Galilé rachète le fabricant lorrain de machines spéciales MCR et sa filiale côte-d'orienne Provéa devient le pôle de compétence en soudage du groupe. Un besoin de 80 soudeurs supplémentaires à Alstom Belfort si le contrat avec l'Ukraine se confirme. David Journet, nouveau directeur du site Alstom Belfort. Time prod grossit et s'agrandit. Un financement participatif pour le "cercle immense" de la Saline Royale d'Arc-et-Senans. Caroline Astier à la tête de la CCI Saône-Doubs.

 

• Galilé rachète le fabricant lorrain de machines spéciales MCR à Metz


Le groupe Galilé dont le siège se situe à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), ajoute une nouvelle corde à son arc. Il vient de racheter MCR (Méthode Conception réalisation) à Metz (Moselle), fabricant de machines spéciales. Son fondateur il y a 23 ans, Nicolas Trouche, souhaitait céder son entreprise dont les compétences se situent dans les automatismes, l'électronique embarquée et la robotique.
« Une pépite dotée d'un important potentiel », commente Clémentine Quinson-Garde, secrétaire générale de Galilé. De surcroît, cette PME de 22 salariés s'avère très complémentaire de MA Industrie, autre entreprise de Galilé qui développe les mêmes métiers en Lorraine, dans les Vosges. Les grosses machines spéciales pourront d'ailleurs être montées plus confortablement chez sa "soeur" vosgienne qui dispose de locaux plus vastes.
Un chargé d'affaires et un gestionnaire de projets vont être recrutés pour développer le carnet de commandes dans les divers secteurs de l'industrie où MCR s'est déjà fait une place (automobile, ferroviaire, agroalimentaire etc.). L'objectif du repreneur est de quasiment doubler le chiffre d'affaires qui s'est élevé à 1,8 million d'€ en 2020. C.P.

 

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• Provéa devient le pôle de compétence en soudage du groupe Galilé

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Provea accueille un pôle de compétence soudure pour toutes les entreprises du gorupe Galile. © Marie Michoux

 

La filiale du groupe Galilé fondée par Éric Michoux et spécialisée en chaudronnerie et serrurerie, s’équipe d’une potence de soudure MIG sous flux tendu d’une montant de 130.000 €. Ce nouvel équipement servira à Provea, basée à Venarey-les-Laumes (Côte-d'Or) mais pas que. Il favorise aussi la création d’un pôle de compétence soudure pour les autres entreprises du groupe, composé d’une trentaine d’unités (150 millions d’€ de chiffre d’affaires, 800 personnes).
Longtemps en forte tension, le métier de soudeur nécessite des compétences toujours plus évoluées que permet d’acquérir cette potence œuvrant sur des cuves jusqu’à 2,5 mètres de diamètre et sur une longueur jusqu’à 14 mètres avec une tête de soudage qui se déplace à 90°. D.H.

 

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• Un besoin de 80 soudeurs supplémentaires à Alstom Belfort si le contrat avec l'Ukraine se confirme

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Le contrat à finaliser avec l'Ukraine donnerait au berceau historique d'Alstom à Belfort, une visibilité jusqu'en 2028.  © Alstom


La promesse de la direction d’Alstom d’embaucher 7.500 personnes dans le monde en 2020 dont un millier en France n’est pas passée inaperçue à Belfort. Le site berceau du groupe entend bien obtenir sa part. La perspective dépend fortement de la confirmation du gigantesque contrat de locomotives et motrices de trains à grande vitesse avec l’Ukraine, dans le contexte géopolitique compliqué que connaît le pays.
« Pour cela, nous avons un besoin de 80 soudeurs supplémentaires », calcule André Fages, délégué CFE-CGC. Celui-ci avoue douter que l’intégralité de ce besoin soit satisfait, mais « au moins une partie, en CDI » et il identifie 20 à 30 recrutements qui seraient souhaitables sur d’autres fonctions. Belfort  qui a depuis le 1er février un nouveau directeur, David Journet (Lire l’encadré ci-dessous) emploie près de 500 salariés.
Le contrat avec l’Ukraine devrait signifier pour lui la production complète des 10 à 20 premières locomotives doubles et l’intégralité des caisses des 130 unités prévues au total. Selon André Fages, il donnerait au site « une visibilité jusqu’en 2028 » compte tenu aussi de la production des TGV du futur, mais dans un premier temps, cette année voire en 2023, le creux d’activité devrait se traduire par du chômage partiel. M.N.

 

alstomjournetDavid Journet, directeur du site Alstom Belfort

David Journet a pris le 1er février la fonction de directeur du site Alstom de Belfort. Il succède à Romuald Gicquel, en poste sur place depuis trois ans et appelé à de nouvelles responsabilités au sein du groupe.
Il a réalisé l’ensemble de sa carrière au sein d’Alstom et connaît déjà le site belfortain, ce que les syndicats saluent comme un point positif. Il a enchaîné les fonctions de management dans les différents départements (production, achat, qualité, supply chain…) à Belfort ainsi qu’à Reichshoffen (Bas-Rhin). Il a été plus récemment président d’Aptis, la filiale de bus électriques aujourd’hui mise en vente, et était depuis juin 2020 directeur industriel adjoint d’Alstom France. M.N.

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• La société de vidéo de Belfort Time Prod grandit et grossit

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Adhérent de notre club de soutien, Time Prod, implantée à Belfort, revendique plus de 180 projets de vidéos réalisés en 2021. De quoi faire oublier l’année 2020, tristement célèbre.
L’équipe qu’accompagne Vincent Jeannerot s’en trouve donc renforcée avec deux nouvelles recrues, dont un alternant. L’équipe de dorénavant six personnes, trop à l’étroit dans ses anciens locaux, s’est installée sur 280 m2 au Techn’Hom 2, 5 rue Jacqueline Auriol. Elle intègre une nouvelle compétence, les tournages aériens via un télépilote de drone. D.H.

 

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• Un financement participatif pour le "cercle immense" de la Saline Royale d'Arc-et-Senans

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5 hectares de jardins formeront le demi-cercle manquant de la "cité idéale" de Claude-Nicolas Ledoux. © Paysagistes Gilles Clément/Maillot-Toussaint

 

La Saline Royale d’Arc-et-Senans (Doubs) fête ses 40 ans d’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco avec le projet dont avait rêvé Claude-Nicolas Ledoux, son architecte au 18e siècle : bâtir  « un cercle immense » selon un plan circulaire dont seulement la moitié a été réalisé, déployant la manufacture de sel dominée par la « maison du directeur » qui impressionne toujours les visiteurs, 130.000 annuels en moyenne.
L’équipement public culturel qui gère les lieux pour le Conseil départemental du Doubs, propriétaire, a presque terminé la configuration du second demi-cercle où sont aménagés des jardins dont dix pédagogiques, support d’enseignement à des élèves-paysagistes (CAP au BTS), faisant écho aux jardins éphémères du festival annuel. En son centre, un îlot de biodiversité du massif jurassien.
Ce sont le paysagiste bien connu Gilles Clément et le duo dijonnais Vincent Mayot et Leïla Toussaint qui ont dessiné le projet étendu sur 5 ha. Le budget de 2,5 millions d’€ alimenté par des fonds publics et du mécénat d’entreprises est complété jusqu’au 7 mars par une collecte sur la plateforme de financement participatif KissKissBankBank, dont l’objectif de 20.000 € est dépassé (27.000 € hier 8 février). Les contributeurs sont invités à adopter une plante ou un arbre. Ouverture le 4 juin 2022. C.P.

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carolineastier• Caroline Astier devient directrice générale de la CCI Saône-Doubs

Ce n’est pas une surprise, mais une confirmation. Jean-Luc Quivogne, président de la toute nouvelle Chambre de Commerce et d’Industrie Saône-Doubs, née de la fusion de celles de Haute-Saône et du Doubs, nomme Caroline Astier directrice générale. Cette femme de 48 ans, parfaitement polyglotte pour avoir vécu 15 ans à l'étranger et diplômée en droit et sciences politiques, dirigeait déjà la chambre haut-saônoise.
Elle connaît d’autant mieux ce monde consulaire pour avoir dirigé l’antenne de Bruxelles à la CCI Du Doubs puis l’équipe Internationale de la CCI de Franche-Comté et ce, pendant une dizaine d’années. Basée à Besançon, au siège social, elle managera 80 collaborateurs sur 6 sites dans les deux départements : Besançon, Vesoul, Pontarlier, Montbéliard, Gray et Lure. D.H.

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