Le nouveau site de production de FCI est implanté à côté Bioparc, programme immobilier dédié aux biotechs dont une 2ème phase est en construction toujours à l'initiative d'Aktya, le bras immobilier d'entreprises du Grand Besançon. ©Traces Ecrites
Le nouveau site de production de FCI est implanté à côté de Bioparc, programme immobilier dédié aux biotechs dont une 2ème phase est en construction toujours à l'initiative d'Aktya, le bras immobilier d'entreprises du Grand Besançon. ©Traces Ecrites

SANTÉ. L’entreprise spécialisée dans les outils de chirurgie ophtalmique inaugure aujourd’hui son nouveau site de production, sur le pôle Temis Santé à Besançon.

Ce bâtiment très haute performance énergétique va permettre à la société, dont le siège est à Paris, de poursuivre son développement et sa croissance. Objectif : trois nouveaux produits innovants par an.

FCI (France Chirurgie instrumentation) S.A.S. a le vent en poupe : sur les quatre derniers exercices, le chiffre d’affaires de cette société appartenant depuis 2005 au groupe allemand Zeiss – par le biais de sa division médicale Carl Zeiss Meditec – a bondi de 14 à 18 millions d’€.

L'entreprise affiche une belle croissance à l’international (60% des ventes), notamment aux Etats-Unis, où elle réalise environ un quart de ses ventes.

Spécialisée dans la chirurgie de rétine, d’oculoplastie et dans l’instrumentation chirurgicale ophtalmique, l'entreprise doit son succès, selon Thierry Fetick, son directeur général, au fait de concevoir et vendre elle-même ses matériels.

Instruments de chirurgie ophtalmique

« FCI est notamment leader mondial du traitement du larmoiement  ; ce type de chirurgie est né en France et a été démocratisé par FCI, grâce à ses implants et dispositifs médicaux », ajoute t-il. L'hexagone représente 40% des ventes.

A Besançon, son berceau, où est concentrée l’équipe R&D (6 personnes), l’entreprise inaugure ce 23 septembre, ses nouveaux locaux, plus vastes et mieux conçus que ceux qu’elle occupait jusque-là à Palente et sur Temis Innovation.

Jusqu’au début de l’été, le site bisontin était éclaté sur deux sites : l'un dédié à la production, la R&D et la maintenance, l'autre à la logistique et aux achats.

Depuis fin août, la totalité des salariés travaille dans le même bâtiment pensé pour optimiser les flux – de l’entrée matière aux expéditions de produits stérilisés – et répondre aux exigences réglementaires draconiennes des produits biomédicaux.

Trois nouveaux produits innovants par an

« C’est le développement de l’entreprise qui nous force à nous organiser », poursuit Thierry Fetick. « Notre stratégie est de rester concentrés sur notre savoir-faire, avec un objectif de trois nouveaux produits innovants par an. Il nous faut rester compétitifs et poursuivre notre croissance, car nous avons un potentiel de développement important dans le monde. »

Au pays des microtechniques, où FCI fut créée il y a 30 ans, Temis Santé est l’un des deux sites de production de la société : il emploie 38 des 120 salariés de l’entreprise.

Le second se trouve à l’île Maurice et emploie 50 personnes. Le reste de l’effectif est réparti entre Paris (siège social, 22 salariés) et Boston (filiale commerciale pour le marché américain, 10 salariés).

Le constructeur Pénapale-Elmère a utilisé le même procédé constructif que pour les locaux de Vibrasens, implanté sur l'autre zone Temis. ©Traces Ecrites. ©Traces Ecrites
Le constructeur Pénapale-Elmère a utilisé le même procédé constructif que pour les locaux de Vibrasens, implanté sur l'autre zone Temis. ©Traces Ecrites.

Le nouveau bâtiment sur Temis Santé a été spécifiquement construit pour FCI par Aktya, l’outil d’immobiliser d’entreprises du Grand Besançon, qui le lui loue. Sur deux étages, il affiche de très hautes performances énergétiques et ses 500 m2 de bureaux sont certifiés passifs. L'investissement (hors équipement) s'élève à environ 1,5 million d'€.

Le constructeur Pénapale-Elmère  a utilisé le même procédé constructif que pour les locaux de Vibrasens, implantée sur l'autre zone Temis.

Et pour la petite histoire, la voie perpendiculaire à la rue Françoise Dolto par laquelle on y accède a été baptisée… rue Carl-Zeiss. « En Allemagne, il y en a beaucoup, mais en France, ce doit être la première », confie mi-fier mi-amusé Thierry Fetick.

Dans les 1585 m2 (900 m2 auparavant) sont réunis production en salle blanche, d'une surface de 180 m2, R&D, stockage, service qualité et réglementaire, logistique et achats. L’effectif, lui aussi, continue à croître.

Trois personnes en CDD viennent de passer en CDI. L’entreprise emploie des ingénieurs, des chargés d’affaires réglementaires, des responsables qualité ou encore des opérateurs. « Nous trouvons à Besançon tout le personnel dont nous avons besoin. L’ENSMM assure d’excellentes formations », assure le dirigeant.

Thierry Fetick, directeur général.
Thierry Fetick, directeur général.

De Palente au groupe Zeiss

FCI a été créée à Besançon en 1984 par deux associés avant d’être cédée, en 2001, à Ioltech, une société fondée en 1990 à La Rochelle et spécialisée dans les outils de chirurgie ophtalmique.

Fin 2004, alors que Ioltech emploie 350 salariés dans différentes filiales (dont FCI à Besançon) et réalise un chiffre d’affaires de 60 millions d’€, son fondateur décide de la céder à son tour à Carl Zeiss Meditec, la division médicale du groupe allemand Zeiss (5 milliards d'€ de chiffre d’affaires, 25.000 salariés).

Il est l’un des leaders mondiaux de l’équipement ophtalmologique. Avec FCI dans la couronne de la mariée…

Commentez !

Combien font "9 plus 3" ?