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DROIT DE RÉPONSE. « ...qui n’est pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche... Que veut nous faire croire le journaliste de Traces Ecrites.?
Décidément, la crédulité n'a d'égal que les recettes publicitaires dont le journal dépend. Vous reprendrez bien une petite couche de cirage !
Ceci sans que cela enlève quoi que ce soit aux qualités et défauts de ce monsieur Martin ».

 

La rédaction de Traces Ecrites News a décidé la publication de ce commentaire en exergue d’un internaute, pour le moins désobligeant à son endroit, au nom de la liberté d’expression qu’elle défend bec et ongles depuis près de 35 ans. Qu’il nous permette en retour de lui répondre sur plusieurs points évoqués au nom de cette même liberté d’expression.

 

Notre détracteur, qui ne dévoile pas son identité, traite l’auteur de l’article (Didier Hugue) de crédule. Il lie le portrait consacré à Vincent Martin, patron du groupe de travaux publics Roger Martin et nouveau président de la FRTP Bourgogne, au fait qu’il soit annonceur sur notre site et, sous-entend par la même occasion qu’il s’agit là d’un sujet de pure complaisance.

 

C’est son droit le plus strict de le penser comme de l’écrire, car ce pourrait être, après tout, la stricte vérité. Seulement voilà, il se trompe et témoigne d’une volonté manifeste de nuire à la crédibilité d’un média indépendant et, nous le croyons, honnête vis-à-vis de son lectorat.

 

Libertexpress comme il s’identifie de manière masquée, aurait pu constater que nos entreprises annonceurs ne bénéficient pas plus d’articles que bien d’autres comme PSA, Delfingen, le groupe Loiseau, le moutardier Fallot, Eiffage, Smoby, la SEB, Sabatier…, qui ne le sont pas encore et le seront peut-être jamais. Seule prime à nos yeux l’actualité qui est la leur.

 

L’entreprise Roger Martin a bénéficié de quatre articles depuis : la dernière succession de père en fils en septembre 2012, puis le rachat de la société SNCTP, l’exploitation d’un domaine viticole en biodynamie dans le Jura, enfin la toute récente (1er janvier 2015) élection de Vincent Martin à la présidence de la FRTP Bourgogne. Aurions-nous dû taire ces informations au nom d’un chèque signé à notre ordre pour l’achat d’une bannière publicitaire qui paraît effectivement chaque jour depuis un an ?

 

image001Où est l’esprit Charlie ?

 

Ce commentateur laisse aussi clairement entendre que Vincent Martin a bénéficié d’un ascenseur social naturel pour prendre la tête de l’entreprise familiale. Qu’il nous lise mieux, car le dirigeant actuel s’est engagé dans un véritable parcours du combattant avant d’accéder au poste de président du directoire. Pas moins de quinze années lui ont été nécessaires depuis le jour où il est devenu, d’abord chez d’autres, puis chez lui, simple conducteur de travaux.

 

Il a gravi un à un tous les échelons pour atteindre en 2008 celui de directeur général en justifiant à chaque fois de sa compétence et en prouvant son sens du management. Mais ce n’était pas encore suffisant pour Pierre Martin, son père. Quatre années lui seront encore imposées, aux côtés d’un manager extérieur à la famille, pour enfin décrocher la direction pleine et entière du groupe.

 

Affirmer ce que nous avons écrit, découle de deux décennies au contact de cette entreprise, en effectuant de nombreuses visites, des reportages sur le terrain et de multiples interviews, collaborateurs inclus. Nous le réaffirmons : Vincent Martin n’est pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche. Parce qu’il le mérite et l'a voulu, il est la quatrième génération aux commandes d’une très belle aventure entrepreneuriale. Alors, faut-il lui reprocher d'avoir un père chef d'entreprise ?

 

Après les événements qui ont meurtri la presse du monde entier, les communautés religieuses et les forces de l'ordre, l’esprit Charlie aurait pu effleurer l’auteur de ce commentaire, qui, au lieu jeter le discrédit sur une entreprise et un organe de presse, pouvait tout aussi bien faire une contre-enquête et porter une contradiction avérée dans nos colonnes.

 

Christiane Perruchot,

Rédactrice en chef de Traces Ecrites News

5 commentaire(s) pour cet article
  1. urbin junodit :

    Bonjour, J'apprécie Traces Ecrites et je n'ai pas personnellement décelé de propos semblant trop partiaux ou d'informations dévoyées. Cependant, à des propos rapportés par un lecteur indélicat, il faut raison garder et ne pas utiliser l'affaire qui nous a tous ébranlé à comparaître. Il me semble qu'elle est suffisamment grave et lourde de sens. Et il n'y a pas de commune mesure entre ce qu'engendre notre société - du moins, ceux qui la dirigent - à l'image des monstres capables de pures horreurs et les propos déplacés d'une personne aigrie par de vagues rancœurs dont personne n'a rien à faire... Laissons les choses à leurs bonnes places. Ne banalisons pas ce qui devient le chancre de notre société. Le combat que nous avons à mener est celui de nos valeurs laïques, républicaines, fraternelles et j'ajouterais altruistes, plus que jamais altruistes.

  2. Ebeldit :

    Quand on connait vraiment Traces Écrites, on a une autre approche de l'objectivité et du journalisme Ce media n'est pas complaisant et fait son travail en vrai pro. Pas de doutes la-dessus. Longue vie à TE et ses journalistes.

  3. Charlieverdit :

    Le démon le plus virulent est la jalousie. Ce qui motive votre internaute répond à un besoin, conscient ou pas, de se convaincre de l'estime de lui-même, médiocre illusion et belle occasion pour votre rédaction de faire un nouveau papier sur les qualités et l'honorabilité de Monsieur Martin... Je suis Charlie !

  4. Garnierdit :

    Je n'ai pour ma part aucun doute sur l'indépendance journalistique de votre rédaction et la pertinence de choix de vos sujets. J'ai plaisir à vous lire. Dommage qu'il n'y ait pas plus de sujets Jura... Merci.

  5. M.LAURENTdit :

    Bravo la rédac chef ! Bien envoyé ! Et bonne année à Traces Ecrites News...

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