Les entrepreneurs ont déposé leur casque de chantier à l'entrée de la préfecture.
Les entrepreneurs ont déposé leur casque de chantier à l'entrée de la préfecture à Dijon.
@Traces Ecrites.

ECO)BREF. A Dijon, les patrons du BTP dans la rue. Sortie de conflit chez TRW Dijon. Dans l'Aube, le fabricant de candélabres Petitjean perd près de la moitié de ses effectifs. A Montbéliard, Zimmer inaugure son nouveau bâtiment logistique. La CGPME Côte-d'Or milite pour l'apprentissage. Numérique : un Shadok pour pomper les bonnes idées à Strasbourg. Le président du conseil général du Jura milite pour une association des aéroports de Dijon-Bourgogne et de Dole Jura. De nouvelles capacités d'accueil de congrès à Troyes.

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- Plus d'une centaine d'entrepreneurs du BTP dans la rue, hier à Dijon.

Rejoints par les syndicats patronaux, Medef et CGPME, ainsi que leurs partenaires fournisseurs de matériaux de l'Unicem, les entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics ont défilé rue de la Préfecture, lundi 7 juillet à Dijon, à l'invitation de la fédération régionale des travaux publics (FRTP) de Bourgogne et de la fédération départementale du bâtiment de Côte-d'Or.

Dépendant essentiellement de la commande publique, ces secteurs d'activités ont voulu alerter l'opinion et les donneurs d'ordre sur leur situation : « des carnets de commande vides, des appels d'offres qui se raréfient, un recours systématique au moins disant, la multiplication des licenciements et maintenant, des dépôts de bilan ».

Le BTP n'avait pas manifesté à Dijon depuis 1983. ©Traces Ecrites.
Le BTP n'avait pas manifesté à Dijon depuis 1983. ©Traces Ecrites.

Pour symboliser les pertes d'emplois - en 2013, 1650 dans le bâtiment en Bourgogne dont 605 en Côte-d'Or, 700 dans les travaux publics -, les entrepreneurs ont déposé leur casque de chantier à l'entrée de la préfecture, avant que leurs présidents ne soient reçus par le préfet, Eric Delzant.

« Les patrons du BTP n'étaient pas descendus dans la rue depuis 1983 », a rappelé Francis Pennequin, président de la FRTP pour dire la gravité de la situation.

A défaut de plan d'urgence, les entrepreneurs disent vouloir rééditer l'opération à plus grande échelle dès la rentrée.

Sitôt la manifestation achevée, François Sauvadet, président du conseil général de la Côte-d'Or a saisit l'opportunité de rappeler, dans un communiqué, qu'il avait fait voter 5 millions d'€ supplémentaires pour les routes de Côte-d'Or, lors de la session du 20 juin.

Christophe Depierre, qui a été durant tout le conflit social le porte-parole de l’intersyndicale CGT CFE-CGC FO de TRW Dijon.
Christophe Depierre, qui a été durant tout le conflit social le porte-parole de l’intersyndicale CGT CFE-CGC FO de TRW Dijon. ©Traces Ecrites.

- Sortie de conflit pour TRW Dijon.

A l'issue de près d’une année et demie de négociations, souvent très tendues, la direction de l’équipementier automobile américain et les représentants du personnel se sont mis d’accord sur les conditions d’indemnisation des 144 salariés, victimes d’une décision d'un site dont ils ont toujours démontré la rentabilité.

Les salariés de moins de 50 ans obtiennent 12 mois de congés reclassements et ceux qui ont dépassé cet âge, 18 mois. Se rajoutent jusqu’à 7 000 € - mutualisables dans un tronc commun - pour une formation qualifiante et 3 000 € pour une remise à niveau. Tous ceux qui souhaitent reprendre ou monter leur propre société toucheront plus de 10 000 € quel que soit le % de capital détenu.

Par ailleurs, l’agence de reclassement s’est engagée à proposer au moins deux offres d’emploi fermes de reclassement par salarié et continuera à suivre aux frais de TRW les personnes qui n’en ont pas bénéficié.

En termes de prime transactionnelle, une enveloppe de 20 000 € est octroyée, à laquelle se rajoute 2 600 € par année d’ancienneté, le tout plafonné à 55 000 €. Enfin, la prime légale de licenciement va de 8 000 à 15 000 € et sera perçue à l’issue du congé de reclassement.

« Nous aurions bien évidemment préféré que notre usine reste en activité, mais nous obtenons le maximum possible pour nos collègues, car nous sommes allés jusqu’au point de rupture », indique Christophe Depierre, qui a été durant tout le conflit social le porte-parole de l’intersyndicale CGT CFE-CGC FO.

70 salariés ont reçu leur lettre de licenciement le 16 mai dernier, 51 autres le 3 juin et les 18 derniers partiront définitivement en novembre.

- Aube : le fabricant de candélabres Petitjean supprime près de la moitié de ses effectifs.

Coup de tonnerre dans le ciel de l’économie auboise, avec l’annonce, le 27 juin 2014, de la suppression de 192 postes chez Petitjean, dont 63 d’intérimaires. Soit près de la moitié des effectifs d’une entreprise qui compte 422 CDI.

Implantée à Saint-André-les-Vergers dans la banlieue de Troyes, la société est l’un des leaders en Europe du mât d’éclairage. Cette décision drastique intervient 3 mois après l’éviction du directeur et son remplacement par une direction provisoire composée de trois managers de transition.

Le fabricant a enregistré une perte financière estimée à 8 millions d’€ au cours du dernier exercice, bien que son actionnaire saoudien, le groupe Al-Babtain, ait injecté plus de 15 millions d’€ destinés principalement à moderniser l’atelier de galvanisation et de finition.

Le plan de restructuration prévoit l’arrêt de certaines activités jugées non rentables et le saucissonnage de la société en cinq entités juridiques différentes.

Le nouveau bâtiment de Zimmer sur Technoland. ©Dominique Delfino.
Le nouveau bâtiment de Zimmer sur Technoland.
©Dominique Delfino.

- Zimmer inaugure son nouveau bâtiment de logistique à Technoland.

Les nouveaux locaux de Zimmer vont être inaugurés vendredi dans la zone d'activités de Technoland, près de Montbéliard (Doubs).

A l'occasion de ce déménagement, la capacité passe de 5000 m² à 3000 m², afin de rationaliser les surfaces : le premier étage de l'ancien entrepôt, déjà situé à Technoland à côté de l'unité de production, était inoccupé.

De propriétaire, le fabricant de prothèses (70 salariés en logistique, 30 en production) devient locataire dans un bâtiment construit par la société d’économie mixte patrimoniale de Pays de Montbéliard Agglomération (PMA).

Le transfert représente un investissement de plus de 5 millions d’€, dont 700 000 à 800 000  € consacrés aux conditions de travail, notamment les nuisances sonores dans les espaces partagés et le confort thermique : le bâtiment répond totalement aux normes thermiques RT 2012.

Zimmer expédie 70 000 colis par an et le magasin dispose de 3800 références.

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- La CGPME Côte-d'Or milite pour l'apprentissage.

A l'occasion du passage de témoin, le 3 juillet, entre Patrice Tapie, président depuis 21 ans et Benoît Willot, son successeur, le syndicat des petits patrons a fait un plaidoyer en faveur de l'apprentissage.

« Que les entreprises ne se plaignent pas d'un manque d'intérêt des jeunes à leurs métiers, elles doivent soutenir l'apprentissage même en des périodes difficiles », a dit le nouveau président.

Le discours est d'autant plus d'actualité que plusieurs CFA de Bourgogne sont en difficulté (Lire ici l'article de Traces Ecrites News).

Un boulevard ouvert à François Rebsamen, ministre du Travail et de l'Emploi et ancien maire de Dijon, invité de la convention d'été de la CGPME Côte-d'Or, qui a lancé un appel à la mobilisation des employeurs vers cette « voie royale qui ne doit plus être un choix par défaut, mais celui du succès ». Selon le ministre du Travail, seulement 4% des entreprises embauchent des apprentis.

Les anciens entrepôts portuaires de Strasbourg reconvertis dans l'économie numérique.  © Heintz-Kehr
Les anciens entrepôts portuaires de Strasbourg reconvertis dans l'économie numérique.
© Heintz-Kehr

- Un Shadok pour pomper les bonnes idées.

A la fin de l'année, les anciens entrepôts portuaires de Strasbourg deviendront un lieu dédié à la création numérique. Egalement dénommé Fabrique du numérique, le Shadok est une structure de 2 000 m2 qui réunira un espace convivial au rez-de-chaussée visant à faire bouillonner les idées autour d’un café, un atelier Fablab pour le prototypage d’objets avec des machines à commande numérique et, une « place digitale » pour le coworking et la production audiovisuelle.

Signé du cabinet Heintz-Kehr, le bâtiment requalifié par Icade se veut la double figure de proue, de la candidature de Strasbourg à la labellisation French Tech et du grand projet urbain Deux-Rives.

- Le président du conseil général du Jura milite pour une association des aéroports de Dijon et de Dole Jura.

Les aéroports de Dijon-Longvic et de Dole-Tavaux n'ont pas fini de susciter la polémique.

Après la décision du conseil régional de Bourgogne et du Grand Dijon de former un syndicat mixte (Lire ici l'article de Traces Ecrites News) pour gérer l'aviation d'affaires sur l'aéroport de Dijon-Bourgogne, Christophe Perny, président du conseil général du Jura qui gère celui de Dole-Tavaux, « déplore cette orientation » et rappelle « qu’une complémentarité entre l’aéroport de Dijon et celui de Dole Jura est souhaitable ».

- De nouvelles capacités d'accueil de congrès à Troyes.

Troyes bénéficie de nouvelles capacités d'accueil de congrès avec un équipement construit par le conseil général de l’Aube dans le prolongement de ses bureaux. Une extension qui comprend aussi la nouvelle aile de l’hôtel du département.

Modulable, l’auditorium est configuré pour accueillir jusqu’à 800 personnes, notamment dans le cadre de rencontres professionnelles et de concerts. Une dizaine de salles de réunion et divers espaces de convivialité complètent ce plateau, dont le coût s’élève à 22 millions d’€.

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