficit d’organisation qui freinait l’élan de l’entreprise et la motivation des salariés. Persuadé qu’un salarié heureux est un salarié efficace, il décide de travailler sur la valeur économique de tous les constituants importants de l'entreprise dont le bilan ne parle pas. Autrement dit, tout ce qui touche à l'humain.


Le diagnostic le conduit à trouver, en instaurant un dialogue avec les salariés, des pistes d’amélioration des conditions de travail et du ressenti de l'entreprise par ces derniers. Des outils comme le diagnostic personnel de santé sont proposés aux salariés qui se prêtent au jeu : il détecte et analyse les facteurs de stress dans le travail. Une réunion hebdomadaire des cadres décloisonne les différents services qui essaient de résoudre ensemble des problèmes quotidiens.


Si la méthode de management réussit chez Aldotis, pourquoi ne pas la suggérer à d’autres entreprises ? C’est ainsi que le concessionnaire décide d’en faire un business et créée la filiale Altodis Développement en 2011.


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Les recettes sont pour l’instant modestes à 150.000 € au sein d’un groupe qui a l’ambition de porter son chiffre d’affaires de 20 millions d’€ en 2020 qui, en 2013, s'élevait à 11 millions.

 

Cependant, le nombre de clients de la filiale management va croissant - une cinquantaine - dans des secteurs non exclusifs à la logistique et au BTP, assure le dirigeant.

 

« Avec la mutation de l’industrie vers le 4.0, les opérateurs devront être préparés à beaucoup de changements et il est du devoir de l’entreprise de maintenir leur employabilité ou de permettre une mobilité interne », explique Marianne Dajon, directrice des ressources humaines et responsable d'Altodis Développement.


Dans ce contexte, la filiale management d’Altodis a du pain sur la planche ces prochaines années. Dès lors que le dirigeant est convaincu d’une nécessité de transparence, s’empresse d’ajouter la DRH.

 

Qui est Pascal Arnold ?

 

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© Traces Ecrites.

 

Commercial dans l’âme, Pascal Arnold démarre tout seul en 2004, dans le Haut-Rhin, une activité de vente et de location de matériels de manutention pour l’industrie.
Trois ans plus tard, il ajoute une marque d’engins de travaux publics à son porte-feuille et créée Altodis TP.
« Des moments difficiles » dans l’année 2009 consécutifs à la crise économique mondiale, lui accorde du temps pour réfléchir et replacer l’homme au coeur de son activité. C’est l’embryon d’Altodis Développement.

Entre temps, il devenait le distributeur exclusif en France de la marque de chariots élévateurs lourds Mora.
Depuis en phase ascendante, le petit groupe qui est passé de 11 millions d’€ de chiffre d’affaires en 2011 à 17 millions cette année, déborde de son berceau natal, l’Alsace.
Besançon est en quelque sorte un retour pour Pascal Arnold : c’est dans la cité comtoise que son père l’avait envoyé passer son bac pour apprendre « un français correct ».

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