Baguette Box lève des fonds pour développer des franchises dans toute la France. La Menuiserie Vibrac grandit par croissance externe. Les avancées de mYXpression vers la commercialisation de son test. L’UIMM investit dans ses centres d’apprentissage en Alsace. L’alsacien Protechnic passe sous pavillon américain.


• Baguette Box lève des fonds pour développer des franchises dans toute la France


L’entreprise alsacienne, qui propose depuis 2019 un service de livraison de pains et viennoiseries à domicile, connaît un vrai succès, surtout dans le Bas-Rhin où elle revendique 8.000 abonnés. Trois franchises ont été créées, à Colmar, Mulhouse et Tours. Maurice Heitz, le dirigeant fondateur, veut aller plus vite et plus loin. Pour les développer sur toute la France, il ouvre le capital de Baguette Box. 
Une levée de fonds participative a débuté le 24 mai sur la plateforme Europa. L’objectif est de récolter entre 150.000 et 200.000 €. « Nous avons une communauté très active sur les réseaux sociaux. Cette campagne de crowdfunding, c’est une façon de dire merci à tous les abonnés qui nous suivent depuis deux ou trois ans », explique Maurice Heitz.
Une autre levée de fonds, plus conséquente, est d'ores et déjà en route pour financer le développement de l'entreprise de 15 salariés. Montant visé : entre 1 et 3 millions d’€. « Les négociations sont en cours », précise le dirigeant. L’objectif à 5 à 6 ans est de compter 500.000 abonnés et une centaine de franchisés dans l’Hexagone.
Cet automne, en plus du pain et des viennoiseries, Baguette Box proposera la livraison de produits d’épicerie autour du petit-déjeuner et de produits essentiels. Un abonnement mensuel de 6,90 € comprend une livraison à domicile entre 4h et 6h du matin, des articles commandés la veille sur internet et la fourniture d’une boîte à pain en résine alimentaire recyclée. J.Giorgi


PVFmars

• Le Lorrain Menuiserie Vibrac rachète Menuiserie Maire dans les Vosges

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La menuiserie Vibrac de 21 salariés a acquis son homologue vosgienne Menuiserie Maire. © Philippe Bohlinger


Après le déménagement, la croissance externe. Installée depuis le début de l’année à Bois-de-Haye (Meurthe-et-Moselle), à l’ouest de Nancy, la Menuiserie Vibrac a bouclé en mai dernier l’acquisition de son homologue Menuiserie Maire à Neufchâteau (Vosges). Alban Vibrac, dirigeant de l’entreprise qui porte son nom, a saisi l’opportunité du départ en retraite de Jean-Paul Maire qui était à la tête de son entreprise de 6 salariés (chiffre d’affaires d’un million d’€).
Les deux hommes se connaissent pour avoir notamment partagé il y a 45 ans les mêmes bancs à l’École du bois de Mouchard, dans le Jura. « Avec cette acquisition, notre entreprise renoue avec son cœur de métier, la menuiserie. Jean-Paul Maire travaillait essentiellement pour une clientèle de particuliers. À l’inverse, Menuiserie Vibrac s’est progressivement spécialisée dans les aménagements intérieurs pour le secteur tertiaire », livre Alban Vibrac.
Après le rachat de Menulor à Metz (Moselle) en 2014, il s’agit de la seconde opération de croissance externe pour la PME de 21 salariés (chiffre d’affaires de 5,4 millions d’€). Menuiserie Vibrac poursuit ainsi son développement, marqué en 2021 par un investissement de 1,7 million d’€ pour l'acquisition de machines à commande numérique et l'installation des équipes dans des ateliers plus spacieux. P. Bohlinger

 

Dijon

 

mYXpression appose le marquage CE sur son logiciel

C’est une étape « fondamentale » que vient de franchir mYXpression, la jeune biotech dijonnaise qui travaille sur un test d'aide à la prescription de biothérapies pour les maladies auto-immunes, et notamment la polyarthrite rhumatoïde. Son logiciel « Pear 2.0 », qui analyse la meilleure biothérapie pour un patient à partir du séquençage de l’ARN messager, vient de recevoir le marquage CE. Il donne un score d’efficacité pour chaque biothérapie, en fonction du profil biologique du patient, permettant au médecin de prendre la bonne décision.
 « Ce précieux sésame permet d’envisager une commercialisation au sein de l’Union Européenne », indique le président Jean-François Prugnot, co-fondateur avec Jean-François Robineau. Une autre étape, tout aussi importante, doit être franchie avant l’arrivée des tests dans les cabinets médicaux : une étude clinique programmée pour le second semestre qui impliquera plusieurs centres hospitaliers en France. C. Perruchot

 

bpbfc

 

• L’UIMM investit dans ses centres d’apprentissage en Alsace

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L’inauguration du CFAI rénové de Reichshoffen a mis en exergue des voitures d’Ettore Bugatti qui avait conçu ses premiers modèles dans ces locaux au début du XXème siècle.

 

L’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) Alsace a inauguré le 11 juin la restructuration des locaux de son CFAI (centre de formation d’apprentis de l’industrie) de Reichshoffen (Bas-Rhin). Ces travaux s’intercalent entre l’ouverture du nouveau centre de Mulhouse à la Maison de l’industrie dans le quartier Fonderie et ceux qui sont prévus ces prochaines années pour le centre de Strasbourg-Eckbolsheim.
« Nous aurons ainsi investi 15 à 20 millions d’€ sur trois ans pour nos CFAI », souligne Bruno Russo, président de l’UIMM Alsace. L’organisation patronale de la métallurgie compte ainsi créer les conditions d’accueil de qualité pour augmenter les effectifs d’apprentis : avec le total de 1.450 actuellement sur les quatre centres (Mulhouse, Colmar, Eckbolsheim, Reichshoffen) dont 430 ingénieurs, « ces effectifs restent significativement inférieurs à la demande », selon Eric Daliguet, délégué général.
Les besoins de recrutement ont été chiffrés à 3.500 à court et moyen terme
rien que dans le Bas-Rhin. La pénurie de main d’œuvre demeure une préoccupation majeure pour les 320 entreprises alsaciennes adhérentes de l'UIMM représentant 52.000 salariés et qui, dans l’ensemble, affichent actuellement une bonne santé économique. M. Noyer

L’alsacien Protechnic passe sous pavillon américain

Le fabricant d’adhésifs industriels Protechnic à Cerany (Haut-Rhin) est racheté par Bemis Associates, un groupe américain de même spécialité. La PME de 144 salariés pour environ 25 millions d’€ de chiffre d’affaires annuel conservera « son nom, sa marque et sa structure de direction », annonce le repreneur. Ainsi, Emmanuel Roll qui avait piloté la reprise par les cadres fin 2013 restera président directeur général.
Créée en 1983, Protechnic est spécialisée dans la production de thermo-adhésifs et de solutions d’impression de films décoratifs. Le nouveau propriétaire vise l’accroissement de son développement à l’international sur les marchés de l’habillement, de l’industrie et de l’électronique grand public. M.Noyer.

 

Sauf indication contraire, photos fournies par les entreprises.

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