ECO)BREF. Un pôle Travaux publics en Franche-Comté. Démarrage des travaux du bus en site propre dans le Pays de Montbéliard. 1500 visiteurs pour Medtec France à Besançon. L'Asacien BeAM séduit le groupe Safran. Fusion des régions : non au tout Dijon. 800 emplois dans les TIC en Alsace.

 

- Un pôle Travaux publics en Franche-Comté.

 

ecopole
Esquisse du projet signé Lamboley Architectes Office dont le gros œuvre, confié à l'entreprise Ruggieri (Les Fins, Doubs), vient de démarrer.

 

La moitié de la surface de 2350 m2, dédiée à la formation aux métiers des travaux publics (TP), des locaux partagés entre la fédération régionale des travaux publics de Franche-Comté et le Cluster Eco-Chantiers, initiateurs du projet, et le reste des m2 à louer ou à vendre à des bureaux d'études ou d'ingénierie du BTP : voilà la carte de visite de l'Ecopôle, dans le quartier des Monboucons à Besançon, dont la première pierre a été posée le 18 juin.

Réalisé en vente en l'état futur d'achèvement (Vefa) par la société d’équipement et de développement du Doubs (SedD), qui commercialise aussi les 1500 m2 de l'opération immobilière, le projet de 3 millions d'€ bénéficie d'un million d'€ du programme d'investissements d'avenir (PIA) géré par la caisse des dépôts pour le compte de l'Eat.

C'est le volet formation par l'alternance qui lui vaut cette généreuse subvention, complétée de la même somme par le conseil régional de Franche-Comté. Le CFA "sans murs" de la profession qui utilisait jusqu'à présent les équipements et les locaux du lycée Adrien Paris et du CFA du bâtiment Vauban, situés à côté, se sédentarise au sein de 1500 m2, auquel s'ajoute une plateforme de travaux pratiques de 3000 m2.

La livraison est prévue pour la rentrée 2016.

 

novium 20150316_1

 

- Démarrage des travaux du bus en site propre dans le Pays de Montbéliard.

 

Evolity : tel est le nom du nouveau transport en commun « à haut niveau de service » (THNS) de l’agglomération de Montbéliard. Dévoilé vendredi 19 juin par Marcel Bonnot le président de Pays de Montbéliard Agglomération (PMA), il enterre définitivement le nom « Cadencité » de l’équipe précédente.

Sur le fond, PMA confirme le maintien au niveau budgétaire précédent du projet remanié, soit 100 millions d’€. « Mais pour le même prix, ce sera 4 lignes au lieu de deux », insiste Marcel Bonnot, en incluant la liaison Aire urbaine vers le site médian (hôpital de Trévenans, UTBM, gare TGV). 

Au niveau des travaux, 25 millions d’€ ont été attribués à une dizaine d’entreprises locales, dont le groupement Eurovia-Climent-Colas, pour la première tranche dans les communes du sud de l’agglomération. Il restera  20 millions d’€ à mettre en consultation, en deux temps : 2016 puis en 2017.

 

- 1500 visiteurs pour Medtec France à Besançon.

 

medtec

 

Pour son retour à Besançon, les 10 et 11 juin à Micropolis, le salon professionnel Medtec France dédié aux fabricants de dispositifs médicaux a accueilli plus de 200 exposants que sont venus rencontrer environ 1500 visiteurs. A l’entrée du salon figuraient en bonne place les stands du Grand Besançon et du cluster d’entreprises Scout Medical, ce dernier ayant embarqué avec lui huit de ses douze adhérents.

« Notre objectif est de partager les expériences, comme avec ce salon par exemple », explique Eric Boucher, dirigeant de l’entreprise de décolletage Baron, à Grand'Combe-Châteleu, près de Morteau (Doubs).

Trois jeunes pousses ont été récompensées pour leurs innovations par une « académie start-up » : Defymed, Miravas et Amarob. La première est alsacienne, les deux autres franc-comtoises. Elles innovent respectivement dans la thérapie cellulaire, un système de traitement des varices par vapeur et, pour la dernière, dans un dispositif de chirurgie laser pour les cordes vocales.

 

- L’Alsacien BeAM séduit le groupe Safran avec ses machines d’impression 3D.

 

beam

 

Le fabricant de machines d’impression 3D métallique par fusion au laser d’Illkirch (Bas-Rhin) retire les fruits de sa politique d’innovation. Safran, groupe de 69 000 salariés dans le monde et 15,4 milliards d'€ de chiffre d’affaires, spécialisé en aéronautique, espace, défense et sécurité, vient de lui passer commande d’un premier équipement. Il servira à la réparation et fabrication de différentes pièces en provenance de toutes les sociétés du groupe.

« Cet achat par un grand groupe (NDLR : pour un montant que l'entreprise ne souhaite pas communiquer) est pour BeAM une preuve de confiance, qui démontre la qualité industrielle de nos machines et leur potentiel d’innovation», indique Emmanuel Laubriat, président et co-fondateur de BeAM.
 Premier fabricant européen de machines par impression 3D basées sur la technologie CLAD (Construction laser additive directe), le savoir-faire de l’entreprise alsacienne permet la réparation de pièces métalliques par déposition de poudres métalliques.

La société a été créée en 2012 et est en croissance très forte. Elle a levé 1 million d’€ en 2014 auprès de cinq entrepreneurs. BeAM emploie 10 personnes, souhaite en recruter une dizaine d'autres dans les prochains mois et attend 1,5 million d'€ de chiffre d'affaires cette année.

 

look

 

- Fusion des régions : non au tout Dijon.

Les Bourguignons en diront-ils autant aujourd'hui ? Comme leurs collègues francs-comtois hier, les socioprofessionnels siègeant au conseil économique, social et environnemental (Ceser) de Bourgogne vont adopter ce jour une position sur le chef-lieu provisoire de la future région Bourgogne Franche-Comté et l'organisation des services du conseil régional ainsi que des services de l'Etat.

Sans remettre en cause Dijon comme chef lieu provisoire, l'assemblée consultative comtoise, réunie hier à Besançon, refuse clairement  « toute option  monosite qui conduirait à la centralisation (ou re-concentration locale) des pouvoirs ». Localiser tous les services du conseil régional à Dijon, dit le Ceser Franche-Comté dans un communiqué, engendrerait « une perte d’emplois tertiaires supérieurs qui serait très néfaste pour Besançon » et nierait une « vision de la réalité des problématiques locales ».

 

 ridy

 

- 800 emplois dans les TIC en Alsace.

Unique en France, la commission recrutement du secteur numérique (CRSN) d’Alsace remplit son objectif : créer une passerelle efficace entre offre et demande d’emploi dans cette branche. Ce sont les chefs d’entreprise qui analysent des CV, déterminent l’employabilité, la vérifient au moyen d’un entretien, avant de diffuser les candidatures en l’état aux entreprises qui recrutent ou de préconiser des réorientations.

Selon le bilan dressé début juin par le syndicat professionnel Syntec Numérique Alsace au bout d’environ un an de fonctionnement, la CRSN a examiné 677 dossiers qui ont abouti à 31 recrutements. Et 34 autres candidats ayant reçu une proposition de poste, en sont à des phases d’entretien ou suivent une formation ciblée.

Le dispositif reçoit d’ailleurs une reconnaissance nationale interprofessionnelle : le ministère du Travail (direction générale de l’emploi et de la formation professionnelle) l’a sélectionné comme l’une des meilleures actions, digne d’être présentée le 1er juillet 2015 à une journée nationale des Initiatives territoriales pour l’emploi.

Le secteur des TIC reste porteur en Alsace : les entreprises font remonter 800 projets de recrutement à court terme, rapporte Syntec.

Commentez !

Combien font "1 plus 6" ?