Le club Traces Ecrites regroupe près de 70 entreprises de Bourgogne-Franche-Comté et du Grand Est. Cette adhésion permet d'apporter son soutien à notre média indépendant tout en profitant d'une visibilité auprès de nos lecteurs grâce à de nombreux avantages exclusifs. Aujourd'hui : présentation du circuit automobile de Dijon-Prenois. Grâce au public que drainent ses manifestations, il constitue un vecteur d'activités significatif pour l'économie locale, expose Yannick Morizot qui l'a présidé jusqu'au début de l'année. Et il constitue une entreprise à part entière, dont le modèle économique repose sur la recherche de recettes sans dépendre de subventions, rappelle celui qui passe le relais à Vincent Martin, du groupe de BTP Roger Martin.
Pendant 19 ans, vous avez été le président du circuit de Dijon-Prenois, pouvez-nous raconter l’histoire de ce lieu que vous connaissez particulièrement bien ?
Les démarches ont démarré en 1968. François Chambelland cherchait un terrain dans la région pour mettre en place son projet de circuit automobile. Il a obtenu l’accord du maire de Prenois de l'époque, Jean Gadeski. Les travaux ont duré quatre ans ans, jusqu'à l'inauguration en 1972. C’était assez novateur de créer un circuit fermé. À l’époque, les courses se déroulaient sur des routes traditionnelles que l’on fermait pour l’occasion. En 1974, des travaux supplémentaires ont été entrepris afin de modifier la longueur de la piste, ce qui nous a permis d’accueillir des courses de Formule 1 jusqu’en 1984. C’était quand même incroyable ! Nous avons eu des grands vainqueurs ici, comme Jean-Pierre Jabouille la première victoire de la Renault Turbo F1, et les champions du monde Keke Rosberg et Niki Lauda.
Nous avons arrêté les grands prix de F1 en 1984 car de nouvelles normes de capacité d’accueil du public ont été instaurées. François Chambelland a ensuite vendu le circuit à des actionnaires régionaux en 1995. En décembre 2024, nous avons changé d’actionnaires, j’ai quitté la présidence pour qu’elle soit transmise à Vincent Martin. Nous avons beaucoup de chance de l’avoir, c’est non seulement un passionné qui connaît bien la région, mais aussi un véritable entrepreneur. Aujourd’hui, j’accompagne la transition en tant que directeur général, le temps de la nouvelle transmission à une nouvelle direction qui écrira l’avenir.

Quelles sont les différentes activités rassemblées sur le circuit aujourd’hui ?
Le circuit est ouvert 230 jours par an. Il accueille de nombreux événements. Nous organisons 8 à 10 compétitions ouvertes au public ainsi que 5 compétitions privées. Pour le reste, ce sont des roulages Auto Moto mis en place par des organisateurs. On croise à Prenois des personnes passionnées d’auto ou de moto, qui viennent en tant que spectateurs, ou pour rouler elles-mêmes sur la piste. Ceux qui le souhaitent peuvent faire appel à des coachs dans le but d’améliorer leurs performances. Nous sommes dotés également d'un karting qui est très bien équipé, pour une clientèle de 7 à 77 ans ! Cette animation est prisée des entreprises pour leurs journées d’intégration ou des challenges inter-entreprises..
Chaque année, les Coupes Moto Légende accueillent entre 25.000 et 30.000 personnes. Le Grand prix de l’âge d’or avec des voitures d’exception est lui aussi très couru, en particulier par les Britanniques et beaucoup d’autres passionnés étrangers. Ce qu’il faut retenir, c’est que nous gérons une entreprise qui a une dynamique économique vertueuse localement.
Justement, avez-vous évalué les retombées économiques sur le territoire ?
Le site est fréquenté par plus de 300.000 personnes, dont 90% sont extérieures à la région. Il génère une attractivité qui est estimée à 70.000 nuitées par an, pour des retombées économiques entre 15 et 16 millions d’euros. À titre d’exemple, cette année, le Tour auto s’arrêtera à Dijon le 8 avril. Il accueillera 4.500 personnes. L’accueil de ce public représente environ 700 chambres louées sur la zone sans compter la restauration. Prenois, c’est un circuit passion, mais c’est aussi une entreprise qui apporte du business.
Il faut rappeler aussi que nous sommes complètement autonomes et que nous ne dépendons pas de subventions. Même si nous ne comptons que 10 permanents (18 en pleine saison), nous faisons appel à de nombreux prestataires pour les rendez-vous les plus importants. Par ailleurs, nous générons aussi de la solidarité. Nous organisons chaque année Rêve d’enfants malades, une opération caritative avec le Lions Club et le Club Ferrari qui permet de redistribuer chaque année entre 50.000 et 60.000 euros aux hôpitaux.

Quelles sont les perspectives du circuit, avez-vous des projets de travaux ?
Nous avons déjà connu deux grosses périodes de travaux qui ont mobilisé 10 millions d’euros d’investissement : l’installation des pistes a été complètement revue en 2006-2007 puis, de 2016 à 2020, nous avons détruit le bâtiment d’accueil pour en refaire un autre techniquement mieux conçu, répondant aux attentes des pilotes et des organisateurs. Depuis, nous avons à disposition 1.000 m2 de locaux réceptifs permettant à des entreprises d’y organiser des séminaires. Ils peuvent accueillir jusqu'à 350 personnes avec un service de restauration adapté. À ces occasions, nous proposons systématiquement une visite de nos installations, cela nous permet de communiquer sur ce que nous faisons et de faire découvrir le lieu.
Par ailleurs, tous les ans, nous menons des travaux d’amélioration concernant la sécurité et l’accueil. Nous profitons de la période hivernale pour les réaliser, car notre terrain représente quand même 160 hectares et il y a toujours quelque chose à faire. En ce qui concerne les projets d’avenir, c’est avec Vincent Martin, à qui j’ai passé ce beau flambeau, que vous pourrez les découvrir. Je suis sûr qu’il a de très belles idées !











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