Innovation. Avec le cluster Eco Chantiers (*), les travaux publics (TP) de Franche-Comté replacent les projets d'infrastructures sous l'angle de l'innovation.

Alors que les gros ouvrages sont de plus en plus souvent contestés par les citoyens, la profession (chiffre d'affaires de 1 milliard d'€ en Franche-Comté) veut démontrer sa préoccupation pour le développement durable.

Car les solutions techniques existent pour réduire l'impact sur l'environnement.

Dans la profession, on parle désormais de recyclage des matériaux des anciennes routes, bitume vert, couches de roulement moins bruyantes, voire chaussées auto-dégivrantes pour éviter d'y déverser des tonnes de sel ou capables de capter les polluants.

Animatrice de cette grappe d'entreprises, la fédération régionale des travaux publics de Franche-Comté a entrepris de rassembler autour d'elle «toutes les compétences pour échanger sur les problématiques des uns et des autres» : les donneurs d'ordre (Le Grand Besançon notamment), les maîtres d'œuvre, les organismes de formation et de recherche, et bien sûr les entreprises.

Le cluster Eco Chantiers s'appuie aussi sur un grand frère : le pôle de compétitivité du véhicule du futur Alsace-Franche-Comté qui installe sur le parc d'activités de Malbouhans (Haute-Saône) une plateforme d'expérimentation des aménagements urbains et routiers en phase de développement.

Une licence professionnelle en projet avec l'Université

Fort de ce soutien, il recherchera aussi celui des laboratoires de recherche de l'Université de Franche-Comté pour faire du transfert de technologies avec les entreprises.

Leurs compétences en matière de matériaux, modélisation de projets d'aménagement et nanotechnologies peuvent être précieuses.

En filigrane, pointe l'idée «d'une plateforme technologique organisée sur le modèle de la lunetterie», spécialité comtoise, précise Éric Vermot, président du cluster.

La profession des travaux publics est déjà bien dotée de formations de plusieurs niveaux : CFA des travaux publics, lycée spécialisé Adrien Paris à Besançon, IUT Génie civil à Belfort et bientôt, une licence professionnelle organisée avec l'Université.

Premières étapes concrètes, la création d'un écopôle à Besançon et l'extension des démarches Eco chantiers avec les collectivités locales.

Vitrine des travaux publics, l'écopôle sera en fait un bâtiment tertiaire bâti à côté du lycée Andrien Paris à Besançon (investissement en cours de chiffrage).

En plus d'héberger les organismes interprofessionnels, il sera doté d'un plateau technique de 3000 m2 où étudiants et salariés en formation pourront réaliser des aménagements de voierie.

Expérimentée avec la ville de Besançon et la commune de Charquemont (Doubs), la démarche Eco chantiers cherche d'autres terrains d'expérimentation.

Elle consiste à faciliter la vie et l'information des riverains durant les travaux et maintenir un chantier propre et sécurisé.

Cible privilégiée, le chantier du tramway de Besançon dont les travaux préparatoires ont démarré.

(*) Lauréat de l'appel à projets "Grappe d'entreprises" de la Datar, le 28 janiveir 2011.

Lire aussi :

www.tracesecritesnews.fr/2011/01/25/les-«clusters»-font-flores-sur-l’axe-rhin-rhone/

www.tracesecritesnews.fr/2011/02/03/«un-cluster-doit-federer-tres-largement»/

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