IMMOBILIER D’ENTREPRISES/BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ. Dijon, Chalon-sur-Saône, Creusot-Montceau et Mâcon sur un stand commun, les autres sous la bannière de l’Agence Économique Régionale. Les principales agglomérations de Bourgogne-Franche-Comté ont présenté leurs projets et offres foncières au salon international de l'immobilier d'entreprise (Simi), qui s’est déroulé du 5 au 7 décembre. Tour d’horizon.

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A l’occasion du SIMI, l’Agence Économique Régionale a édité une carte des terrains de plus de 10 hectares disponibles en Bourgogne-Franche-Comté. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.


Pour la seconde année consécutive, les agglomérations de Dijon, Chalon-sur-Saône, Creusot-Montceau et Mâcon ont partagé un stand sur le salon international de l'immobilier d'entreprise (Simi), qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 décembre dernier. C'est là que se concentrent une fois par an, les acteurs de l'immobilier d'envergure nationale et internationale. Les villes s'y pressent pour vendre leurs projets de zones d'activités surtout, mais aussi de quartiers d'habitat.

« A quatre, nous sommes encore plus visibles, et nous partageons les frais de stand, 160.000 €,  que nous finançons seuls », expose Sébastien Martin, président du Grand Chalon. Pour l'élu, cette association a du sens. L'addition de  leurs spécificités forment un territoire industriel et tertiaire, entre Paris et Lyon, peuplé de 750.000 habitants et connecté à l'autoroute A6. « Nos territoires ont des complémentarités qui peuvent bénéficier aux uns et aux autres »,  confirme David Marti, président de la communauté urbaine Creusot-Montceau. C'est d’ailleurs, précise t-il, l'unique salon professionnel que fait la collectivité.

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L'usine de plasturgie SGT en cours de construction sur la zone d'activités Saôneor à Chalon-sur-Saône qui dispose encore de 70 ha disponibles, dont 21 ha commercialisables. © Comair.


• A Chalon-sur-Saône, le projet majeur s'appel Saôneor et il avance à grands pas puisque la première tranche, de 50 hectares, dans le prolongement de l'ancien site de Kodak, sera totalement viabilisée en fin d’année, pour une dépense de 5,8 millions d’€ TTC. L'achèvement de l'aménagement par la Sem Val de Bourgogne, à qui été confiée la concession d’aménagement, met sur le marché 21 hectares en plusieurs parcelles, dans le voisinage de l'usine de plasturgie SGT en construction.

Opérationnelle en avril 2019, elle emploiera une quarantaine de personnes : le recrutement d’opérateurs et de chefs d’équipe est en cours avec le syndicat professionnel de la filière, Alizé Plasturgie, et Pôle Emploi. Une plateforme logistique de 18.000 m2 des Transports Alainé, le plus gros transporteur de Saône-et-Loire, l'a précédé en début d’année.
Une seconde tranche de même taille offre des opportunités foncières à moyen terme. La création d'une zone d'aménagement concerté (Zac) est en cours dans la perspective d’un début des travaux d’aménagement au printemps 2020. Pour intéresser des industriels extérieurs, le Grand Chalon fonde de grands espoirs sur cette zone qui sera directement reliée à l'autoroute dans un sens, à la rentrée 2019, dans l’autre en 2022, APRR venant de confirmer le financement de la moitié de l’investissement de 14 millions d’€. La collectivité a en revanche abandonné le projet d’une plateforme logistique XXL en gris, cette  offre ne correspondant plus à la demande, a constaté le président de l'agglomération.
La cité du numérique qui accueillera sur le site de l’ancienne sucrerie, les étudiants de l’Institut Image de ParisTech Cluny, et des services et équipements numériques pour les entreprises locales, était aussi mise en exergue. Le cofinancement de la Région Bourgogne-Franche-Comté devrait être bientôt acté.

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La zone Coriolis près de la gare TGV de Montchanin où s'est récemment installée une plateforme de lidl a encore 75 ha de foncier disponible. © Creusot-Montceau.


• Au Creusot-Montceau, le projet phare veut faire émerger de jeunes entreprises sur le terreau qui caractérise ce territoire industriel réuni dans une communauté urbaine à une quarantaine de kilomètres de Chalon-sur-Saône, essentiellement la métallurgie. Le « site technopolitain » consiste à créer un pôle de formation et une halle technologique de 700 m2 pour incuber puis offrir des capacités d’accueil à de jeunes entreprises.

Ils prendra place dans les 2.800 m2 de locaux rénovés du site Jaurès de l’ancien lycée Léon Blum agrandis de 4.300 m2, un investissement de 10,2 milions d'€ budgété sur 6 ans. Un département ingénieur en robotique, suite du master Érasmus qui existe dejà au Creusot délocalisé de l'Esirem (l’école supérieure d’ingénieurs en matériaux) de Dijon pourrait être le premier hôte à la rentrée 2019.

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A Mâcon, la nouvelle zone d'activités Saône Digitale reconvertit l friche de Stogaz. © Atelier Villes et Paysages.


• Le projet de Mâconnais Beaujolais Agglomération se nomme Saône Digitale et constitue le prolongement de la reconversion de l'ancienne usine de la Seita, devenue Cité de l'entreprise pour y accueillir des PME et de jeunes entreprises. Il s'agit maintenant de redonner vie au site de Stogaz (groupe Total) qui a du fermer à cause de son classement Seveso.

La collectivité va commencer l’an prochain à démolir les locaux pour dégager un foncier de 27 hectares en perspective d’une zone d’activités « particulièrement soignée au niveau environnemental et architectural » , valorisant sa situation privilégiée en bord de Saône.
Toujours au premier plan en raison de sa proximité avec la région lyonnaise et la gare TGV, Loché demeure la zone phare de l'agglomération. Sur un terrain de 3 hectares, sort de terre un ensemble d’ateliers de découpe de volaille et d’entrepôts frigorifiques constitué par les logisticiens Salesky (groupe Kalysse) et Pashumar, et le volailler LDC.

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Projet du parc d'activités de Beauregard à Dijon, près de la zone industrielle de Longvic, d'une surface de 55 ha constructibles à partir de 3.000 m2. © Splaad.


• Dijon, en tant que capitale régionale, se présente comme « un accélérateur des territoires de la région », selon les termes de son élu à l'Enseignement supérieur, la Recherche et l’Innovation, Denis Hameau. Sous la marque territoriale JustDijon, la métropole veut apporter une dynamique à l'ensemble du territoire grâce à plusieurs grands projets : la smart-City (OnDijon), le tourisme (Cité de la Gastronomie), l’alimentaire qui représente 15% de l’emploi industriel local (projet Agriculture urbaine et circuits distribution de proximité) et le médical.

Porté par le CHU, le centre de soins et de rééducation nommé RedapTIC veut utiliser les outils numériques (réalité virtuelle, neurostimulation, objets connectés…) pour aider le patient à retrouver son autonomie.  Chiffré à 45.9 millions d’€, il est annoncé pour 2022.
Du côté du foncier, l’agglomération de Dijon dispose de trois offres principales : l’Écoparc à l’est, 102 hectares, qui positionne pour accueillir « des actives durables », Beauregard, au sud-est, 55 hectares en cours d’aménagement (la première tranche de 30 hectares sera livrée à la fin de l’année), et la troisième et dernière phase de Valmy, au nord, qui peut accueillir 120.000 m2 de bureaux dont une grande partie est déjà réservée pour le nouveau siège de la Caisse d’Epargne Bourgogne-Franche-Comté.

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• Belfort, Montbéliard et Auxerre exposaient pour la première fois au SIMI, sur le stand collectif Bourgogne-Franche-Comté piloté par l’Agence Économique Régionale (AER). Les deux premières, par leur voisinage, font acte de candidature commune à l’appel à projet TIGA (Territoire d’Innovation de Grande Ambition) sur la thématique de l’hydrogène.

Les recherches du laboratoire CNRS-Université, FC Lab (Fuel cell lab), sur la pile à combustible, servent de point de départ à une filière énergétique alternative, comme carburant et mode de chauffage, qui pourrait à terme apporter une diversification à un territoire dominé par les trois grands groupes, GE, Alstom et PSA. Deux installations expérimentales sont dans les tuyaux à l'occasion de la rénovation d’un bâtiment de l’école d’ingénieurs UTBM et la construction d’un immeuble de logements par Territoire Habitat.
Auxerre démarrait à l’occasion du SIMI la commercialisation d’une nouvelle zone d’activités, à Appoigny, le long de l’autoroute A6 Paris-Lyon, AuxR–Parc, sur une surface de 50 hectares. La collectivité l'associe à deux hébergements d’entreprises, un Tiers Lieu, près de la gare avec une école du numérique et le Pôle Environnemental dédié aux économies vertes qui sera livré au second semestre 2019.

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La zone Temis Santé à Besançon où Sedia construit l'immeuble Bio Innovation doté de 700 m2 de plateformes technologique, va s'agrandir sur la commune de Franois. © Temis.


• Le Grand Besançon, installé dans le périmètre de l’Agence Économique Régionale (AER), affichait sur une carte de l’agglomération les programmes, de zones d’activités et d’habitat, nécessitant la recherche de promoteurs. La zone de Temis dédiée aux microtechiques, quasiment bouclée (il reste 10 ha) depuis l’annonce récente de l’installation du groupe joailler MCGP, replace ses atouts du côté de la zone Nouvelle Ére, sur le site de la gare TGV d’Auxon qui offre un potentiel de 90.000 m2.

« Nous recherchons des promoteurs-constructeurs pour poursuivre l’amorce du programme tertiaire engagé dans Le Signal », précise Bruno Favier, directeur de la Technopole Temis. Le Grand Besançon étudie par ailleurs l’extension de Temis Santé, dédiée aux entreprises du biomédical, sur la commune limitrophe de Franois.  Les 4.000 m2  de l’immeuble Bio Innovation, en construction, réduisent le foncier encore disponible.

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