Le Dijonnais STCE prend pied en Rhône-Alpes avec Barrachin BTP. EDF Grand Est expose ses innovations régionales. Titanobel devrait passer sous pavillon australien. Le burn-out des sportifs, nouvel horizon du Credir. En Bourgogne-Franche-Comté, le nombre d’heures rémunérées revenu proche de son niveau d’avant-crise en 2019, sauf dans l’industrie.
• Le Dijonnais STCE prend pied en Rhône-Alpes avec Barrachin BTP
STCE à Dijon poursuit son développement. L’entreprise de gros oeuvre, électricité et plomberie-chauffage vient de prendre une participation majoritaire au sein de Barrachin BTP à Thônes (Haute-Savoie), dans le cadre d’une transmission. Denis Barrachin, principal associé de l’entreprise familiale, reste d’ailleurs aux commandes opérationnelles.
Barrachin BTP réalise un chiffre d’affaires de 15 millions d’€ dans des activités de gros-oeuvre pour la construction de logements, ainsi que dans le domaine industriel, les bâtiments publics et tertiaires. L’entreprise de 70 salariés exerce aussi tous les métiers des travaux publics : terrassement, Voirie et Réseaux Divers (VRD), assainissement, adduction d’eau potable, captage de sources etc.
Cette nouvelle croissance externe intervient trois ans après l’acquisition de l’entreprise de gros oeuvre Woljung près de Strasbourg. Pascal Devroe, PDG de STCE, avait clairement affiché sa volonté d’élargir son périmètre historique, au Grand Est et maintenant la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Avec l’acquisition de Barrachin BTP, le groupe STCE (chiffre d’affaires de 45 millions d’€ et 238 salariés) affiche désormais 60 millions d’€ d’activité avec 300 collaborateurs. Il fédère 5 PME, STCE (gros oeuvre et préfabrication en béton qui intervient aussi en entreprise générale), STCE Electricité, STCE Plomberie-chauffage, toutes les trois à Dijon, Woljung (gros oeuvre) en Alsace et donc Barrachin BTP en Rhône-Alpes. Pour accompagner sa croissance, STEC avait fait entrer à son capital, Crédit Agricole Régions Investissement et BDR Invest (Caisse d’Epargne Bourgogne-Franche-Comté) en 2017. C.P.
Digital et transition écologique mobilisent en toute logique les forces de recherche et d’innovation d’EDF dans le Grand Est. Le groupe a eu l’occasion de les exposer lors du dernier salon 360 Grand Est à Strasbourg (Bas-Rhin) le mois dernier. Point fort, le projet « recharge intelligente » mettra la région à l’avant-garde de cette thématique caractérisée par la recherche de l’optimisation de la charge d’un véhicule électrique : « Nous poursuivons l’objectif de déployer 500 bornes auprès des entreprises et des collectivités locales à compter de la fin 2021 », indique Jean-Michel Deveza, directeur de l’action régionale Grand Est. Deux technologies sont mises en oeuvre, smart-charging pour l’identification des meilleurs moments de charge et vehicle-to-grid pour la réinjection de l’énergie stockée.
D’autres programmes d’EDF dans la région portent sur l’hydrogène, les jumeaux numériques, ou encore la blockchain et le calcul haute performance avec le concours de la nouvelle filiale Exaion d’accompagnement des entreprises sur ces deux thèmes.
Par ailleurs, 360 Grand Est a donné l’occasion à la direction régionale de lancer la nouvelle édition de ses prix EDF Pulse ouverte d’ici au 31 mars aux start-up innovantes dans la transition énergétique, à l’instar de 80 soutenues depuis l’origine en 2014. M.N.
• Titanobel devrait passer sous pavillon australien

Le numéro un français des explosifs, version civile, pourrait être vendu à l’australien Incited Pivot Limited (IPL), producteur d’explosif et d’engrais implanté à Melbourne, ce dernier venant d’annoncer un accord de rachat pour plus de 90 millions d’€. Présent dans une trentaine de pays, tout spécialement en Afrique, Titanobel qui annonce sur son site 520 collaborateurs, possède en Bourgogne, sur la commune côte-d’orienne de Vonges, un vaste site doté d’un centre d’essais qui emploie autour de 150 salariés.
L’intérêt d’IPL tient à l’expertise multisectorielle développée par Titanobel, présent aussi bien dans les travaux publics, les carrières, les mines que la sécurisation de certaines zones montagneuses en risque d'avalanches. Si le rachat abouti fin juin, il apportera une cinquantaine de millions d’€ supplémentaires à la compagnie australienne qui revendique 356 millions de chiffre d’affaires. D.H.
• Le burn-out des sportifs, nouvel horizon du Credir

Des exemples illustres dans le tennis (Naomi Osaka) ou la gymnastique (Simone Biles) l’ont montré au grand jour ces derniers mois : le burn-out touche aussi les sportifs professionnels. Un tel phénomène ne pouvait échapper au Credir, la structure à Kaysersberg (Haut-Rhin) qui s’est bâtie une notoriété depuis 2013, dans la « remise en état » de cadres et chefs d’entreprise épuisés psychologiquement.
Elle a créé depuis quelques semaines Credir Sport, à l’attention de sportifs, professionnels uniquement, en pleine activité ou en fin de carrière, de tous niveaux, en particulier ceux qui sont restés davantage dans l’anonymat. Dans la dizaine de premiers stagiaires, figurent par exemple une handballeuse prometteuse dont la carrière s’est brisée à 21 ans sous l’effet répété du harcèlement moral. « On découvre que les blessures psychologiques sont aussi fréquentes que les physiques », souligne Jean-Denis Budin, le cofondateur du Credir.
« Les sportifs suivront un parcours similaire à notre offre « standard » de trois jours, avec probablement une demi-journée spécifique », poursuit Jean-Denis Budin.
Credir Sport s’adresse aussi aux entraîneurs et coachs « pour faire passer un message », à savoir que la culture du management par la peur et l’humiliation est devenue hors d’âge. La nouvelle entité est présidée par Marion Rolland (en photo ci-dessus), ancienne championne du monde de ski alpin en 2013 au bout d’un tunnel de trois ans. M.N.
L’Insee Bourgogne-Franche-Comté vient de publier l’analyse de la conjoncture au 3ème trimestre 2021. Il en ressort un bon rétablissement de l’activité économique, mais la guérison n’est pas totale. Le nombre d’heures rémunérées est proche de son niveau d’avant-crise en 2019 dans presque tous les secteurs. Sous l’effet conjugué de la crise sanitaire et des problèmes d’approvisionnement en matières premières, l’industrie reste le secteur le plus en difficulté. En octobre, le volume d’heures rémunérées reste inférieur de 6,4 % à celui de deux ans auparavant. En revanche, la construction et le tertiaire non marchand tirent leur épingle du jeu.
Le recours à l’activité partielle est en très nette baisse : Fin septembre, seulement 7.000 salariés restent concernés par une demande d’indemnisation, principalement dans le Doubs et le Territoire de Belfort où se situent de grosses industries, notamment automobile.
La Bourgogne-Franche-Comté demeure au troisième rang des régions les moins touchées par le chômage, derrière la Bretagne et les Pays de la Loire avec une moyenne de 6,8%. Le plus faible taux de chômage est constaté dans le Jura (5,5%), le plus fort dans le Territoire de Belfort (9,2%).
Selon Bpifrance, cette fois au plan national, la situation de trésorerie des PME apparait renforcée fin 2021, soutenue par la reprise d’activité mais aussi par les nombreux dispositifs de soutien aux entreprises, qui s’éteignent toutefois progressivement. Néanmoins, 5 % des patrons de PME craignent ne pas être en mesure de rembourser leur PGE et 10 % jugent que le retrait des aides engendrerait des difficultés de trésorerie insurmontables. C.P.





















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