IMMOBILIER /FRANCHE-COMTÉ. La foncière britannique Proudreed démarre en cette rentrée dans l’agglomération de Besançon, un village d’entreprises.
Pour les opérateurs immobiliers, l’arrivée programmée de nouvelles offres d’ici à 2016 est la bienvenue.
Revue de projets.

 

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Le village d'entreprises que Proudreed va construire sur la zone d'activités de Serre-lès-Sapins. ©Apside.

 

L’annonce au début de l’été de l’investisseur britannique Proudreed redonne confiance au Grand Besançon de sa capacité à accueillir des acteurs d’envergure dans l’immobilier d’entreprises. « Le dernier investisseur extérieur était Lazard qui a construit 5000 m2 sur Temis, il y a trois ans. »


La société qui revendique 3 millions de m2 dans l’hexagone, principalement dans la logistique, fait bâtir à sur la zone d'activités de Serre-les-Sapins, un programme de 4500 m2 d'ateliers et de bureaux. La construction d'une première tranche de 1700 m2 doit démarrer en cette rentrée pour une livraison au premier semestre 2016.


C’est la Compagnie des Constractants Régionaux, filiale de GSE, qui réalisera quatre bâtiments selon son concept de village d'entreprises Idea Park. Chacun est composé de cellules modulables de 160 m2, réservées à la location ou à la vente en l'état futur d'achèvement (Vefa) à des PME ou des artisans.


Pour concrétiser ce projet estimé à 3,5 millions d'€, Proudreed s'appuie également sur la société d’équipement et de développement du Doubs (SedD), aménageur de la zone d'activités gérée par le Syndicat mixte de l'aire industrielle de Besançon Ouest (Smaiebo).


Nouvelles offres bienvenues

 

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L'immeuble de bureaux à énergie positive signé H'Abt Architecture qui sera bientôt inauguré. ©H'Abt Architecture.


Le projet Proudreed va regonfler les stocks de programmes d’immobilier d’entreprises. Il est en légère hausse fin 2014, à 21 650 m2, mais le neuf disponible baisse pour ne plus représenter que 4 400 m2.


« Dans ce contexte, l’arrivée programmée de nouvelles offres d’ici à 2016 est la bienvenue. Elle viendra atténuer la tendance au vieillissement du parc qui n’est pas sans poser problème, avec des surfaces qui ne sont plus aux normes énergétiques ou d’accès aux personnes à mobilité réduite », commente Joël Delbart, responsable à Besançon du cabinet commercialisateur Desaulles CBRE.


Plusieurs projets sont identifiés pour 2016. Aktya, la filiale immobilier d’entreprises de la société d’équipement et de développement du Doubs (SedD) en est le principal acteur, aux côtés d’initiatives particulières comme le BeePos : 1660 m2 à énergie positive construits pour les propres besoins du maître d’ouvrage dont 450 m2 restent à louer.

 

Ou encore l’Ecopôle : 2350 m2 pour les besoins de formation et de représentation de la filière des travaux publics de Franche-Comté qui réserve quelques centaines de m2 à des entreprises de son secteur. Ou encore des investisseurs locaux comme JPR Invest qui porte un projet de 1800 m2 sur la zone de l'Echange, au péage ouest de l'A36.

 

Aktya attend pour septembre le permis de construire de Porte La Fayette 2, boulevard Salvadore Allende : 3100 m2 de bureaux et locaux de services basse consommation (BBC), dans la zone d’activités de La Fayette.

 

Ainsi que pour un village d’entreprises à Temis : 2000 m2 dédié à l’industrie et l’artisanat. Ces deux opérations chiffrées à environ 7,5 millions d’€ entreront sur le marché fin 2016, début 2017.

 

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Porte Lafayette 2 : 3100 m2 de bureaux base consommation. Esquisse Philippe Donzé, architecte.

 

Bio Innovation pour têtes chercheuses

 

Un peu plus tard, un produit spécifique, dédié aux activités de santé, sera disponible sur la ZAC (zone d’aménagement concerté) Les Hauts du Chazal. Bio Innovation complètera le pôle santé que concrétise aujourd’hui, à proximité du CHU Minjoz, les bureaux de Bio Parc 1 et 2.

 

Le programme immobilier de 3 000 m2, sur quatre étages réalisé par la SedD est destiné accueillir des plateformes technologiques, laboratoires et salles blanches pour jeunes pousses issues de la recherche universitaire et industrielle. L’investissement est estimé à 7 millions d’€, dont 4 millions de travaux qui devraient démarrer en septembre 2016.

 

La SedD, maître d’ouvrage de ce programme, lance aussi un hôtel d’entreprises dédié cette fois aux microtechniques. Baptisé Microtech 2, il s’installera sur 2400 m2 sur la technopole de Temis.

 

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Le Signal, sur la Zac Nouvelle Ere, à la gare TGV de Besançon-Franche-Comté dont la pose de la première pierre aura lieu le 24 septembre. ©JDBE/ Territoires.

 

Sur la liste des projets demeure l’immeuble Le Signal, sur la Zac Nouvelle Ere, à la gare TGV de Besançon-Franche-Comté dont la pose de la première pierre sera posée le 24 septembre. Un projet de longue haleine copiloté par la SedD et Icade, puisqu’il devrait atteindre 17 000 m2 au final.

 

Les 2500 premiers mètres carrés devraient être achevés dans le début de 2017. Des cellules à partir de 50 m2 sont proposés à la vente à 1950 € le m2 et à la location à 145 € le m2, dans la moyenne haute du neuf à Besançon située dans une fourchette entre 130 et 155 € le m2 à la location.

 

Adaptés à la demande

 

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Des immeubles de bureaux vont être construits sur le site de la gare Viotte.

 

« Du fait de la situation de l’offre, ces nouveaux programmes ne devraient pas éprouver de difficultés à se commercialiser, ils sont adaptés à la demande qui reste majoritairement exprimée en-dessous de 500 m2 », estime CBRE qui précise que la moyenne de la surface demandée s’élève à 276 m2.

 

Un peu plus tard sur le calendrier, courant 2017, figure le projet de la gare Viotte, sur les anciens terrains de la Sernam. Un concours d'architectes a été lancé pour 15 600 m2 de bureaux affectés aux services régionaux de l’Etat sur un potentiel de 25 000 m2.

 

Cette addition de programmes qualitatifs devrait relancer les transactions, en baisse de 9% en 2014 avec 12 050 m2 vendus. Autant à cause de l’attentisme économique que d’une inadéquation de l’offre et de la demande.

 

Christiane Perruchot avec Christian Robischon.

1 commentaire(s) pour cet article
  1. Jeandit :

    Comment peut on servir la soupe aux promoteurs de l'immo d'entreprise de Besançon alors que les tarifs des bureaux à Besançon sont hors de portée des TPE et PME ? Le marché de l'immobilier professionnel bisontin est une bulle surévaluée qui explosera un jour. Je l'espère !!!

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