Un point d’étape pour les Meubles Parisot le 11 octobre. Des candidats pour la reprise de de Dietrich Carebus Group. Altifort SMFI à Cosne-sur-Loire également en redressement judiciaire. Diamonde rachète Guillen Outils Coupants. Rhenus Logistics vient de regrouper ses capacités locales dédiées à l’industriel pharmaceutique allemand Merck. Le Grand Est attire les Bourguignons-francs-comtois. Suez installe un comptoir de collecte et achat des métaux dans le Jura et bientôt en Côte-d’Or. Le talent de Vl’a Le Vrac récompensé par BGE. Etienne Malher, nouveau président de la CPME Grand Est. Laurent Hénart, président de Voies Navigables de France. Jean-Paul Catenèse, nouveau directeur régional des finances publiques de Bourgogne-Franche-Comté.

 

• Un point d’étape pour les Meubles Parisot le 11 octobre

Fragilisée par le remboursement de créances de son plan de sauvegarde qui courent jusqu’en 2023, par la difficulté de mise en œuvre de projets commerciaux et par un marché français du meuble très affecté par la concurrence européenne en 2018, selon Jérome Bulté, son nouveau président, le fabricant de meubles Parisot s’était placé sous la protection du tribunal de commerce de Dijon le 5 juin 2019.
Dans le cadre de cette procédure de redressement judiciaire, avec période d’observation de 6 mois, l’entreprise de Saint-Loup-sur-Semouse (Haute-Saône), qui emploie 482 personnes (107 millions d’€ de chiffre d’affaires) à la fabrication de meubles en kits et  de meubles « meublants », devra présenter un point sur la poursuite de l’activité industrielle et les différentes options le 11 octobre. 

« Nous explorons toutes les pistes, internes et externes », déclarait Jérôme Bulté au moment du lancement de la procédure, n’excluant pas l’arrivée d’un partenaire européen. « Nous voulons donner toutes les chances au site. » Jérôme Bulté avait été appelé fin avril par l’entreprise pour son expérience des situations complexes, dans un contexte de cessation de paiement imminent. La société Parisot était entrée dans le giron du groupe P3G en 2017. M.C.

 

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• Dietrich Carebus Group cherche un repreneur d'ici le 18 septembre

En redressement judiciaire depuis le 1er juillet dernier, la PME familiale alsacienne, spécialiste de la distribution d’autocars et d’autobus, intéresse plusieurs repreneurs. « Nous avons comptabilisé 18 candidats en France et à l’étranger. Mais ces offres doivent être améliorées sur le plan social », affirme Pierre Reinhart, le président de Dietrich Carebus Group. Le tribunal de grande instance de Strasbourg a fixé la date limite de dépôt des offres de reprise au 18 septembre.
Le groupe, basé à Ingwiller (Bas-Rhin), emploie 180 salariés en France et réalise un chiffre d'affaires de 80 millions d’€. Distributeur exclusif sur le marché français du constructeur turc Temsa et du chinois Yutong, Dietrich Carebus avait parié sur les véhicules électriques depuis 2015. Mais elle a perdu l’appel d’offres lancé en 2019 par la RATP pour la fourniture de 800 autobus électriques, un marché de 400 millions d’€. Pierre Reinhart explique aussi les difficultés de l’entreprise par les évolutions rapides sur le marché de l’autocar qui ont conduit les clients à reporter leurs investissements. J.G.

 

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• Altifort SMFI à Cosne-sur-Loire en redressement judiciaire

Le 29 août, le tribunal de commerce de Paris a placé en redressement judiciaire la société Altifort (ex-Vallourec), à Cosne-sur-Loire (Nièvre), avec une période d’observation de 6 mois. Le fabricant de tubes pour le forage pétrolier avait été racheté en mai 2018 par ce petit groupe industriel suite au désengagement du repreneur des produits de forage de Vallourec, l’américain National Oilwell Varco.
Le même tribunal avait, le 24 juillet, rejeté le plan de sauvegarde de l’emploi présenté par les nouveaux propriétaires, jugé « pas assez concret ».  Ils s’étaient engagés à maintenir les 115 emplois pendant deux ans. Or, le carnet de commandes ne s’est pas rempli à la hauteur des espérances. Les salariés craignent maintenant une liquidation pure et simple de l’un des plus gros industriels de la Nièvre. C.P.

 

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• L’Alsacien Diamonde acquiert le Savoyard Guillen Outils Coupants

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Diamonde fabrique des outils de coupe à Marlenheim, dansle Bas-Rhin. © Diamonde.

Le 31 juillet dernier, le fabricant d’outils de coupe basé à Marlenheim (Bas-Rhin) a fait l’acquisition de Guillen Outils Coupants à Cluses (Haute-Savoie). Cette société qui voyait son dirigeant partir à la retraite, devient ainsi une filiale de Diamonde.
Les deux entreprises sont complémentaires dans leur production et leur clientèle. La PME alsacienne s’est spécialisée dans les outils de coupe diamantés pour l’usinage du bois, dérivés du bois et matériaux composites. De son côté, Guillen est experte dans la fabrication d’outils à plaquette en carbure pour la menuiserie, pour notamment les métiers de la tonnellerie, la charpenterie marine et la construction bois. « Nos process se complètent tout autant, Guillen nous apporte ainsi sa maîtrise du fraisage et du tournage », complète Anne Piquerez-Gobled, directrice générale de Diamonde.  

Ensemble, elles pèsent 4,4 millions d’€ de chiffre d’affaires (3 millions d’€ pour Diamonde) et 25 salariés (dont 15 en Alsace). Sur leurs deux sites de production, elles possèdent un parc de 20 machines de dernière génération. En 2020, Diamonde souhaite présenter un nouvel outil de coupe en céramique.
La PME est détenue par les propriétaires d’Alsapan, le groupe familial de revêtements de sols et meubles en kit qui est à la fois son voisin à Marlenheim et son premier client.
J.G

 

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• Merck et Rhenus intensifient leur coopération à Strasbourg

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Le logisticien Rhénus consacre 18.000 m2 d'entrepôts au port de Strasbourg à l’industriel pharmaceutique allemand Merck. © Rhenus.

Sur un site de 18.000 m2 au port de Strasbourg, Rhenus Logistics vient de regrouper ses capacités locales dédiées à l’industriel pharmaceutique allemand Merck : il assure à celui-ci l’entreposage et la préparation des commandes pour les activités des secteurs pharmaceutique et santé de l’usine de Molsheim (Bas-Rhin). La prestation comprend la réception, le contrôle, la préparation de commandes et l’emballage de produits variés, tels que des réactifs de laboratoires, du matériel de contrôle microbiologique, des systèmes de purification et filtration d’eau, et concerne au total 20.000 références.
La caractéristique majeure consiste en la cohabitation entre de multiples modes de température : aujourd’hui, les surfaces logistiques dédiées à Merck fonctionnent sous 7 ambiances, de la température dirigée à 15-25° C (la situation majoritaire) à l’azote liquide à -196° C, en passant par le froid positif, le froid négatif et le -150° C pour les produits secs. Cette variété de conditions découle de l’augmentation progressive des prestations confiées par Merck, au fur et à mesure des propres extensions du site de production alsacien, qui a notamment bénéficié du transfert de plusieurs lignes du groupe en Allemagne pour atteindre un effectif de 1.500 salariés désormais.
Les produits récupérés par les transporteurs en sortie du site strasbourgeois partent vers 130 pays, par la route ou l’avion. Ainsi, « Strasbourg est devenu l’un des cinq hubs mondiaux logistiques de Merck, le seul hors d’Allemagne et des Etats-Unis, et le plus important en gestion externalisée », relève David Brevet, responsable logistique et distribution de Merck Molsheim. M.N.

 
BPBFC

Le Grand Est attire les Bourguignons-francs-comtois

Les Bourguignons-francs-comtois qui doivent s’éloigner de leur région d’origine pour trouver un emploi choisissent leur voisine du Grand Est à une forte proportion, de 28%. Selon La société HelloWork qui édite les plateformes RegionsJob, ParisJob, Cadreo, BDM/job, spécialistes du recrutement digital, l’emploi dans le Grand Est est plus dynamique bien qu’en recul avec un modeste + 6% d’offres au 1er semestre 2019.
La Bourgogne-Franche-Comté est en revanche la dernière du palmarès des régions, la seule avoir connu une évolution négative des offres, de moins 4%, au 1er semestre 2019.
Au sein de la région, c’est le Jura qui propose le plus de possibilités d’embauches avec une progression des offres de 27%, suivi par la Haute-Saône (+14%) et le Territoire de Belfort (+8%).  À la 4ème place, la Côte-d'Or suit une progression de 4% seulement, mais regroupe à elle seule 19% des offres d’emploi régionales.
Les secteurs les plus pourvoyeurs d’emploi sont les mêmes dans les deux régions : la logistique et le transport (+24%), des métiers du BTP et de la construction (+16%) puis des métiers d’ingénierie industrielle (+10%). Et on recrute en CDI : +15% de progression par rapport au dernier semestre 2018.

 LCRDijon


• Suez installe un comptoir de collecte et achat des métaux dans le Jura et bientôt en Côte-d’Or

Depuis cet été, les artisans et industriels du Jura peuvent déposer leurs déchets de métaux ferreux et non ferreux (et en même temps les papiers journaux et magazines), dans le comptoir de Suez à Perrigny, près de Lons-le-Saunier. La transaction est immédiate : les objets sont pesés et leur prix défini en fonction du poids, de la nature du métal et de son cours (réactualisé chaque semaine). Le producteur repart aussitôt avec un chèque ou un bon pour le rachat de matières recyclées.
Ce service est également accessible aux particuliers et aux associations. À compter du 27 septembre, un comptoir identique ouvrira à Chevigny-Saint-Sauveur, dans la banlieue de Dijon. C.P.

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• Le talent de Vl’a Le Vrac récompensé par BGE

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Avec son épicerie ambulante, Vl'a le Vrac ressuscite le commerce de proximité en zone rurale, avec une connotation dans l'air du temps, le zéro déchet. © Traces Ecrites.

Sophie Mouchard, la créatrice de Vl’a Le Vrac et l’une des 60 femmes dirigeantes de l’édition 2019 du magazine de Traces Ecrites News est l’une des lauréates du concours Talents BGE de la création d’entreprise dont les prix ont été remis le 10 juillet à Temis Innovation à Besançon. Famille zéro déchet depuis quelques années, la jeune femme a eu l’idée de promouvoir ce comportement en allant au-devant du public avec une épicerie ambulante qui circule dans les campagnes de la région de Dijon. Elle commercialise des produits alimentaires en vrac et des ustensiles de la vie quotidienne écologiques et surtout sans emballage.
Les autres premiers prix la rejoindront en novembre à Paris au concours national  : Résinobois (Yonne), La Cabane des Jeunes Pousses (Doubs), Biomnigene (Besançon), La Furieuse - Café restauration Le Pixel (Doubs), le Bar L’éphéméride (Doubs). Tous ont reçu un chèque de 2.000 € de l’association dont la sélection incarne un gage de sérieux auprès des banques. Pas inutile ! C.P.


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Mouvements

 

laurenthenart• Un Nancéien président de Voies Navigables de France


Maire de Nancy et vice-président de la Métropole du Grand Nancy depuis 2014, Laurent Hénart prend la barre de Voies navigables de France pour cinq ans. Il a été nommé le 18 juillet président du conseil d’administration de l’établissement public chargé de la gestion du domaine public fluvial par un décret du Président de la République.
Sa mission portera principalement sur la place accordée au fluvial dans la loi d'orientation des mobilités (Lom) qui devrait être adoptée. Lors de son mandat de député de Meurthe et Moselle de 2002 à 2012, Laurent Hénart a notamment présidé le groupe d’études Voies navigables et transports multimodaux et soutenu de grands projets fluviaux.  Âgé de 50 ans, il préside le Mouvement Radical, est diplômé de l’IEP de Paris et avocat au barreau de Nancy. C.P.

• Etienne Malher, nouveau président de la CPME Grand Est

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Le PDG de MS Techniques (produits semi-finis pour le secteur médical) à Pompey (Meurthe-et-Moselle) succède à Pierre Marx, décédé le 14 mai 2019, à la tête de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) Grand Est. La disparition le 14 mai dernier de son précedesseur dont il était proche, a décidé Etienne Malher à revenir sur le devant de la scène alors qu’il devait quitter petit à petit les responsabilités syndicales qui ont été son quotidien depuis plus de 25 ans à la CCI, à la CPME et dans les organismes paritaires.C.P.

catenese• Jean-Paul Catenèse, nouveau directeur régional des finances publiques de Bourgogne-Franche-Comté


De la Guyanne où il était depuis trois ans à Dijon : le nouveau directeur régional des finances publiques de Bourgogne-Franche-Comté, Jean-paul Catenèse a pris ses fonctions le 1er août. Agé de 56 ans, il a fait toute sa carrière dans les finances publiques, de l’Indre au Var en passant par Cayenne et a été détaché, de 2005 à 2007, auprès de l’Agence des impôts italienne. L’administration lui a également confié plusieurs missions internationales en Pologne, Roumanie, République Tchèque, Algérie, étau Burundi. C.P.

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