L’édition 2024 du forum Hydrogen Business for Climate, quatrième du genre, se déroulera ces 1er et 2 octobre dans un contexte bousculé pour le développement de l’hydrogène. Les organisateurs autour du Pôle Véhicule du futur invitent à persévérer dans les avancées technologiques, de façon à répondre présents lorsque les crédits et autres moyens seront davantage fléchés vers cette énergie, ce dont ils sont convaincus. La mise en service à venir des projets dans le Nord Franche-Comté donne un signal fort en ce sens.
Ce forum numéro 4 ne ressemblera pas aux trois autres. L’édition 2024 d’Hydrogen Business for Climate, ces 1er et 2 octobre à Montbéliard (Doubs), évolue dans sa forme autour d’un plateau télé central, mais aussi et surtout sur le fond en adoptant le sous-titre « L’usine à projets. »
Ce terme signifie l’entrée de la filière dans un temps d’industrialisation dans le territoire du Nord Franche-Comté, à l’occasion du démarrage de production ou de l’avancée de la construction des unités emblématiques annoncées ces dernières années : McPhy à Fontaine près de Belfort, Gen-Hy au Technoland du Pays de Montbéliard, Inocel, H2SYS et bientôt Mincatec Energy tous trois au Techn’Hom belfortain… « Elles présentent l’intérêt de positionner le territoire sur toute la chaîne de valeur : électrolyse, pile à combustible, stockage », décrit Thierry Tournier, président du Pôle Véhicule du futur. Le pôle de compétitivité constitue le principal organisateur du Forum, en partenariat avec les agences économiques régionale AER-BFC et territoriale ADN-FC.
La « maturité technologique » amène à réorienter la priorité des subventions vers l’aval, explique en substance Thierry Tournier. « Le développement industriel a été massivement soutenu, ce qui était nécessaire. A présent, il s’agit d’accompagner les usages », déclare-t-il. Ceux-ci impliquent de prendre un peu plus à bras-le-corps les enjeux du stockage, dans le but d’en augmenter les capacités pour un même volume, grâce notamment au mode liquide à 350 bars au lieu de l’état gazeux. Sans oublier bien sûr la problématique de l’avitaillement.
Ne pas cloisonner

Rien n'est gagné pour autant et la difficile montée en charge de l'usine de réservoirs d'hydrogène de Forvia à Allenjoie (Doubs) sur le Technoland du Pays de Montbéliard vient le rappeler.
Selon Thierry Tournier, il importe de raisonner global en terme de nouvelles mobilités, sans chercher à cloisonner hydrogène et traction électrique, ni a fortiori de les opposer ou de circonscrire l’hydrogène à l’équipement des poids lourds. « La question de la pertinence doit s’analyser au cas par cas, en fonction de la localisation d’une flotte, notamment sa distance par rapport au réseau électrique haute tension », estime-t-il. Il convient aussi de prendre en compte le fait que la technologie est loin d’avoir rendu son verdict : « le rétrofit d’un moteur à compbustion thermique ouvre de nouveaux questionnnements. Combiné à un réservoir à hydrogène, il peut rendre son véhicule aussi compétitif qu'une version à batterie », observe le président du Pôle.
Une manière de tacler la vision unilatérale électrique de l’Union européenne et, de façon générale, d’inviter à ne pas se laisser perturber par l’environnement juridique et politique. La stratégie hydrogène de l’Etat, lancée en 2020 avec une enveloppe de 9 milliards d’euros dans l’objectif d’installer 10 gigawatts de capacité en 2035, va certainement être revue. « Avançons sans attendre, invite Thierry Tournier. Nous aurons ainsi des projets de prêts au moment qui sera le bon. »
Le Forum Hydrogen Business for Climate donnera l’occasion d’en découvrir et redécouvrir de nombreux, déployés en Bourgogne-Franche-Comté. Une trentaine d’exposants - industriels, laboratoires et recherche académique - se proposeront à la curiosité des visiteurs. Attendus au nombre de 300 environ, ceux-ci pourront également écouter un total de 60 intervenants, autour du grand témoin de l’édition, l’astronaute Philippe Perrin. Ils se verront dévoiler les résultats du premier baromètre national sur la mobilité hydrogène.
Kiosque à projets, ateliers, rendez-vous BtoB, focus sur le projet collectif autour des véhicules de la compétition automobile à Magny-Cours (Nièvre), ces rendez-vous entoureront trois ateliers principaux de travail sur le stockage liquide, la décarbonation des bâtiments et les prémices du projet « corridor Rhin-Rhône » qui vise à placer cet axe comme une référence pour le fret par l’hydrogène aux échelles régionale, nationale et européenne.
A l’Axone à Montbéliard, le 1er octobre de 8 h 30 à 18 h 45 (puis réseautage le soir) et le 2 octobre de 8 h 30 à 17 h. Informations ici.








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